dimanche 6 novembre 2011

La parabole de la citerne



Une fable d'Edward BELLAMY :

Il était un village qui souffrait d'un grand manque d'eau. Beaucoup mouraient de
soif. Mais certains avaient emmagasiné de l'eau. Ils s'appelaient les Capitalistes.
Nous mourons de soif ! Donnez-nous, s'il vous plait, un peu de cette eau que vous
avez en réserve ! Travaillez pour nous et vous aurez de l'eau !Les capitalistes employèrent les uns pour transporter l'eau et d'autres pour chercher de nouvelles sources. Toute l'eau fut mise dans un dépôt appelé LE MARCHÉ.

Pour chaque seau que vous apporterez nous vous paierons un euro, et chaque seau
que vous boirez, vous coutera deux euros. La différence sera notre bénéfice.
Cela se passa ainsi, mais comme ils ne pouvaient acheter que seulement la moitié
de l'eau qu'ils apportaient bientôt la citerne déborda.

La citerne est pleine ! N'amenez plus d'eau, jusqu'à ce que le dépôt soit vidé …

CHOMAGE : le peuple ne reçut plus d’argent, et ne put acheter de l'eau ; Quand
les capitalistes se rendirent compte qu'ils n'obtenaient plus de bénéfice ils
s'inquiétèrent. Donnez nous du travail comme avant et avec ce que vous nous
paierez, nous vous achèterons l'eau. Comment allons-nous vous employer pour
porter l'eau alors que la citerne est en train de déborder ? Achetez d'abord et
quand la citerne se videra nous vous emploierons de nouveau. Nous sommes en
crise économique ! Mais nous sommes en train de mourir de soif ! Donnez-nous
de l'eau pour ne pas périr ! Non, l'eau est à nous. Vous devez l’acheter !

LES CAPITALISTES ÉTAIENT INQUIETS.
Comment se fait-il que nos bénéfices empêchent d'autres bénéfices ? Nos gains
sont en train de nous ruiner ! Que les prêtres viennent pour nous expliquer cela !
Et les prêtres s'en allèrent parler au peuple.
Cette affliction a été envoyée par Dieu pour sauver vos âmes ! Ne dérangez pas les
capitalistes et quand vous mourrez, vous irez dans un pays où l'eau abondera!!!
Mais le peuple ne se calmait pas et s'endurcissait de plus en plus. Alors les
capitalistes firent appel à ceux qui ne savaient qu'écraser les autres physiquement:

LES FORCES.
Si vous nous défendez contre le peuple pour qu'il ne prenne pas notre dépôt par la
force, vous aurez de l'eau en abondance vous et vos fils.
Et ainsi les forces ramenèrent l’ordre. (L’ordre capitalistique bien entendu)
LUXE ET GASPILLAGE. Après bien des jours, l'eau baissa de niveau parce que
les capitalistes fabriquèrent des piscines et des jets d'eau ; et ils gâchèrent l'eau en
s'amusant.

Le dépôt est vide, la crise est terminée ! Il faut appeler le peuple et l'employer
pour qu'il apporte de l'eau.
Peu de temps après, le dépôt se mit à déborder de nouveau comme avant et le
peuple de nouveau mourut de soif et l'eau fut gaspillée par les capitalistes.

LES RÉVOLTÉS.
Alors, quelques individus osèrent prendre la parole :
Si nous nous unissons nous n'aurons pas besoin d'être les esclaves des capitalistes
et nous ne mourrons plus de soif ! Pourquoi ne pouvons-nous pas bénéficier de
l'eau du dépôt ? Parce que nous n'avons pas d'argent ! Et pourquoi n'avons nous
pas d'argent ? Parce que nous ne recevons qu'un euro pour chaque seau d'eau que
nous apportons... Et en revanche nous devons en payer deux pour celui dont nous
avons besoin ! C'est pourquoi la citerne déborde forcément. Plus nous
apporterons de l'eau plus nous serons opprimés. Avons-nous besoin de ces
capitalistes ? Non! L’eau est un bien commun. Organisons notre travail,
répartissons les tâches et le fruit de notre travail nous appartiendra.
Les capitalistes s’enfuirent, et le peuple pu enfin décider par lui-même de l’avenir du village.
http://2ccr.unblog.fr/files/2010/11/paraboledelaciterne2.pdf

Une autre version :
http://www.jeanpierrepoulin.com/paraboledelaciterne.html

2 commentaires:

Nenki a dit…

Leçon d'économie et de calcul en période de crise mondiale.

Ça se passe dans un village qui vit du tourisme, sauf qu'à cause de la crise il n'y a plus de touristes. Tout le monde emprunte à tout le monde pour survivre. Plusieurs mois passent, misérables.

Arrive enfin un touriste qui prend une chambre.

Il la paie avec un billet de $100. Le touriste n'est pas aussitôt monté à sa chambre que l'hôtelier court porter le billet chez le boucher, à qui il doit justement cent dollars.

Le boucher va aussitôt porter le même billet au paysan qui
l'approvisionne en viande.

Le paysan, à son tour, se dépêche d'aller payer sa dette à la parépatéticienne du village à laquelle il doit quelques gloutonnes "Fellacionês", (un délicieux met exotique originaire de la gastronomie sicilienne).

La pute boucle la boucle en se rendant à l'hôtel pour rembourser l'hôtelier qu'elle ne payait plus quand elle prenait une chambre à l'heure.

Comme elle dépose le billet de $100 sur le comptoir, le touriste, qui venait dire à l'hôtelier qu'il n'aimait pas sa chambre et n'en voulait plus, ramasse son billet et disparaît.

Rien n'a été dépensé, ni gagné, ni perdu. N'empêche que plus personne dans le village n'a de dettes.

A la lumière de cette simple histoire, qui oserait encore prétendre que les banques sont nécessaires?

N'est-ce pas ainsi que l'on se doit, ENTRE NOUS, de résoudre la crise mondiale?
C'st ien ce qu'ILS font entre eux !!!

Rorschach a dit…

@ Nenki

Parabole intéressante mais si le prêt de l'argent se fait avec des intérêts cette solution devient inapplicable.

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