mardi 17 janvier 2012

Tout n’est qu’illusion.

 La grande illusion c'est d'être arrivé à faire croire aux gens qu'ils doivent se sacrifier pour que quelques banksters sans scrupules puissent toucher d'énormes rémunérations.


“Une chose m’avait titillé quand on nous présentait le sauveur DSK avant qu’il fasse le grand saut. C’était son poste de professeur en économie politique.

Le terme m’a interpellé moultes fois. Économie politique…

Quand on y réfléchit, accoler le terme économie qui se veut une science, au terme politique, ça questionne. Et j’ai réfléchi à ce concept par moi même sans jamais vraiment aller en voir avant ce soir la vraie définition


“Actuellement, ce terme désigne plus particulièrement l’étude théorique des latitudes et moyens d’action de politique économique des gouvernements et des collectivités territoriales, dans le but de réaliser des réformes structurelles, de mener une politique conjoncturelle et de favoriser le développement économique de long terme, et du résultat de ces actions.”

Ça c’est le charabia pour empapaouter le popoy…

Pour moi, le concept d’économie politique consiste désormais essentiellement à distordre la réalité économique, à la travestir, à la faire mentir, pour la faire correspondre à des réalités politiques.

Et à bien y réfléchir, il ressort clairement qu’on est en train de vivre le triomphe de l’économie politique. Triomphe qui sera suivi par un effondrement tout aussi splendide. Car vu que c’est le mensonge qui sous-tend cette conception du monde, le triomphe de l’économie politique, c’est avant tout le triomphe du mensonge. C’est la distorsion maximale au réel, et la force de rappel tout aussi maximale de l’élastique qui va nous ramener au sol.

J’imagine que le concept de base est parti d’un bon sentiment et s’est développé pour lutter contre un libéralisme à la Dickens, trop dur, trop darwinien. Pour pouvoir investir dans l’homme, dans l’éducation, et redistribuer plus justement les richesses.

Mais avec le temps, et avec le développement de la connaissance de la sociologie, des “relations publiques”, et de la manipulation des masses, le système s’est perverti.

Le système de redistribution s’est mis à dérailler. L’économie politique n’était plus là que pour servir à faire accepter aux méritants qu’ils se fassent dépouiller par des masses de rentiers toujours plus nombreuses, et qui détiennent le pouvoir de nuisance ou le contrôle de l’appareil.

Il s’est agi de garder le pouvoir et tout était bon pour ça.

Pour permettre à la machine à distribuer des rentes de tourner à plein, il fallait retirer toute dernière attache au réel et ce fut fait avec le détachement du dollar de l’or par Nixon. Les apprentis sorciers ont alors eu le champ libre pour se livrer à leur grand Frankenstein économique, et leur fuite en avant dans la dette.

On a poussé le vice jusqu’à distordre la réalité à un tel point qu’on a construit des montagnes de fausse épargne pour les électeurs du moment, avec les impôts futurs de leurs propres enfants… Avec des niveaux de dette publique atteints jamais vus en temps de paix.

L’économie politique, c’est la gestion de l’acceptation de la rente, la mise en place de transferts de revenus vers les clientèles politiques, sans que ceux qui se font piller ne s’en rendent compte. La gestion moderne d’un esclavage subtil et qui ne se voit pas. Pour ça, les rentiers ont deux outils de manipulation du réel : l’impôt et la monnaie (c’est à dire la dette). Au départ, les rentiers ont réduit des gens en esclavage pour s’accaparer le fruit de leur travail. C’était sommaire, primitif, et difficile à nier. Ça a donné des résultats moyens, surtout parce qu’un travailleur forcé est un travailleur inefficace. Ensuite on a inventé l’impôt. Mais là encore, c’était visible, malgré tous les efforts d’enfumage réalisés pour le masquer à la vision des travailleurs (comme cette escroquerie de concept de salaire brut). Le dernier outil, encore plus imperceptible, a été la monnaie. L’explosion des ventes et des prix des biens de luxe (art, vins, voitures de luxe…) au niveau mondial est le signe d’une inflation gigantesque au niveau mondial depuis 30 ans. Et les banquiers centraux se félicitent du fait que le prix du paquet de spaghettis reste sous contrôle, vu que cette fausse monnaie est totalement accaparée par les kleptocrates, dont le besoin en spaghettis n’est pas supérieur à celui du poypoy lambda, et ils orientent donc cette fausse monnaie vers des biens futiles ou des gros actifs.

En plus de protéger des rentiers de plus en plus étouffants en son sein, l’occident lui même dans son ensemble est le rentier du monde. L’économie de l’occident n’est plus qu’un décor de théâtre. Tout ça n’est que mascarade. L’épargne est fausse. La richesse est fausse. Les revenus n’ont plus aucun lien avec le mérite ou la moindre justice sociale. Les taux d’intérêt et les taux de change, très largement à notre avantage, ne tiennent plus qu’à une croyance du reste du monde dans la verroterie financière compliquée qu’on leur agite devant les yeux. Et les pauvres du monde entier nous confient leur épargne et nous vendent leur travail contre des petits papiers avec de jolis symboles dessus, et qu’ils stockent. Et ils croient investir, épargner. Tout ça pour qu’on puisse continuer de payer sa rente au “chargé de communication et de coordination dans le cadre de la mise en place de l’agenda 21 et du développement durable de Pluvuis les Chatailloux” ou sa retraite de 2000€ à papy Robert.

Le système arrive à bout de souffle. La réalité se fait jour partout. Comme l’URSS en son temps, le mensonge a besoin de grossir, et il devient trop gros pour être caché sous le tapis. Ça déborde de partout.

L’effet de la pilule de soma se dissipe…

Souvenez vous du meilleur des mondes d’Aldous Huxley. A la fin du livre, l’alpha rebelle s’en va sur une île que le système a laissée pour que les inaptes à la manipulation puissent vivre librement.

Dans notre système, cette île, c’est l’or. Et les actifs réels non financés par le crédit (ce qui exclut l’immobilier). Pour l’instant, le système tolère encore cette soupape, cette île. Mais pour combien de temps encore ? Car le décor, jour après jour, continue de se fissurer. Encore aujourd’hui, le triple A de la France… Combien de temps les marionnettistes et les faussaires vont réussir à faire tenir l’illusion de leur économie politique ? ”

http://auxinfosdunain.blogspot.com/2012/01/tout-nest-quillusion.html

0 commentaires:

Enregistrer un commentaire

Commentaires fermés

Remarque : Seul un membre de ce blog est autorisé à enregistrer un commentaire.