lundi 2 mai 2011

A propos "d'Impensable", le dernier "film puant" de Samuel L.Jackson


Tous les acteurs ont dans leur filmographie au moins un film dont ils ne sont pas fiers et qu’ils aimeraient oublier.
Les raisons peuvent être diverses, soit le film est ce qu’on appelle un navet, soit c’est l’argent qui a motivé leur participation.

"Impensable" (Un.think.able en anglais, attention au jeu de mots) le dernier film de Samuel L.Jackson ne rentre dans aucune de ces catégories et pourtant si j’étais à la place des comédiens, je n’hésiterais pas à brûler toutes les copies disponibles de manière à effacer des mémoires l’un des films les plus puants qui m’aie jamais été donné de visionner.

L’autre film puant date de 10 ans , il s’agit de "l’Enfer du Devoir" (Rules of Engagement) avec le même Samuel L.Jackson. A l’époque, il était déja question de justifier le massacre de civils, de femmes et d’enfants.

Un tel choix dans les rôles qu’on lui propose est quelque chose d’assez paradoxal pour quelqu’un appartenant à la communauté noire et qui doit en principe se situer du côté des opprimés, mais ça l’est encore plus quand l’acteur déclare s’opposer à la guerre en Irak et soutenir Barrak Obama !

D’ailleurs, en regard des carrières fulgurantes de ces 2 personnalités, se pose accessoirement la question de savoir s’il n’existe pas une nouvelle dynamique visant à promouvoir les opprimés d’hier aux plus hauts postes du système.

Existe il un lien entre l’ex-travailleur social de Chicago et l’ancien toxico de New York ?

Si c’est le cas peut être qu’ "Impensable" pourrait nous indiquer la marche à suivre pour que l’on puisse nous aussi adhérer au club des privilégiés.

Le seul problème c’est que ce chemin là pourrait bien exhaler la puanteur du souffre.


Mise en scène d’une initiation satanique.
Dès la premiere scène, le film annonce la couleur. Un homme fait face à un caméscope et tente de se présenter. Quant il déclare être un citoyen américain, il se ne trouve plus ses mots et se bloque. Finalement c’est en déclarant être musulman qu’il arrive à passer à l’acte, on apprendra plus tard qu’il aurait caché des bombes atomiques, il exige que le président fasse une déclaration en faveur du retrait des troupes américaines engagées dans les pays islamiques sinon il menace de les faire exploser.

D’entrée de jeu, par le biais d’un raisonnement pernicieux, on est donc invité à comprendre que le simple fait d’avoir déclaré son islamité annihile l’adhésion aux valeurs américaines et autorise le meurtre de masse.Les droits constitutionnels ne s’appliquent donc plus aux musulmans, qui plus est, l’islam serait par nature la religion du térrorisme et Allah le Dieu de la haine.

Dès la premiere minute, on voit que le réalisateur y va à fond dans un délire islamophobe, d’ailleurs le pitch ressemble à un argument que les sionisards martelaient au moment de l’instauration du Patriot Act :
-Et si des terroristes avaient caché une bombe atomique dans une grande ville et menaçaient de la faire exploser, cela justifierait-il l’emploi de la torture ?



Évidement, tout le monde sait que si la niaiserie est le principal fond de commerce d’Hollywood, c’est le soutien inconditionnel à la politique impérialiste et sioniste qui est son véritable cheval de bataille.

C’est ainsi que chaque année, débarquent des films censés faire aimer la guerre aux jeunes, récemment il y a eu entre autres le navrant "Jarhead" où des jeunes recrues se désepéraient de ne pas pouvoir assassiner des irakiens, il y a eu aussi le désolant "Démineurs" où l’on nous vantait les mérites de l’adrénaline sur le champ de bataille.

Tous ces films sont conçus à des fins de propagande et de recrutement, ce qui à la rigueur peut être compréhensible puisque les USA sont en guerre et que les recrues désertent en masse.

C’est à premiére vue sur le terrain patriotique que se positionne "Impensable" mais il faut dire qu’il place la barre à des sommets d’obscénité et d’hypocrisie jamais atteints même au temps du troisième Reich et qu’il aurait fait rougir de honte Goebels lui même.

En l’occurrence, il ne s’agit plus uniquement de vanter les mérites d’un système, d’une nation ou d’une armée, l’enjeu est ailleurs, le film consiste en une véritable entreprise de démolition des valeurs universelles qui constituent le fondement de l’être humain, il s’agit d’abolir une à une les normes morales et d’aller au delà du bien et du mal (d’ailleurs le film est également distribué sous le titre de "No Limits").

