mercredi 17 août 2011

« Bernard-Henri Lévy, épargnez aux Syriens votre soutien ! »

Des opposants syriens rejettent le soutien encombrant de BHLCraignant que Damas exploite cette « récupération », ils appellent au boycott du philosophe, « ennemi des droits des Palestiniens ».
Avec BHL dans son camp, la partie est perdue d'avance, dommage que les insurgés Libyéens soient tombés dans la panneau, maintenant leur pays est à feu et à sang.




BHL au bon vieux temps quand il se prennait des tartes en pleine gueule.


Invitées à participer à un meeting organisé par la revue « La Règle du jeu » Bernard-Henri Lévy lundi 4 juillet à Paris plusieurs personnalités représentatives de l’opposition syrienne à l’étranger, ont renoncé publiquement à leur présence à cette manifestation. « Car le message de soutien aurait pu être entendu si l’identité du messager n’était pas si problématique, » selon l’un d’entre eux. « Celui qui se fait l’ennemi des droits d’un peuple ne peut prétendre soutenir une révolution fondée sur les mêmes droits », écrit Suhair Atassi, figure emblématique de l’opposition de l’intérieur depuis sa cachette syrienne. 
Dans un texte diffusé samedi matin par ses amis, elle « appelle les Syriens qui ont accepté de participer à la conférence de Paris lundi, organisée avec l’appui dudit Comité pour le salut de la Syrie, mis en place par Bernard-Henry Lévy, à se retirer et à déclarer publiquement leur retrait ».


« De même, j’appelle les Syriens libres et toutes les vraies consciences à boycotter cette conférence expliquer les raisons de ce boycott. »

Malgré leur difficile combat pour la liberté dans leur pays, les opposants syriens ne transigent pas sur certains principes. Rejetant le « scénario libyen », ils sont hostiles à ce qu’ils considèrent comme une récupération de leur cause par BHL et certains de ses amis qui ont souvent affiché un soutien actif à Israël.

Suhair Atassi rappelle :- Bernard-Henri Lévy a considéré les enfants tués à Gaza comme des “ dommages inévitables de la guerre contre le terrorisme ” et en réponse au massacre dans le camp de réfugiés de Jénine en 2002, il avait visité le camp à bord d’un char israélien et la presse avait publié ses photos et sa déclaration selon laquelle : “ L’armée israélienne est l’armée la plus humaine de l’histoire moderne.”

Il a en outre transmis au gouvernement de Netanyahou une fausse promesse de la part du Conseil libyen de transition d’établir des relations diplomatiques avec Israël, obligeant le CLT à démentir l’information. A quel titre vient-il maintenant soutenir une révolution pour la liberté. »

L’exploitation que ne manquerait pas de faire le régime de cette conférence pour discréditer ses opposants à l’extérieur, comme sur le terrain, inquiète également. Accusés régulièrement d’avoir des « agendas étrangers », les protestataires ne veulent pas de ce soutien ambigu.

Fin mai déjà, trois des intellectuels les plus consensuels de l’opposition syrienne en France avaient titré : « Bernard-Henri Lévy, épargnez aux Syriens votre soutien ! »

Burhan Ghalioun, écrivain, professeur à la Sorbonne, Subhi Hadidi, écrivain et journaliste, éditeur ont considéré les initatives de BHL comme : « Des manœuvres sordides qui visent à détourner l’opposition démocratique syrienne de ses objectifs et portent atteinte à sa crédibilité devant son peuple. »
Une soirée à Paris avec le seul BHL ? Ils se disent piégés

Alertés par leurs amis en France, plusieurs invités syriens venant des Etats-Unis, d’Egypte ou d’ailleurs ont renoncé à participer au meeting.

Parmi eux :
Ammar Qorabi, qui dirige l’Organisation nationale des droits de l’homme, exilé au Caire ;
Omar Al-Azm, anthropologue, professeur à l’université de l’Ohio ;
Adib Shishakli, petit fils d’un ancien président de la République syrienne, également installé aux Etats-Unis,
Georgette Alam.

Conviés à Paris pour rencontrer des responsables français, ces personnalités se sont aperçues qu’il n’y avait d’autre rendez-vous sur leur agenda que cette soirée aux côtés de BHL.

Ils considèrent avoir été piégés par les partenaires syriens de La Règle du jeu, des militants séduits par la force de frappe politico-médiatique de BHL qui ont semé la discorde au sein de l’opposition. Plusieurs groupes d’opposants syriens en France, dont Souria Houria (Syrie-Liberté) ou le Collectif Urgence solidarité Syrie ont en effet clairement signifié leur hostilité à cette réunion.






Hala Kodmani


http://fondation.princessedecroy.droitfondamental.eu/wordpress/?p=2481

2 commentaires:

Anonyme a dit…

C'est pas des tartes qu'il faudrait lui administrer a celui la, mais des pains bien appuyes. Ensuite, pour tous les encules de son espece, le pal...

ND

Anonyme a dit…

Dieudo va s'occuper de son cas !!

http://www.youtube.com/watch?v=RlIBHbI3ZdE

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