mercredi 24 août 2011

La libération de Paris racontée par Michel Audiard

Au moment où la communauté nationnale se congratule des massacres commis au nom du bien et de la liberté, où les populations civiles sont bombardées afin d'être protégées, que la légalité internationnale est bafouée par les plus hautes institutions, il convient de faire un petite mise au point, elle concerne ce que l'on a coutume d'appeller pudiquement "les constituants de la nature humaine".
Comme se serait trop brutal de vous dire ce qu'il en est de maniére explicite, je vous propose un témoignage,  celui du dialoguiste Miche Audiard, c'est du vécu et historiquement on ne peut le récuser, tout ce qu'il décrit s'est produit ailleurs dans le pays.
Inutile donc d'invoquer une quelconque barbarie ontologique qui ne serait que l'apanage d'autres races, ça s'est passé en France, un des pays les plus civilisés.
Chacun en tirera ses propres conclusions selon les moyens dont il dispose.

Pour aller plus loin, je vous propose "Jours Francs" un livre trés intérressant  qui se lit d'un seul trait:

On aurait du mal à croire à tant de saloperie, s'il n'y avait la caution de Kessel et Rene Julliard.
C'est l'histoire d'un prisonnier que l'arrivee des Americains libre d'un camp en Allemagne, en 45. Lui et quelques autres se vengent bassement sur tous les Allemands qui passent, sous les yeux des Americains impassibles. 
C'est ignoble. Plus qu'ignoble.

http://aime-et-sers.com/jours-francs.pdf

"L'homme qui n'est pas intérieurement préparé à la violence est toujours plus faible que celui qui lui fait violence." Soljénitsyne, L'archipel du goulag, 1973.





« Nous autres, enfants du quatorzième arrondissement, on peut dire qu’on a été libéré avant tous les autres de la capitale, cela en raison d’une position géographique privilégiée. On n’a même pas de mérite. Les Ricains sont arrivés par la porte d’Orléans, on est allé au-devant d’eux sur la route de la Croix-de-Berny, à côté de chez nous. On était bien content qu’ils arrivent, oui, oui, mais pas tant, remarquez bien, pour que décanillent les ultimes fridolins, que pour mettre fin à l’enthousiasme des « résistants » qui commençaient à avoir le coup de tondeuse un peu facile, lequel pouvait – à mon avis – préfigurer le coup de flingue.
Cette équipe de coiffeurs exaltés me faisait, en vérité, assez peur. La mode avait démarré d’un coup. Plusieurs dames du quartier avaient été tondues le matin même, des personnes plutôt gentilles qu’on connaissait bien, avec qui on bavardait souvent sur le pas de la porte les soirs d’été, et voilà qu’on apprenait – dites-donc – qu’elles avaient couché avec des soldats allemands ! Rien que ça !
On a peine à croire des choses pareilles ! Des mères de famille, des épouses de prisonnier, qui forniquaient avec des boches pour une tablette de chocolat ou un litre de lait. En somme pour de la nourriture, même pas pour le plaisir. Faut vraiment être salopes ! Alors comme ça, pour rire, les patriotes leur peinturluraient des croix gammées sur les seins et leurs rasaient les tifs. Si vous n’étiez pas de leur avis vous aviez intérêt à ne pas trop le faire savoir, sous peine de vous retrouver devant un tribunal populaire comme il en siégeait sous les préaux d’école, qui vous envoyait devant un peloton également populaire. C’est alors qu’il présidait un tribunal de ce genre que l’on a arrêté l’illustre docteur Petiot – en uniforme de capitaine – qui avait, comme l’on sait, passé une soixantaine de personnes à la casserole. Entre parenthèses, puisqu’on parle toubib, je ne connais que deux médecins ayant à proprement parler du génie, mais ni l’un ni l’autre dans la pratique de la médecine : Petiot et Céline. Le premier appartient au panthéon de la criminologie, le second trône sur la plus haute marche de la littérature.


