lundi 20 mai 2013

Mort de Bouteflika : L'algérie au bord du chaos ?



Le décès du chef d'état algérien n'a pas été encore officiellement confirmé mais déjà le pouvoir semble prendre des mesures extrémistes qui trahissent son désarroi : 2 journaux ont étés saisis et leur directeur fait l'objet de plusieurs poursuites judiciaires.
La déstabilisation politique de l'Algérie serait pour la coalition occidentale, l'occasion rêvée de mener une nouvelle guerre de conquête.



Bouteflika : c’est grave !


Une information donnée hier par le site de l’hebdomadaire français Le Point laisserait apparaître que l’état de santé de Bouteflika,
76 ans, se dégrade. Sans les citer, le point.fr soutient, de sources médicales, que certaines fonctions vitales du Président seraient altérées et qu’il n’aurait pas été admis à l’hôpital parisien pour un «AVC mineur».


Les nouvelles en provenance du Val-de-Grâce à propos de la santé de Abdelaziz Bouteflika semblent peu rassurantes. Elles sont plutôt alarmantes. Son état de santé se serait dégradé. Des sources médicales ont affirmé au site du magazine français LePoint.fr que «certaines de ses fonctions vitales sont très atteintes». En citant un haut fonctionnaire, le site internet du magazine français ajoute que le chef de l’Etat était «arrivé à Paris très mal en point». Et de conclure sa dépêche par une interrogation : «Abdelaziz Bouteflika doit quitter Paris ces prochains jours. Dans quel état ?» Ces informations contredisent la version officielle selon laquelle Bouteflika aurait été admis à l’hôpital militaire parisien pour un «accident ischémique transitoire (AIT) sans gravité et sans séquelles irréversibles».

Transféré en urgence à Paris, Abdelaziz Bouteflika boucle aujourd’hui sa troisième semaine d’hospitalisation, alors que son médecin personnel, le professeur Rachid Bougherbal, avait assuré que son «patient» allait rentrer «dans quelques jours... au plus tard dans sept jours». La maladie de Bouteflika serait-elle donc beaucoup plus grave que ce que l’on veut bien nous faire croire officiellement ? Impénétrable mystère.

Le black-out total est de rigueur. Le secret sur la maladie du chef de l’Etat, qui n’est surtout pas une affaire privée, mais concerne foncièrement les citoyens, est jalousement gardé. Tout comme les affaires de la République gérées selon la loi de l’omerta, la vérité sur maladie du Président est gérée dans une opacité qui suscite des inquiétudes plus qu’elle ne rassure. Un verrouillage qui n’est pas sans altérer le fonctionnement de l’Etat.

Depuis son hospitalisation le 27 avril dernier, des acteurs de la scène politique nationale, des médias et des citoyens, via les réseaux sociaux, ne cessent de réclamer la transparence dans la gestion de la maladie du Président. D’autres observateurs s’interrogent carrément sur la véracité du diagnostic donné et les complications qui auraient pu survenir après son transfert au Val-de-Grâce. Et si les informations données, hier, par le site Le Point.fr s’avèrent exactes, elles remettent donc en cause le «bilan» de santé de Bouteflika communiqué par la présidence de la République, le 7 mai dernier, selon lequel la santé du chef de l’Etat «s’est nettement améliorée».

Il faut dire que la communication officielle distillée à dose homéopathique sur la vraie maladie du Président et l’évolution de son état de santé a été calamiteuse. Une gestion qui a donné lieu à des spéculations contradictoires et surtout aux rumeurs les plus folles. Est-il toujours au Val-de-Grâce ? Peut-il encore gouverner ? Ira-t-il au bout de son mandat présidentiel ? Qui gère les affaires courantes à la présidence de la République ? A toutes ces questions somme toute légitimes, aucune autorité politique ne daigne apporter de clarifications. A défaut d’un bulletin de santé quotidien pourtant expressément exigé par de nombreux Algériens, la communication sur l’état de santé du Président est approximativement «assurée» par des responsables peu habilités à le faire. Le dernier en date est Kamel Rezzag-Bara, qui a déclaré : «A ma connaissance, il va bien, il reviendra très bientôt parmi nous en bonne forme…»

Avant lui, c’était le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, en déplacement dans la wilaya de Laghouat au début de la semaine dernière, qui avait affirmé que «le Président suivait quotidiennement tous les dossiers». S’il était réellement en mesure de suivre les dossiers, pourquoi aucune image du Président n’est-elle montrée aux Algériens comme preuve tangible de «la nette amélioration» de sa santé ?
En somme, la «stratégie» des autorités politiques dans la gestion du cas Bouteflika n’obéit à aucune logique, si ce n’est celle de gagner du temps. Mais à quel dessein ? Le malaise dont a été victime le locataire d’El Mouradia est intervenu dans un contexte politique particulier : la préparation de la révision de la Constitution, prélude à l’élection présidentielle d’avril 2014. Elle aurait pris de court les décideurs. Son hospitalisation, suivie d’une période de convalescence, modifie complètement le calendrier politique et elle a surtout chamboulé les cartes. D’où l’attitude prudente que l’on peut observer chez de nombreux acteurs politiques.