On reconnaît tout de suite les méthodes de la contre-initiation (initiation satanique), les mêmes qui justifient ces orgies pédophiles et ces cérémonies macabres où sont accomplis des meurtres rituels d’enfants.

Ceux qui douteraient encore que de telles choses soient possibles n’ont qu’à regarder le film, ils se rendront compte qu’il fait l’apologie de ces pratiques inhumaines incluant également la mise à mort d’enfants comme un sacrifice nécessaire en vue d’obtenir un grand bienfait (inversion satanique des valeurs)
C’est vers ce chemin que veut nous mener ce film et d’ailleurs Hollywood s’est fait une spécialité dans le genre.
On peut logiquement en conclure que le fait de faire l’apologie d’une chose constitue une démonstration par l’absurde de son existence.

Dans le cérémonial macabre mis en scène dans le film, c’est Carrie Ann Moss (Matrix) qui jouera le rôle de l’aspirant à l’initiation et c’est Samuel L.Jackson qui sera maître de cérémonie, la victime sacrificielle sera donc l’américain converti à l’islam (Michael Sheen).

A ce stade, une petite précision s’impose à l’intention de ceux qui pourraient se laisser embobiner par cette histoire absurde. On ne torture pas pour soutirer des informations mais pour casser le psychisme d’un individu.

Il s’agit d’annihiler sa personnalité en lui faisant subir les pire sévices et les effets de ce traitement sont en principe définitifs.
C’est ainsi qu’on étés brisées ou retournées des générations de leaders ou de simples militants, chaque homme ayant ses propres limites.

Pour ce qui est d’obtenir des renseignements, il existe divers sérums de vérité ainsi que la banale insuline qui peuvent instantanément briser les barrières mentales des individus les plus endurcis.

Pour en revenir au film, c’est donc l’islamiste qui sera torturé à mort par  Samuel L.Jackson sous les yeux de Carrie Ann Moss qui d’abord réticente donnera à contre-coeur son accord de principe avant de finir par participer activement à la mise en charpie du supplicié.

Bien entendu, il ne s’agira pas d’une séance de torture ordinaire comme aime les pratiquer la CIA (bandeau, menottes, humiliations, fatigue, supplice de la baignoire, etc...), il s’agit d’un cérémonial satanique, le tortionnaire de service est d’ailleurs éjecté à coup de matraque dès la première minute.
La séance commence en entaillant le corps du terroriste à coups de scalpel, ensuite on arrache les ongles et les dents, puis on coupe quelques phalanges histoire de s’échauffer car le plus atroce est à venir...




Au bout de quelques heures ce diable de muslim ayant résisté à tous les supplices imaginables, c’est le pauvre Samuel L.Jacksonqui craque ! Les yeux embués de larmes il déclare à Carrie Ann Moss "je ne continuerai que si vous me le demandez" (victimisation, inversion des rôles), ce à quoi elle répond "mais allez y, ne vous gênez pas pour moi " (le pacte est conclu, elle a été initiée et le spéctateur avec).

Alors Samuel L.Jackson se relève ragaillardi et déclare d’un ton grave "d’accord mais je vous préviens je vais faire quelque chose de complétement impensable" (d’où le titre du film), il demande alors de faire venir la femme du terroriste devant son mari et lui tranche la gorge, et comme ce diable de musulman ne veut toujours pas avouer où se cache la bombe, ce sera au tour de ses enfants de subir le même traitement.

A ce moment un dilemme se pose : Que va faire la gentille Carrie Ann Moss ?

On voit que ce film ne fait pas dans la dentelle. Sous pretexte de lutte anti-terroriste, tous les tabous sont levés les uns après les autres.
Dés lors il devient convenable de détenir un suspect en dehors de tout cadre juridictionnel et de le torturer (Gantanamo), il devient convenable d’arrêter femmes et enfants et de les tuer si besoin est, il n’y a plus de limites légales ni de limites morales, le bourreau est même fier de son travail puisqu’il l’accomplit au nom du bien commun.
Ceux qui s’imaginaient qu’en terme de restrictions des libertés individuelles le pire était derriére eux doivent déchanter, en 2010 il est toujours question de torturer des méchants terroristes à la différence que cette fois ci il prend les traits d’un américain de souche comme on dit.Grâce à ce film, on comprend désormais que c’est au renversement des valeurs que travaille l’Amérique depuis la journée fatidique du 11 Septembre.



