jeudi 24 mai 2012

Dévorée vivante par la bactérie mangeuse de chair

Mieux vaut mourir que de vivre cela...



 La lente maladie d'Aimee Copeland: c'est l'histoire horrible qui passionne l'Amérique depuis plus de trois semaines. La jeune étudiante de l'université de Géorgie de 24 ans se bat contre une bactérie mangeuse de chair.
Une infection plutôt rare, qui ronge petit à petit les tissus. La jeune fille l'a contracté après s'être blessée en tombant d'une tyrolienne faite maison, durant un weekend de canoë en rivière avec des amis. Une blessure profonde, soignée par plus de 22 points de suture, mais qui n'aurait du lui laisser qu'un grosse cicatrice. Après les soins, elle rentre chez elle, parmi les siens, pour sa convalescence.
Pourtant, quelque temps plus tard, la jeune fille retourne à l’hôpital suite à de vives douleurs autour de sa plaie. Elle doit rapidement être amputée d'une jambe et d'une partie de son abdomen. La responsable: la fasciite nécrosante, causée par différents types de bactéries, comme l'Aeromonas hydrophila (celle d'Aimee Copeland), qui se trouvait dans l'eau où la jeune fille a chuté. Celle-ci peut très rapidement détruire la peau, la graisse et les tissus qui entourent les muscles. Environ une personne qui la contracte sur quatre en meurt, selon l'âge et l'état de santé du malade.

Malgré le fait qu'elle respire maintenant sans aide extérieure grâce à une trachéotomie (ses blessures à l'abdomen l'empêche de respirer profondément), la jeune fille reste dans un état critique, et devra subir d'autres opérations très lourdes... Lorsque les médecins lui annoncent qu'il faudra l'amputer de son pied restant et de ses deux mains, elle a fait preuve d'un courage qui a bouleversé les internautes en répondant simplement: "Allons-y". Ils sont des milliers à se mobiliser sur une page Facebook qui lui est consacrée. Un diaporama photo où l'on peut voir la jeune fille, souriante et pleine de vie, a été mise en ligne par CBS news.
Le problème, dans le cas d'Aimee Copeland, a été le diagnostic. Il a été très tardif, en raison des particularités de la contamination. Car la fasciite nécrosante, en plus d'être rare, ne présente aucun des signes habituels d'une infection: les rougeurs, la fièvre, la suppuration… La plaie semble saine, et le seul signe qui montre un éventuel problème est la douleur, qui empire d'heure en heure. Ce symptôme à lui seul ne suffit pas à déterminer l'origine du mal. "Il y a une déconnection entre les plaintes de douleur du patient et l'apparence de la plaie, explique William Schaffner, professeur de médecine préventive à l'université Vanderbilt. Ce qui retarde souvent le diagnostique."

Le traitement, quant à lui, suppose trois phases. Dans un premier temps, la désinfection de la plaie. Ensuite, la prise d'antibiotiques, pour lutter contre l'infection. En dernier recours, si ce n'est pas suffisant et que le mal progresse, il faut passer à une mesure radicale: l'amputation, afin de se débarrasser de tous les tissus infectés. Et c'est à ce moment que les choses deviennent particulièrement délicates.

Car il faut amputer non seulement les tissus malades, mais aussi certains qui ont l'air sains, pour garder une marge de sécurité et être certain de se débarrasser de l'infection. "Celle-ci a souvent déjà progressé de façon microscopique, précise William Schaffner. Il faut donc que la chirurgie soit très agressive. Il n'est pas rare que les chirurgiens doivent réopérer une deuxième, voir une troisième fois afin de tenter de régler le problème." Et donc de couper de plus en plus loin...
L'étudiante en psychologie à l'université a été placée sous sédatif afin d'atténuer la douleur et de juguler son stress. Ce qui lui pose beaucoup de problèmes pour comprendre ce qui lui arrive. A son réveil, et, après que les médecins aient retiré le tube qui l'aidait à respirer, ses premiers mots ont été "Où suis-je?" et "Depuis quand suis-je ici"? Ses parents ont du lui expliquer son histoire, ce qu'il s'est passé depuis son accident, et à quel point elle est miraculéeIls relatent le combat de la jeune fille sur un blog, où on peut suivre en direct l'évolution de son état de santé.
Elle reste égale à elle même, selon son père, Andy Copeland, qui plaisante à propos de sa mauvaise humeur matinale et de son franc parler. Après lui avoir annoncé les amputations qu'elle devra subir, "une larme a coulé le long de mon visage lorsque je suis sorti de sa chambre, écrit-il. Je ne pleurais pas parce qu'elle s’apprête à perdre son pied et ses mains, je pleurais parce que, durant mes 53 ans d'existence, je n'avais jamais vu une telle démonstration de courage..."
Malgré la rareté de la maladie, deux autres patients souffrent du même mal qu'Aimee Copeland dans l’État de Géorgie. Bobby Vaughn, un homme de 32 ans, et Lana Kuykendall, 36 ans et mère de jumeaux. Cette dernière a du subir sept opérations. Sa situation reste critique, mais s'est stabilisée. "Heureusement, l'infection a l'air contenue uniquement dans ses jambes, ses organes vitaux ont été épargnés, déclare son frère, Brian Swaffer. Son équipe de médecins est formidable."
http://www.atlantico.fr/decryptage/attaquee-bacterie-aeromonas-hydrophila-mangeuse-chair-aimee-copeland-fascine-web-360872.html?page=0,1

2 commentaires:

clair obscur a dit…

Salut,
J'avais déjà lu l'article sur Yahoo Québec et certains commentaires avançaient la thèse d'un sale truc contracté à l’hôpital dans le style staphylocoque.
Enfin bref, une histoire atroce et je me demande bien comment elle fait pour s'accrocher à la vie.

Rorschach a dit…

C'est vrai que le meilleur moyen de choper une saloperie est d'aller se faire soigner à l'hopital.
Merci du tuyau ;)

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