lundi 16 avril 2012

"Looking for Nicolas Sarkozy" : Sarko vu par les journalistes étrangers

En attendant "Wanted pour escroquerie et abus de confiance", un portrait sans concessions de la canaille qui a coulé la France. A sauvegarder de toute urgence avant que la censure s'abatte!

Au début de son règne, certains l'ont vu comme un grand enfant, surexcité par son élection comme par un cadeau de Noël. « J'ai eu l'impression de parler à un gamin de 10 ans », raconte John Lichfield de « The Independent ». Les médias étrangers peignent un homme qui « n'a pas de convictions », mais « travaille sur un groupement de voix qu'il doit rassembler derrière lui », note Stefan Simmons du « Spiegel ». « Il dit des choses un peu comme des slogans », ajoute Charles Bremner du « Times ».

Dans le documentaire « Looking for Nicolas Sarkozy » de William Karel, dix-huit journalistes étrangers en poste à Paris dressent un portrait sans concession du président de la République.

Ils reviennent, en images, sur les épisodes bling-bling « so shocking » pour la presse étrangère, comme la nomination « du prince Jean » (NDLR : Jean Sarkozy) à la tête de l'Epad. « L'esbroufe allait trop loin, l'audace, le culot. Je suis le président et j'ai le droit de faire ça, ça ne passait plus », analyse Joëlle Meskens du « Soir » belge. Autres épisodes dont les journalistes ne sont toujours pas revenus : le « Casse-toi, pauv' con! » au Salon de l'agriculture en 2008 ou le discours de juillet 2010 annonçant le démantèlement des camps roms, « plutôt pitoyable » affirme Stephan Merseburger de la chaîne de télé allemandes ZDF.

« Une dégueulasserie », ajoute Jean-Pierre Schaller de la Télévision suisse romande. La bande-annonce du documentaire Bien vue, la description des rapports avec Merkel et Obama. « Pour lui expliquer comment était Sarkozy, le mari de Merkel lui avait offert un film de Louis de Funès », rappelle Stephan Merseburger.

Plusieurs images trahissent d'ailleurs une Merkel déroutée par le côté tactile de Sarkozy. L'Anglais John Lichfield évoque aussi un Sarkozy « jaloux d'Obama ». « Ce n'était plus Super Sarko, c'était Super Obama », ajoute son compatriote Charles Bremner.

Une chronique désenchantée Dans cette émission à la forme plutôt austère, pas de révélations ou de démonstration décapante à la Michael Moore déshabillant Bush dans « Farenheit 9/11 ».

Mais une chronique désenchantée de quatre ans et demi de règne avec des répliques cinglantes de ces correspondants qui se sentent mal aimés par Sarkozy.

« Dès qu'il comprend que c'est un journaliste étranger, il se ferme. Ça se voit sur son visage », remarque Angela Charlton de l'agence américaine AP. « La presse étrangère ne l'intéresse pas, résume le Britannique John Lichfield.

Pas parce qu'il a peur de nous, mais il se dit qu'il n'a rien à y gagner et risque d'être piégé. » Manifestement, ce documentaire ne le fera pas changer d'avis.

http://www.leparisien.fr/election-presidentielle-2012/candidats/le-portrait-sans-concession-de-sarkozy-vu-par-la-presse-etrangere-21-12-2011-1778314.php


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