vendredi 3 juin 2011

Hitler, l'élu du dragon.


« Il émanait d'Hitler un froid glacial. Personne ne m'a donné comme lui l'impression qu'il lui manquait quelque chose. Qu'au plus profond de lui-même il n'y avait que néant. »

Cette phrase est tirée d'une interview qu'accorda Albert Speer à Playboy, et qui parut dans ce magazine en juin 1971.

Le lieutenant colonel Eugène K. Bird, commandant US de la prison de Spandau de 1964 à 1972, écrit :

J 'avais apporté à Hess, dans sa cellule, une coupure de cette interview de Speer et je venais de lui lire le passage ci-dessus, lorsqu'il m'interrompit.

« C'est Hitler tout craché. Ce que dit Speer de lui ne pourrait être plus exact. Mais je me demande bien pourquoi il a accordé une interview à un magazine qui ne publie que des photos de nus. J'avoue que cela me dépasse.

« Ce qu'il exprime au sujet du Führer, je l'ai ressenti moi aussi. J'en ai discuté une fois avec Speer et nous sommes tombés d'accord, tous les deux, qu'il y avait avec Hitler un certain point de familiarité qu'on ne pouvait dépasser.

« L'impression qu'on se heurtait à un mur. Il y a eu des moments où je me suis senti proche d'Hitler, mais ils ont été bien rares. Il ne se dégageait de lui aucune chaleur humaine. Il nous restait volontairement étranger. Hitler se croyait destiné à accomplir de grandes choses. A mon avis, il se sentait supérieur à tous ceux qui l'entouraient, et à plus forte raison aux gens du commun. Et c'est parce qu'il éprouvait ce sentiment de supériorité qu'il est devenu ce qu'il était.
  

« Ainsi, je ne l'ai jamais tutoyé. Je l'ai toujours vouvoyé. Oui, nous en sommes toujours restés au “vous”. Même au moment où nous nous sommes connus, et même pendant la guerre où nous avons travaillé en étroite collaboration. Comme le dit justement Speer, seules quatre personnes le tutoyaient: Roehm, Julius Streicher, Christian Weber et Hermann Esser. Et, bien entendu, Eva Braun.

« D'ailleurs il ne faisait pas bon de se trop lier avec lui. Pensez à ce qui s'est passé avec Roehm.

« Speer, reprit Hess en pesant ses mots, s'était acquis l'admiration du Führer par ses dons et son génie, mais plus encore peut-être par ce talent qu'il avait de répondre à ses désirs, et parfois même de les précéder. Bien entendu Hitler n'était qu'un architecte amateur, mais il avait néanmoins l'impression que Speer et lui parlaient le même langage. Dans ce domaine dont j'ignorais à peu près tout, Hitler n'avait aucune considération pour moi. Que de fois j'ai vu Speer arriver dans mon bureau, après que j'eus pris rendez-vous pour lui avec le Führer, les bras chargés de plans et d'esquisses ! Il désirait discuter avec Hitler de quelque important édifice auquel je ne m'intéressais guère. Je n'avais pas, non plus, le sens des couleurs et le Führer estimait même qu'à ce point de vue j'étais une totale nullité. »

Le vieil homme assis sur son lit, dans son costume de treillis tout froissé, sa chemise blanche à moitié sortie de son pantalon retenu par des bretelles, se tut; ses yeux profondément enfoncés dans leurs orbites et à demi dissimulée par ses épais sourcils étaient pleins de nostalgie et je compris qu'il évoquait le passé.

« Hess, lui dis-je, rompant le silence, si vous pouviez revenir en arrière, agiriez-vous de même ?

- Que voulez-vous dire ?

- Étudieriez-vous à nouveau cette science qu'est la géopolitique et vous y plongeriez-vous au point de la mettre au service d'un homme tel qu'Adolf Hitler ?

- Sans aucun doute, me répondit-il vivement. J'aurais suivi la même voie et j'aurais fini ici, à la prison de Spandau. Et je serais certainement parti en avion pour l’Écosse. J'avais des idées bien arrêtées et un seul moyen de les mettre en pratique. Quand je me suis pleinement rendu compte que nous étions en train de perdre la guerre, et ce qu'il en résulterait pour l'Allemagne, j'ai compris qu'il n'y avait plus qu'une seule issue... conclure la paix avec l'Angleterre. Et c'était également le désir d'Hitler.

« Oui, je me suis toujours entièrement voué à la cause que je servais, parce que j'y croyais.

- Même si agrandir par la force les frontières de l'Allemagne signifiait la guerre ?

- Dès le début je n'ai eu d'autre aspiration que de rendre à l'Allemagne la grandeur qu'elle avait atteinte avant la Première Guerre mondiale. Et avant le Traité de Versailles qui fut une profonde erreur. Je voulais voir mon pays retrouver sa fierté et sa gloire. Et c'est ce que j'avais dans l'esprit lorsque tout jeune encore, en 1923, je me suis lancé dans la politique. Je commençais à y jouer un rôle lorsque...

