jeudi 13 juin 2013

La Faillite, nous voilà ! : Les vrais chiffres du deficit et de la dette

Avec plus de 42 % de déficit et une dette équivalent à 90 % de son PIB, l'état français va droit dans le mur.


Alors que le gouvernement, sous la houlette de l’Enfumeur en chef, sis au palais de l’Elysée à Paris, nous montre du doigt un hypothétique résultat de 3,8 %, censé figurer le déficit prévisible en 2013 par rapport au produit intérieur brut, ne faisons pas comme l’imbécile du dicton, regardons plutôt la vieille lune de ses promesses et les tristes réalités d’un déséquilibre astronomique.

Résumons-nous. Depuis le début 2013, sur quatre mois, les recettes fiscales se sont élevées à 90,8 milliards d’euros et le déficit à 66,8 milliards. Le premier collégien venu peut se livrer à deux petits calculs. D’une part, le déficit représente 42,3 % de la masse totale des dépenses lesquelles sont par construction égales aux recettes augmentées dudit déficit. D’autre part, ce fameux déficit s’élève à 73,56 % des recettes ! Curieusement, il apparaît que ce genre de rapprochement n’intéresse pas le gouvernement et les médias.

Autant dire que nous sommes d’ores et déjà en faillite. Imaginez que, sans espoir réel d’amélioration de vos revenus, vous dépensiez chaque mois 7 880 euros avec des rentrées s’élevant à 4 900 euros. Puis allez voir vos banquiers Mario et Angela. Un conseil : soyez poli !

D’où vient ce désastre ? Sur les quatre premiers mois de l'année, les recettes sont quasiment stables par rapport à la même période de 2012 malgré une hausse sensible du produit de l’impôt sur le revenu. Le coup de massue fiscal donné à la plupart des contribuables et non aux seuls « riches » produit ses effets. L’impact du gel du barème et de la suppression du régime antérieur de fiscalisation des heures supplémentaires joue à plein, au détriment des petits revenus.

À l'inverse, les rentrées de TVA, qui représentent la moitié des recettes de l'État, reculent de 2,3% du fait du ralentissement de la consommation des ménages. La collecte de l'impôt sur les sociétés baisse quant à elle de 5,8% et celle de la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques de 6,1%.

Deux facteurs récessifs se liguent pour nous faire boire la tasse : la conjoncture européenne, toujours tirée vers le bas par un euro surévalué et la hausse de la fiscalité doublée d’un discours anti-riches, qui produit indubitablement un effet de Laffer. Bref, le serpent socialiste se mord la queue et blesse gravement au passage l’économie française.

Combien de temps cette saignée va-t-elle pouvoir durer ?

Quand les marchés financiers, aujourd’hui les meilleurs soutiens de François Hollande, nonobstant ses déclamations de campagne, commenceront à s’inquiéter, la pression d’une hausse des taux d’intérêt se fera à nouveau sentir.

Soit Mou-Président prend alors des mesures drastiques de baisse des dépenses publiques qui feront passer le projet hypocrite de réforme des retraites pour un conte de fée, soit il va rapidement à la crise diplomatique avec l’Allemagne, Bruxelles et nos partenaires nord-européens. Quand on parle de réduction des dépenses, il faut par exemple avoir en tête, qu’au rythme actuel, le déficit public annuel représente plus des deux-tiers de l’ensemble des traitements et pensions versés aux fonctionnaires actifs et retraités. Pour simplement rétablir l’équilibre budgétaire, il faudrait suspendre la rémunération de la quasi-totalité des fonctionnaires !

Le plan « B » caché de Hollande depuis un an était que, si les choses tournaient mal, la France pourrait tirer parti du principe « Too big to fail ». Notre faillite risquant de provoquer la fin de l’Union européenne, ce que nos créanciers ne voudront à aucun prix, ils accepteront l’émission massive d’eurobonds, en clair la création monétaire débridée.