Le chef de l’Etat, âgé de 76 ans, qui est revenu au pouvoir en 1999, a connu de graves ennuis de santé depuis 2005. Reconduit à la tête de l’Exécutif, Bouteflika, en raison d’une santé «défaillante», s’est imposé un rythme de travail visiblement tempéré.
Ses apparitions publiques se faisaient de plus en plus rares depuis plusieurs mois. Sa dernière sortie politique remonte à plus d’une année, à Sétif, où il avait avoué que sa génération était «finissante»…

Hacen Ouali

El Watan

12 commentaires:

Anatole Patachon a dit…

Je crois qu'il est dit dans la constitution Algérienne que leur Président doit être remplacé s'il n'est plus capable de gouverner. C'est évidement pour avoir le temps de faire le ménage que son entourage retarde l'info;
Par contre, nous en France on en a un qui est totalement incapable de gouverner depuis plusieurs mois, preuve que les gouvernements ne servent plus à rien, c'est la Finance Mondiale qui gouverne.

Zangao a dit…

Interdiction de parution hier pour un journal algérien qui traitait du sujet ....

Quoiqu'il en soit, est ce une bonne idée pour ces présidents du moyen orient venir se faire soigner en France ?.......

Brebis Gall a dit…

Sarkö a prévenu de la mise à sac de l'Algérie il y a 4 ans.

Unknown a dit…

À rapprocher de ce déploiement de forces US, très rapide : http://www.wikistrike.com/article-les-usa-preparent-une-force-d-intervention-rapide-en-prevision-de-la-chute-du-regime-algerien-117364801.html

LeChatMaya a dit…

Selon les moutons enragés il serait dans le coma, à voir, à voir.

HM3154 a dit…

L'annonce de la mort de Boutef pourrait déstabiliser le pays plus qu'il en est, c'est pour cette raison que les dirigeants prennent du temps pour mieux organiser les choses. Ce qui est étonnant c'est qu'aucune voie ou parti n'a demandé l'application de l'article 88 de la constitution exigeant, dans le cas d'incapacité, le remplacement du président de l'état par une autre personne. Quant à la question de venir se soigner en France, ce président n'a rien foutu pour le pays (cas de tous les présidents arabes), c'est évident qu'il vienne se soigner à Paris vu qu'il n'a même pas construit un hôpital de qualité. En Algérie, les patients meurent en attendant qu'une place d'hospitalisation soit libérée.

Scarlett a dit…

Le point, c'est pas le journal où BHL à son édito ? BHL : "J’appelle de tous mes voeux à un printemps arabe qui "peut et doit" advenir en Algérie" "Le printemps arabe : c’est bon pour Israël !" source

Shpetim Sejdiu a dit…

Bouteflika, n'est pas mort, il serai juducieux de changer le titre de l'article.Merci

Yor Sehj a dit…

Tiens , petit HS , mais ce matin , la presse Belge titrait dans une manchette en première page :
GEOPOLITIQUE :

Quels sont les nouveaux maitres du monde ?

Les rapports de firce au sein du monde evoluent , et un NOUVEL ODRE MONDIAL se met en place .l'Europe a raté le coche et décline.

C'est la première fois que j'entends parler du NOM dans un mainstream !

source9esprit a dit…

enrico macias .....s exprimant
sur la dégradation de l’état de santé du chef de l’Etat algerien , exprimant «des inquiétudes» quant à ses chances de se rétablir

http://www.algeriepatriotique.com/article/maladie-du-president-enrico-macias-y-va-de-sa-chanson

arabe hachakoum a dit…

Que reste il aux Algériens dont l’honnêteté et la dignité sont déjà des valeurs mal côtés partout dans le monde par la faute de nos gouvernants qui sont à l’origine de l’image de marque ternie de notre chère ALGÉRIE.
Ces démons du pouvoir ou ces charognards veulent dilapider tous les biens de l’Algérie.
Quelles sont les mesures prises par les services de la Présidence sinon qu’ils observent le silence le plus totale qu’aucun contre pouvoir ne peut contredire.
Au contraire, ils veulent brouiller les Algériens par les discours politiques triomphalistes et des statistiques officielles rassurantes .

C’est leur mode opératoire,pendant qu’ils montent des affaires similaire à BRC.

PAUVRES DE NOUS !

LOUANCHI a dit…





DEVOIR DE MEMOIRE HOCINE LOUANCHI


HARKIS LES CAMPS DE LA HONTE

lien vers http://www.dailymotion.com/video/xl0lyn_hocine-le-combat-d-une-vie_news

En 1975, quatre hommes cagoulés et armés pénètrent dans la mairie de Saint Laurent des arbres, dans le département du Gard. Sous la menace de tout faire sauter à la dynamite, ils obtiennent après 24 heures de négociations la dissolution du camp de harkis proche du village. A l'époque, depuis 13 ans, ce camp de Saint Maurice l'Ardoise, ceinturé de barbelés et de miradors, accueillait 1200 harkis et leurs familles. Une discipline militaire, des conditions hygiéniques minimales, violence et répression, 40 malades mentaux qui errent désoeuvrés et l' isolement total de la société française. Sur les quatre membres du commando anonyme des cagoulés, un seul aujourd'hui se décide à parler.

35 ans après Hocine raconte comment il a risqué sa vie pour faire raser le camp de la honte. Nous sommes retournés avec lui sur les lieux, ce 14 juillet 2011. Anne Gromaire, Jean-Claude Honnorat.

Sur radio-alpes.net - Audio -France-Algérie : Le combat de ma vie (2012-03-26 17:55:13) - Ecoutez: Hocine Louanchi joint au téléphone...émotions et voile de censure levé ! Les Accords d'Evian n'effacent pas le passé, mais l'avenir pourra apaiser les blessures. (H.Louanchi)

Interview du 26 mars 2012 sur radio-alpes.net

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