lundi 12 décembre 2011

Messieurs les Allemands, sortez les premiers !

Un point de vue intéressant sur la faillite des états européens. On  peut en déduire qu'une fois que l' Allemagne sera sortie de l'euro, cette monnaie connaîtra une hyperinflation, seul moyen de résorber la dette.
En langage clair, votre argent qui dort dans la banque ou sous le matelas ne vaudra bientôt plus grand chose.
 




“L’Allemagne ne souhaite pas amoindrir (pour le moment) le choc de la rigueur par un recours, ne serait-ce que modéré, à la planche à billets c’est-à-dire à la monétisation. Dont acte. La ligne rouge allemande est celle de la création monétaire, menant bien souvent à l’inflation puis à l’hyperinflation. Ce point de vue est économiquement fondé. Le traumatisme allemand de l’hyperinflation des années 20 ayant mené à l’avènement du nazisme est toujours vivace dans les esprits d’outre-Rhin. Cela est parfaitement respectable.

La ligne rouge française doit être impérativement celle de la stabilité sociale. L’austérité ne peut être que progressive sous peine de prendre le risque de déclencher des émeutes d’une rare violence. Nous ne pourrons pas mener chez nous une austérité crédible c’est-à-dire massive et brutale. L’utilisation de la planche à billets est inéluctable. Ce n’est qu’une question de temps. Il en est de même pour l’Italie, l’Espagne, ou la Grèce (mais pour d’autres raisons).

La conclusion est implacable. En cas de persistance de ces désaccords, nous devrons mettre fin, par la force des choses à l’aventure de la monnaie unique. La meilleure solution serait alors la sortie du maillon fort de l’euro qu’est l’Allemagne. Messieurs les Allemands sortez les premiers !

Le coût économique d’une telle solution serait certainement le plus supportable parmi les “mauvaises solutions” pour sortir définitivement de cette crise monétaire. Une sortie de l’Allemagne de la monnaie unique ne lui couterait pas plus cher que la réunification. Cela lui coûterait également bien moins cher que de se “porter caution” pour l’Europe entière. Enfin, une dette en euro “faible” remboursée en nouveaux Marks “forts” permettrait d’amoindrir le coût (important) de la dette allemande.

Nous devons accepter de dépasser nos limites. L’euro n’est plus une limite. Seule la stabilité de nos nations respectives sur le long terme permettra la poursuite d’une construction européenne durable.

Nos élites se trompent. La fin possible de l’euro est en réalité, une chance immense pour un nouvel élan européen bâti sur une adhésion populaire et démocratique”
http://www.objectifeco.com/economie/economie-politique/article/charles-sannat-messieurs-les-allemands-sortez-les-premiers

1 commentaires:

Le Gall : Décrypter Le Système Pyramidall a dit…

L'avènement du nazislme fut une bonne chose, hélas, le projet ne fut pas accompli !

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