jeudi 19 avril 2012

Sur le concept d'Occident


Le terme "Occident" est désormais aussi frelaté que celui d'"Europe".
"Europe" désignant dans la bouche des péripatéticiennes de la mediasphere : l'Union Européenne (UE). Soit ce Léviathan bureaucratique soviétoïde, négation même de l'Europe réelle.

"Occident" doit être compris aujourd'hui sur un plan géostratégique, géopolitique, moral, civilisationnel en un mot métaphysique comme une ruse, une duperie, une tromperie sans équivalent, un complot fomenté contre l'Esprit par l'oligarchie transatlantique.

L'Occident pourrait se résumer à peu près ainsi sur le plan international : Amérique du Nord + UE + Israël + annexes de la Couronne britannique dans le Pacifique.

Les seuls "principes" qui sous-tendent cet édifice pour le moins baroque : le Divin Marché et l'Idéologie des droits de l'homme.
Soit le cauchemar post-moderne ambiant.
Comme le disent les auteurs de l'excellent site Dedefensa, l'Occident qu'ils ont rebaptisé BAO (pour bloc américaniste-occidentaliste), est une contre-civilisation.

Virtualisme, dynamique de surpuissance aboutissant à l'autodestruction, "idéal de puissance" (processus décrit par le philosophe Guglielmo Ferrero en son temps et requalifié "déchaînement de la Matière" par l'équipe de Dedefensa), sont trois des principaux éléments qui dessinent les contours de cette contre-civilisation.

Cette contre-civilisation devenue Système s'appuie essentiellement sur deux instruments de puissance, qui font aussi office de deux sous-systèmes : le système du technologisme et le système de la communication.
Deux instruments qui garantissaient jusqu'alors - et garantissent encore pour le moment - au Système une hégémonie sans partage et incontestée sur l'ensemble des activités humaines.L'Occident vu comme "idéal de perfection", opposé à "l'idéal de puissance", devait exprimer le Beau, pratiquer le Bon et générer le Vrai.

Qu'offre-t-il désormais ? La Laideur, la Vilenie, le Mensonge. Ou l'illustration par le triumvirat pre-antechristique : Lady Gaga - Dick Cheney - BHL.

Dès lors comment doit-on se situer lorsqu'on entend ici ou là des hommes et des femmes déclarer se battre pour "l'Occident et ses valeurs" ?

Tout dépend ce qu'on entend par Occident. "Idéal de perfection" ou "idéal de puissance".

Un écrivain favorable aux guerres du Kosovo, d'Irak et de Libye, une militante assurant la promotion sur les plateaux télé du "mariage" gay, un activiste faisant l'apologie de la théorie du "gender" ou encore du vagabondage homosexuel, un président réclamant le durcissement des sanctions contre l'Iran ou une intervention en Syrie, une féministe radicale et "pro-choix" encourageant l'avortement partout et en toutes circonstances "car c'est un droit inaliénable et durement arraché", un agriculteur favorable aux cultures OGM font clairement partie du camp des occidentalistes.

L'occidentalisme compris comme le cancer généralisé de l'Occident, comme une psychopathologie qui étend son emprise un peu plus chaque jour sur les âmes, comme une inversion permanente et totale des valeurs.

L'Occidental a contrario de l'occidentaliste admirera la droiture, la dignité, la maîtrise de soi, le courage, la persévérance, l'héroïsme, la générosité et le renoncement de soi.

Il aura en horreur le choix de la force brutale au détriment de la diplomatie, à la vulgarité et l'obscénité il préférera la retenue et la pudeur, face aux apprentis-sorciers du "modèle recomposé" et de la "pluriparentalité" il souhaitera protéger la famille et les enfants, face à la tentation de l'accaparement et de la maximisation du profit il choisira la mesure, le partage et le don, face à la facilité et aux pleurnicheries il optera pour l'effort et le mérite.


Maurice Gendre, journaliste écrivain.

http://www.scriptoblog.com/index.php?option=com_content&view=article&id=809:sur-le-concept-doccident-&catid=37:actualite&Itemid=54#comments

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