L’oncle Sam se paie une floppée d’oncles Tom !
D’autre part, l’autre message véhiculé par ce film c’est que la star Samuel L.Jackson joue le rôle d’un noir dévoué corps et âme au système et il est fort probable que l’acteur ne soit pas si éloigné que cela de son personnage, il est riche, célébre et doit être en mesure de choisir librement ses rôles.
Il doit aussi savoir qu’à travers les rôles qu’il incarne, vis-à-vis de son public il se donne en exemple à suivre, en modéle de réussite.
C’est pourtant vers ce film méprisable que son choix s’est porté. Cela est intéressant à plus d’un titre.

Le film devient alors assez symptomatique des mutations de la société américaine de ces derniéres années, mutations engagées peu avant le 11 septembre et qui ont trouvé leur achèvement dans la mise en avant des minorités raciales en tant que figures de proue du système.


C’est Collin Powell et son éprouvette qui ont permi le lancement d’une guerre préventive en Irak, c’est le "soft power" de Condolezza Rice qui a ensuite semé l’éffroi dans les chanceleries du monde entier, c’est Barrack Obama et son sourire ultra brite qui (un moment) est arrivé à convaincre les peuples que l’ère des néo-cons était révolue, c’est apparamment maintenant au tour de certains artistes noirs descendants d’esclaves de s’engager sur la voie de l’allégeance et de retourner leur veste aux termes d’on ne sait quel mystérieux contrat occulte.

Le documentaire "L'industrie de la musique révélée" nous apprend que la plupart des chanteurs ont étés contraints d’accomplir divers rituels occultes afin de connaître la célébrité. Il s’agit d’un véritable pacte faustien mettant en jeu leur âme.

Bien qu’il soit encore trop encore tôt pour se prononcer sur le cas d’autres individus partis de rien et arrivés aux plus hautes fonctions, on ne manquera pas de s’interroger sur leurs choix de carrière et la sincérité de leurs engagements.

A cet égard, participer à un film ouvertement satanique comme "Impensable" ne plaidera pas en leur faveur, autoriser un conflit armé qui pourrait dégénérer en une guerre mondialisée non plus.
Quoi qu’il en soit, les temps ont changés. Il y a 40 ans, le champion Muhammad Ali sacrifiait carrière et fortune en refusant de servir au Vietnam.

Aujourd’hui, tandis que le président Obama poursuit les campagnes d’invasions et procède au redéploiment des troupes en trahissant ses promesses électorales, l’un des rares noirs du star system se complaît dans des films indignes.

Entre temps, force est de constater qu’il y a eu une rupture, et qu’ ingénieusement le système a fini par récupérer les opprimés d’hier. Corrompus par la gloire et l’argent, contrôlés par des rituels occultes, qu’ils soient chanteurs de rap, acteurs, sportifs ou chefs d’états, ils se contentent d’interpréter le scénario qu’on leur a écrit et se donnent en exemple à suivre au reste de la populace.

Le message est clair : Faites comme moi et vous aurez tout ce que vous voulez !
Le problème c’est que faire comme eux cela s’appelle vendre son âme au diable.


La mondialisation de l’ "impensable"

Le 11 septembre 2001, des faces de démons sont apparus sur les tours du WTC, ils sont maintenant devenus le nouveau visage hideux de l’Amérique.
Aujourd’hui nous assistons à la mise en place progréssive d’un nouveau paradigme basé sur l’inversion des valeurs, le bien devient le mal, le bourreau devient victime et la victime devient bourreau tandis que les délaissés d’antan se sont reconvertis en d’implacables serviteurs du système coercitif.
Cela se déroule en Amérique mais également au niveau du théatre des opérations.
C’est ainsi que palestiniens et irakiens sont désormais invités à collaborer avec l’occupant afin d’oppresser leurs populations respectives.
Pour récompense ils auront argent, grosses voitures, maisons luxueuses et divers gadgets qui sont autant de trophées mis en avant par Hollywood ainsi que par la cohorte de rappeurs qui tournent en boucle sur MTV et cie.
Tel est le paradigme satanique qui est exporté aux autres nations à travers diverses oeuvres malsaines dont ce film n’est que l’ultime aboutissement.




1 commentaires:

nicomiles a dit…

Beau travail

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