Mais revenons z’au jour de gloire ! Je conserve un souvenir assez particulier de la libération de mon quartier, souvenir lié à une image enténébrante : celle d’une fillette martyrisée le jour même de l’entrée de l’armée Patton dans Paris. Depuis l’aube les blindés s’engouffraient dans la ville. Terrorisé par ce serpent d’acier lui passant au ras des pattes, le lion de Denfert-Rochereau tremblait sur son socle. Édentée, disloquée, le corps bleu, éclaté par endroits, le regard vitrifié dans une expression de cheval fou, la fillette avait été abandonnée en travers d’un tas de cailloux au carrefour du boulevard Edgard-Quinet et de la rue de la Gaité, tout près d’où j’habitais alors. Il n’y avait déjà plus personne autour d’elle, comme sur les places de village quand le cirque est parti. Ce n’est qu’un peu plus tard que nous avons appris, par les commerçants du coin, comment s’était passée la fiesta : un escadron de farouches résistants, frais du jour, à la coque, descendus des maquis de Barbès, avaient surpris un feldwebel caché chez la jeune personne. Ils avaient – natürlich ! – flingué le chleu. Rien à redire. Après quoi ils avaient férocement tatané la gamine avant de la tirer par les cheveux jusqu’à la petite place où ils l’avaient attachée au tronc d’un acacia. C’est là qu’ils l’avaient tuée. Oh ! Pas méchant. Plutôt, voyez-vous, à la rigolade, comme on dégringole des boîtes de conserve à la foire, à ceci près : au lieu des boules de son, ils balançaient des pavés. Quand ils l’ont détachée, elle était morte depuis longtemps déjà aux dires des gens. Après l’avoir balancée sur le tas de cailloux, ils avaient pissé dessus puis s’en étaient allés par les rues pavoisées, sous les ampoules multicolores festonnant les terrasses où s’agitaient des petits drapeaux et où les accordéons apprivoisaient les airs nouveaux de Glen Miller. C’était le début de la fête. Je l’avais imaginée un peu autrement.
Après ça je suis rentré chez moi, pour suivre à la T.S.F la suite du feuilleton. Ainsi, devais-je apprendre, entre autres choses gaies, que les forces françaises de l’intérieur avaient à elles seules mis l’armée allemande en déroute. Le Général De Gaulle devait, par la suite, accréditer ce fait d’armes. On ne l’en remerciera jamais assez. La France venait de passer de la défaite à la victoire, sans passer par la guerre.
C’était génial. »



Michel Audiard, Le Figaro-Magazine, 21 juillet 1984. Rivarol 08/09.
http://esprit-europeen.fr/lectures_ldv.html

5 commentaires:

silverslide a dit…

perso je ne suis pas pour la violence mais ce mec la a certes commis des horreurs mais il a été deporté et humilié et surement torturé ... tu aurais ovulu qu'il fasse quoi rorschach ? qu'il embrasse les allemands les uns apres les autres? qu'il les remercie ? sa reaction a été humaine . il a eu une souffrance telle qu'il a pu l'exprimer uniquement de cette façon la. n'inverse pas les roles ... ce sont les nazis qui ont crées les camps de concentration et qui ont deporté les gens . ce ne osnt pas les citoyens qui etaient forcés de partir a la guerre pour l'interet des puissants.

Anonyme a dit…

Les premiers camps de concentration furent crees par les Anglais en Afrique du Sud (pour les boers).
En Allemagne national-socialiste et non nazi (terme juif qui ne veut rien dire), c'etait avant tout des camps de travaux forces.
De plus, les chambres a gaz n'ayant jamais existe, ce livre est truffe de sottises (bon pour la propagande juive).

ND

Anonyme a dit…

Les juifs agissent toujours de la meme maniere.
Diaboliser l'autre pour masquer et justifier leurs crimes a grande echelle.
Cela s'appelle: inversion accusatoire.

ND

Anonyme a dit…

Propos négationnistes…
Bien sûr que les chambres à gaz ont existé. Suffisamment de témoins en parlent.

Patrick Mouynes a dit…

Le père Noël existe des millions d'enfants peuvent en témoigner. . .

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