Ainsi, les comptes bancaires des grecs seront momentanément bloqués afin d'éviter toute fuite des capitaux, la même chose est arrivée en 1929.
Résumé de la première partie : On a rencontré Ferdinand d’Autriche et sa femme Sophie se baladant dans Sarajevo quand ils se font flinguer dans des conditions invraisemblables. L’arme du crime est un mini calibre qu’on n’oserait pas donner à un écolier texan pour son anniversaire. Les tueurs patentés, quand ils visent une personnalité, utilisent des bombes d’une tonne ou des armes de gros calibre. Mr Princip, lui, vient avec un flingue que tu n’utiliserais même pas contre un chien enragé de peur de l’exciter plus encore. Le tireur est tellement maladroit qu’il faut faire marche-arrière pour lui présenter les cibles et couper le moteur afin qu’il puisse se concentrer. Malgré cela, il flingue à tout va et atteint Sophia qui n’était pas dans le plan. Ce double attentat réussi avec un simple .380 ACP, des historiens illustres n’hésitèrent pas à le qualifier en privé de « coup d’cul » du siècle.
Nous vivons à l’âge des mythes. Mythes concoctés par nos Seigneurs dont l’imagination est limitée. De plus, les manipulateurs et spécialistes d’opérations psychologiques partent à la retraite ou meurent et sont remplacés par de nouvelles équipes. Ces dernières apportent une vision fraiche et décident de changer le cours des réalités telles que perçues par le public. A la fin, le film de la vie ressemble à une série brésilienne à 10’000 épisodes.
En 1919, la guerre se termine et l’Allemagne est mise en esclavage par l’imposition d’une somme de plusieurs centaines de milliards de dollars qu’elle versera par tranches jusqu’en octobre… 2010 !
Rembobinons en arrière. L’assassinat de Ferdinand et quelques mois plus tôt : en octobre 1913, le gouvernement US introduit le 16eme amendement de la Constitution. Celui-ci ne rajoutait pas un droit, mais une obligation : l’impôt sur les revenus. Cet impôt ira en augmentant comme un nœud coulant. Il finira par avaler la plus grande partie d’une vie de travail. Deux mois plus tard, en décembre 1913, la Reserve Fédérale est née. Contrairement à ce que son nom indique, elle n’est pas plus fédérale que Fedex. C’est une institution privée contrôlée par des banquiers puissants et qui ont tous les pouvoirs financiers. La Fed se trouve au-dessus de tout contrôle légal, audit ou demande de comptes. C’est elle qui va financer la Première Guerre Mondiale.
Pendant 4 ans, les soldats montent au front en courant. Ils tiennent leur pantalon d’une main et le fusil de l’autre et détalent à la rencontre des barrages de mortiers Newton de 152. Environ 40 millions de morts plus tard, nous sommes en 1918. C’est d’abord l’Armistice du 11 novembre puis la fin officielle de la guerre avec le Traité de Versailles le 28 juin 1919.
Le monde est à genoux. Les riches sont en de plus en plus riches et les pauvres s’enfoncent dans la misère. La Fed, elle a le vent en poupe. Tous les pays du monde, de gré ou de force, lui donnent leurs réserves d’or contre des bons en papier. Ces bons ont une valeur faciale qui pouvait aller jusqu’au milliard de dollar. Les entités qui les obtenaient en échange de leur or, pouvaient aussi les utiliser comme cash pour payer d’autres entités. C’est là que la Fed a commencé à imprimer ces bons à la rotative et les utiliser elle aussi. En même temps, elle revend l’or en vidant progressivement ses coffres pour financer des guerres et autres opérations ayant pour but de façonner le monde. Les super banquiers se font des fortunes dépassant l’imagination et leur rêve de devenir les maitres du monde commence à devenir crédible. Ils n’ont pas trouvé la manière de transformer le plomb en or, mais mieux encore : transformer le papier en or.
Le dollar était basé sur l’or de manière fixe : 20 dollars et 67 cents permettaient d’obtenir 1 once d’or. Mais déjà à l’époque et de manière officielle, la Fed était en réserve fractionnaire. Pour once d’or qu’elle possédait, elle était autorisée à imprimer environ 50 dollars. En réalité, comme la Fed est au dessus de la loi, elle imprima autant de billets qu’elle voulait.
Les gens n’étaient pas dupes et comprenaient progressivement que la Fed était une vaste escroquerie. Progressivement, les épargnants retiraient leur argent des banques et le convertissaient en or métal qu’ils gardaient chez-eux. En réponse à cette tendance, les banques ont commencé à mettre de plus ne plus de barrières pour empêcher les retraits.
En 1932, le gouverneur de New York, Franklin Roosevelt, remporte les élections présidentielles. Le 4 mars 1933, il est investi comme 32eme président des Etats-Unis. C’est un samedi. C’est très important, parce qu’il l’Histoire va aller très vite là. Le soir même, il prononce un discours basé sur des mots qui se répètent jusqu’à maintenant : reformes, reprise et spéculation. Depuis le crash boursier de 1929, l’économie n’a fait qu’empirer. Des millions de gens sont dans la misère et Steinbeck les raconte.
Le samedi soir, les banques ferment. Lundi matin, elles n’ouvriront pas. C’est l’ordre du président pour, selon lui, protéger les « intérêts du peuple ». Elles resteront fermées toute la semaine. Le dimanche d’après, Roosevelt émet un ordre qui va interdire aux Américains d’exporter leur or. Le 5 avril, il émet un autre ordre, le 6102, qui confisque tout l’or des citoyens et des banques du pays. Sous peine de 10 ans de prison, tous ceux qui ont de l’or doivent le remettre à la Fed. Tous ceux qui avaient réussi à protéger leur épargne en la transformant en or, sont littéralement braqués par les armes et doivent donner leur bien et recevoir des billets imprimés. Ceux qui cherchent à sauver leurs biens sont considérés comme des criminels.
— Fin Partie 2 — A suivre
http://www.operationteafortwo.com/2012/02/19/guerres-or-et-magouilles-%e2%80%93-partie-2/

0 commentaires:
Enregistrer un commentaire
Commentaires autorisés pour les utisateurs inscrits uniquement (blogger, google, open ID, etc...)