« Dites-moi, reprit Hess en élevant la voix, existe-t-il au monde un jeune homme qui, s'il se mêle de politique, ne cherche pas à améliorer la situation de son pays... tout comme cela se passe aujourd'hui ?

- En réalité, Hess, ce que je voulais savoir, c'est ceci ; si vous pouviez revenir en arrière, vous dévoueriez vous à nouveau corps et âme à un homme tel qu'Hitler ? »

- Il me lança un regard scrutateur par-dessus ses lunettes en serrant les mâchoires. Il avait roulé les manches de sa chemise au-dessus de ses coudes et posé ses mains sur ses genoux.

« Sans aucun doute, colonel Bird. Je n'aurais pour rien au monde laissé échapper l'occasion de devenir l'adjoint d'Adolf Hitler. Je vous l'ai dit, je suis un homme qui se voue à une seule cause et à un seul homme. »

(Eugène K. Bird, Rudolf Hess dévoile son mystère.)

Le vieux détenu n'était pas assez fou pour révéler à son geôlier américain les véritables arcanes du nazisme. Selon Charles Le Brun, l'histoire occulte du nazisme est liée aux sociétés secrètes et notamment à l'Ordre du Dragon.

L'ordre du Dragon, fondé en 1418 par Sigismond de Luxembourg, véhiculait les mystères typhoniens du dieu égyptien à tête d'âne dont on sait qu'ils contiennent les secrets les plus redoutables des sciences maudites. C'est à ces secrets que Sigismond aurait été initié par des maîtres inconnus que René Guénon désigne comme les agents de la Contre-initiation.

Hitler, écrit Charles Le Brun, rêva d'une Europe allemande ; et peut-être d'un monde allemand. Ce rêve, nourri des conceptions les plus hétéroclites et les plus funestes, n'allait pas tarder à devenir le cauchemar que l'on sait.

« Quand nous voudrons créer notre grand Reich allemand dans son ampleur définitive, nous aurons le devoir d'éliminer ces peuples (ceux des États baltes, de la Bohême, de la Moravie et des régions occidentales de la Pologne). Il n'y a aucune raison pour que nous ne le fassions pas. Notre époque nous fournit les moyens techniques de réaliser avec une facilité relative tous ces plans de transplantation... Il faut chasser les Tchèques de l'Europe centrale. Car tant qu'ils y resteront ils constitueront un foyer de décomposition hussite et bolchevique. »

« C 'est seulement quand nous aurons la volonté et le pouvoir d'atteindre ce but que je serai prêt à prendre la responsabilité de sacrifier toute une génération de la jeunesse allemande. Même si tel doit en être le prix, je n'hésiterai pas un seul instant à me charger la conscience de la mort de deux à trois millions d'Allemands, en pleine lucidité du poids de ce sacrifice. »

« Pour les États baltes, la situation est différente. Nous germaniserons facilement la population. Il y a là des races qui, ethniquement, nous sont apparentées et qui seraient devenues allemandes depuis longtemps si les préjugés et l'orgueil social des barons baltes n'avaient pas dressé des obstacles artificiels. »

Après le pacte germano-soviétique, signé le 23 août 1939, le Führer, changeant brusquement de discours et abandonnant ses projets de déplacement de populations, déclara que la Pologne serait rayée de la carte des Nations. Un peu plus tard, il annonçait sa volonté de repeuplement en Silésie. Puis, en 1942, c'était la mise en place de la diabolique « solution finale ».

Sous l'Unterberg, en face du nid d'aigle de Hitler à Berchtesgaden, repose l'empereur endormi qui doit revenir disperser les ennemis du Reich et lui rendre sa gloire passée. Son règne durera mille ans. Ce rêve, depuis des siècles, hante les tréfonds de l'âme allemande.

L'aspiration millénariste s'était cristallisée vers le XIIe siècle autour des empereurs Hohenstaufen et plus particulièrement de Frédéric Ier, dit Barberousse, mort noyé en Orient en 1190 lors de la troisième croisade. Elle n'était pas sans relation avec la légende du prêtre Jean, ou celle du Mahdi islamique. Hitler la fit sienne et put dire, au cours d'une allocution prononcée à Munich le 14 mars 1936 :

« Je marche sur la Voie que m'indique la Providence avec l'assurance d'un somnambule. » A l'écrivain allemand Hans Grimm il avait déclaré un jour :

« Je sais que quelqu'un doit paraître. J'ai cherché cet homme. Je me suis levé afin d'accomplir la tâche préparatoire, car je sais que je ne suis pas Celui qui doit venir. »

L'étrangeté de ces propos laisse à penser. Associée à tous les égarements maniaques du Führer, elle a conduit bien des historiens à se poser la question de son équilibre mental. Certains ont même parlé de possession. Car, se sont-ils demandés, Hitler fut-il vraiment le maître de ses actes ? Et dans la négative, de quelle puissance redoutable fut-il l'instrument obéissant ?