Mais François Hollande a fait une erreur d’analyse : la France n’est pas « too big » mais « too fat ». Nous ne pouvons exercer sur le système financier mondial et les autres Européens le type de chantage que les Américains font peser avec le dollar. Quel montant de création monétaire, au bénéfice de qui et avec quels risques inflationnistes compte tenu de l’incapacité de la France à en tirer parti du fait de sa désindustrialisation avancée ? Il y a trop d’incertitudes sur le chemin rêvé par Hollande. Plus le temps passe, plus l’importance du renflouement excède les capacités de l’Allemagne et des quelques pays de l’Union qui conservent une situation à peu près saine.

Dès lors, le calendrier politique va jouer comme un nœud coulant. Plus la crise financière ouverte est différée, plus Hollande se rapproche d’échéances électorales qui vont l’affaiblir. Gérer une explosion de l’euro ou une cure drastique d’austérité aurait été tenable au lendemain de son arrivée à l’Elysée à la condition d’être préparé à cela. Mais, plus le temps passe, plus son poids politique se réduit. C’est le seul gras qui fonde en ce moment.

Entendez-vous comme un tic-tac ?


Read more at http://www.atlantico.fr/rdv/chroniques-pot-aux-roses/faillite-c-est-maintenant-423-vrai-chiffre-deficit-etat-depuis-debut-2013-serge-federbusch-754449.html#krwfj4ShwMmAcBw8.99

7 commentaires:

Woodhey Dyolf a dit…

Bon texte, la France n’est pas l’Allemagne et de toute manière rien qu’en voyant les Pays du Sud de l‘Europe, on se dit que le rafiot Euro est encore à flot mais ll prend l’eau de toute part, cette histoire d’Euro m’a tout l’air d’être une arnaque, je veux dire il fallait vraiment avoir la vue basse que l’Europe c’est un ensemble de nations et non l’inverse : les nations dans l’ensemble . Tout ce que fait l’Allemagne c’est d’accrocher au bastinguage les pays à la dérive quitte à traîner des cadavres qu’elle a contribuer à faire naître (Grèce, Espagne, Portugal etc...) c’est comme un « trou noir » cette Europe plus on est de fous plus l’asile s’écroule, c’est dire du futur qui nous attend, quant à la France... la France pays des « Mickeys » c’est le pays de « Candy », pour ne pas dire le plus à côté de ses pompes, avec un Capitaine qui lors de sa visite au Japon confond la Chine et le pays du Soleil Levant, nul doute qu’au pays du Manga les Japonais auront eu ne serait-ce qu’un instant l’illusion passagère que ce n’était plus le président des Français qui leur parlait , mais Casimir.....

raffi henry a dit…

- Etude des rapports de résultats d'analyses des laboratoires grec, chypriote et espagnol au Bilderberg.
- Décisions sur la mise en pratique concrète des mesures durant le G8.
- 18 juin, fin du G8, tic-tac assourdissant.

juan de españa a dit…

on pourrait comparer l' Europe et le titanic , même destin !! et en plus si l on arrête l Europe que va t' on faire de tout ce beau monde qui travaille 2 h par jour maxi?
http://www.spi0n.com/scandale-au-parlement-europeen-de-strasbourg/

Combien de personnes travaillent pour la Commission européenne à Bruxelles ?
Réponse: 21.684

au chomedu???

cherchebonheur a dit…

sur la piste des 60 milliards d'euros qui s'échappent de france et disparaissent dans les paradis fiscaux :

http://www.youtube.com/watch?v=xqsCc0pC5EQ

Haouasse Amourat a dit…

Les banques et les gouvernements sont en train de derober la populace sans pitie et personne ne dit rien. Au mieux on aboie de loin. Pauvre de nous. On choisi nous memes ceux qui sont au pouvoir pour mieux nous sucer le sang. On est trop bete. Ils rigolent tous bien derriere leur masque de bienfaiteur. "Les rapetoux en puissance"

nina caron a dit…

oui oui j'entends bien :
tic... tac... tic... tac...

crash2012 a dit…

Quel pays va rentrer dans l'Europe ?
Ce qui me fait marrer c'est les berçeuses de Hollande qui ont endormis la masse.

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