vendredi 20 juillet 2012

Tuerie du Colorado : Une des victimes avait déjà échappé à un massacre le mois précédent.

Pas de chance pour Jessica Redfiled, journaliste sportive. Le mois précédent, elle avait miraculeusement échappé à une fusillade dans un centre commercial de Toronto. Cette fois, l'issue aura été fatale.

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 L'une des victimes du massacre du Colorado, perpétré dans un cinéma dans la nuit de jeudi 19 juillet à vendredi 20 juillet a un nom et un visage : Jessica Ghawi, une jeune aspirante au journalisme sportif télévisé.
Ce n'est pas tant ces informations que retiennent aujourd'hui les médias américains mais cette coïncidence : elle a également échappé à une autre tuerie le mois dernier, à Toronto peut-on apprendre sur Mashable. Le site précise toutefois attendre encore la confirmation de sa mort par des sources officielles alors que sur les réseaux sociaux de nombreux utilisateurs, se présentant comme ses proches, expriment déjà leurs condoléances.


La jeune femme était ainsi présente dans un centre commercial de Toronto, au Canada peu avant le début d'une tuerie, début juin révèle le média britannique Mirror. Jessica Ghawi note sur son blog les pensées qui l'habitent depuis ce jour-là :

"Je ne peux pas soulager mon cœur de ce sentiment étrange. Ce sentiment de vide, écœurant reste en moi. Il s'est installé lorsque j'étais au centre commercial de Toronto peu avant que quelqu'un n'ouvre le feu dans la zone du centre occupée par les restaurants. Ce sentiment étrange m'a poussée à quitter le centre commercial et, sans le savoir, le chemin du mal. Il est difficile pour moi de comprendre comment ce sentiment bizarre m'a sauvée d'une tuerie meurtrière."
Jessica explique ensuite longuement les pensées qui l'ont animées, les détails de la scène, avant de conclure, de façon étrangement prophétique.

"J'ai vu à quel point le vie est fragile ce samedi. J'ai lu l'horreur sur le visage des passants. J'ai vu les victimes d'un meurtre sans sens. Cela m'a rappelé que l'on ne sait jamais quand ni où notre vie sur terre va se terminer. Quand ni où on poussera notre dernier souffle. Pour un homme, cela aura été au milieu d'un centre commercial plein de monde un samedi soir. (…)
Chaque moment que l'on passe sur terre est une chance. A tel point que je peux parfois considérer ces moments pour acquis. (…)

J'aimerais pouvoir soulager mon cœur de ce sentiment étrange. Ce sentiment qui me rappelle à quel point j'ai de la chance. Ce même sentiment qui m'a fait quitter le centre commerical. Ce sentiment qui m'a sûrement sauvé la vie."

Adepte de l'interface de microblogging Twitter avec plus de 11 000 messages, la jeune femme partageait avec ses abonnés peu avant le film encore : "Je n'aurais jamais pensé devoir forcer un mec à voir la séance du soir de The Dark Knight Rises avec moi."
Alors qu'un abonné l'interpellait, lui demandant pourquoi elle twittait à ce moment-là, Jessica envoyait son dernier message, "le film ne commence que dans vingt minutes". En lettres capitales.

http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/2012/07/20/colorado-une-des-victimes-avait-deja-echappe-a-un-massacre/

1 commentaires:

Raf a dit…

Deux,jamais un sans deux, deux pour le prix d'un, les séquences doubles punitives de la matrice apparaissent de plus en plus au grand jour dans cette spirale de fin des temps.
Il suffit de bien observer son quotidien pour s'en rendre compte, toute mésaventure arrive par paire (problèmes mécaniques, gestes maladroits, maladies, rencontres inopportunes, deux démarches pour un même dossier, esquives d'accidents...) en générale la deuxième est beaucoup plus impactante que la première et l'intervalle de temps entre chaque séquences double diminue ainsi que celui dans chaque paire de l'ordre de la journée voir moins.

Mais pour les plus connus de ces doublons dur dur de s'y retrouver entre les actes des illuminés de la grande led "oslo", "11sept", "merah" et ceux du mystère de la vie.

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