Une personne de son entourage raconte que Hitler s'éveillait la nuit, poussant des cris convulsifs et appelant à l'aide. S'asseyant sur le bord de sa couche, il y restait alors prostré, comme paralysé, pendant des minutes entières. Puis l'effroi s'emparait à nouveau de lui et le faisait trembler au point de secouer le lit. Il proférait des vociférations confuses et haletait, comme sur le point d'étouffer.

« J'avais toujours été frappé, rapporte John Toland, par l'aspect de ses traits. Sa physionomie semblait composée d'éléments disparates incapables de se fondre en un tout véritable. » (J. Toland Hitler Pygmalion, 1978). Parfois, debout dans sa chambre et les yeux fixes, le chef du IIIe Reich s'écriait soudain : « C'est lui ! C'est lui ! Il est venu ici ! » Il prononçait alors des chiffres et des mots insensés. Puis à nouveau : « Là ! dans le coin : qui est là ? » Joseph Goebbels qui l'approcha fréquemment avouait qu'à de certains moments, il lui donnait le frisson.

Hitler fut-il un possédé ? À bien des visiteurs, il donna l'impression d'un être halluciné et manœuvré par une entité redoutable. Certaines forces le traversaient, des forces quasi-démoniaques dont le personnage nommé Hitler n'était que le vêtement momentané. Délivré de son démon, il retombait dans la médiocrité. On le pressait de questions, il écoutait sans rien dire ; ou bien il se mettait à parler sans écouter, à perte de vue.

En 1418, raconte Jean Robin dans son livre Hitler, l'Élu du Dragon, Sigismond, roi de Hongrie et empereur d'Allemagne, sous l'adroit prétexte de combattre les Turcs qui menaçaient ses frontières orientales (l'invasion ne se fit que plus tard), créa le mystérieux Ordre du Dragon. Pour éclairer sur les tendances de cette société, il suffit de signaler que le prince de Valachie, Vlav IV, en fut l'un des membres éminents. Or ce personnage, mieux connu sous le nom de Vlav Tepez - l'Empaleur - passa à la postérité sous celui de Dracula qui ne signifie rien d'autre que « Fils du Dragon » !

L’Ordre du Dragon transmettait ses mystères par le biais d'un recueil qui portait le titre de Magie sacrée d'Abramelin et dont on peut encore voir un exemplaire à la bibliothèque de l'Arsenal à Paris. L'enseignement qu'il contient promet la victoire sur la vie et la mort à ceux qui porteront le signe de la Bête - celle de l'Apocalypse.

La ténébreuse société secrète de la Golden Dawn (l'Aube Dorée) fondée quatre siècles plus tard à Londres en fit sa Bible. Or la plupart des auteurs qui étudièrent et répandirent les idées sur le pan-germanisme, l'aryosophie et le Mythe du Sang furent en contact avec la Golden Dawn dont il faut souligner qu'elle possédait de nombreuses succursales en Allemagne. Bien des idées circulèrent dont les dirigeants du IIIe Reich ne furent pas ignorants. Bien des idées, mais aussi et surtout des influences dont ils n'eurent pas toujours la parfaite conscience cette fois ni, conséquemment, le parfait contrôle.

Hitler répéta souvent qu'il fallait acquérir la « vision magique », que c'était là le but ultime de l'évolution de l'humanité. « Il croyait, rapporte Rauschning, qu'il était lui-même au seuil de ce pouvoir, source de ses succès présents et futurs. [...] Il ne pouvait s'expliquer autrement que par l'action de forces cachées la merveille de son propre destin. Il attribuait à ces forces sa vocation surhumaine d'annoncer aux hommes un évangile nouveau... Le surhomme vit au milieu de nous. Il est là. [...] J'ai vu le surhomme. » Où eut-il cette vision ?

Un épisode totalement inconnu de son existence est rapporté par Robert Payne dans The Life and death of Adolf Hitler. Il y est question d'un séjour qu'il fit en Grande-Bretagne en 1913 pour y rendre visite à son demi-frère Aloïs. Quand on sait qu'il n'entretenait aucun rapport avec ce dernier,on peut se demander la véritable raison de ce voyage.

Il est permis de croire, et c'est l'avis de Jean Robin, qu'il fut alors mis en contact avec les membres de la Golden Dawn.

L'affaire se situe à la limite extrême du raisonnable. Et pourtant, bien des indices donnent à croire que si quelque chose est à découvrir dans l'univers trouble de cette période, c'est dans cette direction qu'il faut aller chercher.

Source : Actualité de l'Histoire
 
Le livre de Jean Robin "Hitler l'élu du dragon"
 
http://www.megaupload.com/?d=6CUX3ZCZ
 

1 commentaires:

Anonyme a dit…

La source du pdf http://www.histoireebook.com/index.php?post/2012/06/17/Bersone-Clotilde-L-elue-du-dragon

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Merci d'écrire dans un français correct et structuré sans insulte ni grossièreté.