lundi 3 juin 2013

Le point sur la situation en Turquie

Mouvement sans lendemain ou soulèvement populaire ? Le résultat aura certaines répercussions sur le plan géopolitique.



Quelle est la situation aux premières heures de dimanche ?

La place est à eux. Après deux jours et deux nuits d’affrontements à Istanbul, des milliers de manifestants se sont rués sur la grande place centrale de la ville, symbole de leur lutte contre le gouvernement islamiste au pouvoir. La police leur a laissé le champ libre samedi en fin de journée, levant les barrières, «dans un geste d’apaisement», écrit le journal turc Today’s Zaman. Mais jusqu’au dernier moment, les échauffourées entre forces de l’ordre et révoltés du parc Gezi ont été violentes, les tirs de grenades à gaz lacrymogène, tendus, répondant aux objets de toutes sortes, pierres, barre de fer...

Dimanche, de nouvelles manifestations ont eu lieu, notamment à Ankara, dispersées par la police. Mais la violence a été moindre, résume Reuters.

La révolte a gagné d’autres villes du pays, notamment Ankara, la capitale du pays, et Izmir, ainsi que dans 46 autres agglomérations.

Quel est le bilan humain ?


Il est lourd. Le ministre turc de l'Intérieur a parlé samedi soir de 79 blessés, dont 53 civils et 26 policiers et 939 arrestations dans les villes gagnées par la révolte. Selon Reuters, qui cite des sources médicales, les affrontements auraient fait plus de 1.000 blessés à Istanbul et plusieurs centaines d’autres dans la capitale turque Ankara, gagnée à son tour par la colère. Amnesty International a affirmé de son côté qu'il y avait eu deux morts et plus d'un millier de blessés. Certains manifestants, très actifs sur les réseaux sociaux, estimaient qu’il était difficile de dresser un bilan avec précision, dénonçant la difficulté d’accéder aux hôpitaux.



Istanbul, le 31 mai. Osman Orsal/REUTERS

D’où vient la colère des manifestants ?

Au départ, une «banale» question d’urbanisme et d’écologie, écrit sur Slate.fr Ariane Bonzon: la destruction des arbres d’un des rares parcs du centre ville pour y construire la copie mégalomaniaque d’une caserne style ottoman qui abriterait un gigantesque centre commercial. Or ce projet, que l'administration a déclaré illégal, a été maintenu par les autorités turques. Plusieurs dizaines de militants associatifs ont alors planté leurs tentes pour s’opposer à la destruction de ce poumon de verdure au cœur de cette métropole de 15 millions d’habitants.


Istanbul, le 28 mai. REUTERS/Osman Orsal

C’est la répression de ce mouvement qui a mis le feu aux poudres, déclenchant une fronde contre le Premier ministre au pouvoir, Recep Tayyip Erdogan, et son parti islamiste AKP. Les manifestants accusent Erdogan de dérive autoritaire et de vouloir islamiser le pays. Le vote d'une loi, le 23 mai, restreignant la vente d'alcool a suscité l'ire des milieux libéraux.


Erdogan a reconnu que la police avait agi de façon «extrême» et a ordonné une enquête. Le président Abdullah Gül a jugé le niveau de protestation «inquiétant» et appelé à la retenue, le vice-Premier ministre a présenté ses «excuses» pour les tirs de gaz. Mais le Premier ministre ne bougera pas de son idée : il continue de soutenir le plan d’urbanisme qui a initié le mouvement, écrit Today’s Zaman. «Ce qui se passe n'a plus rien à voir avec l'arrachage de douze arbres (du parc Gezi). On a affaire à une réaction idéologique», a estimé Recep Tayyip Erdogan dans un entretien à la télévision, au cours duquel il a présenté les manifestants comme des «pillards».

Peut-on parler d’un printemps turc comme on parlait des printemps arabes ?

Si le déclic du mouvement peut sembler proche —un jeune homme qui s’immole par le feu en Tunisie parce que sa pauvreté est devenue insupportable, des manifestants qui s’opposent à la destruction de 600 arbres à Istanbul—, la situation de la Turquie — pouvoir démocratiquement élu, soutien d’une grande partie de la population, croissance économique— rend la comparaison difficile.

Lire l’analyse d’Ariane Bonzon Taksim n'est pas Tahrir

Appeler cela un «printemps turc» serait trop dramatiser, écrit le quotidien Hurriyet. Cela pourrait éventuellement tourner comme ça s'il existait des forces d'opposition en Turquie capable d’arrêter «le one man show» du Premier ministre, mais le quotidien en doute. En revanche, ce qui s’est passé le 1er juin marque la première défaite politique du Premier ministre Erdogan.

Est-ce de l'humour syrien ?

Cela ressemble à une mauvaise blague tellement pas drôle qu’on a dû mal à la croire. Et pourtant... Le ministre syrien de l’information s’est exprimé samedi dans les médias officiels de son pays pour faire part de son sentiment sur les manifestations en Turquie, estimant que le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan «devrait démissionner» «s’il n’est pas dans la capacité de mettre fin aux protestations avec des moyens non violents».

Omran al-Zoubi a ajouté qu’Erdogan «conduisait son pays comme un terroriste et détruisait le caractère pacifique du peuple turc, dont les demandes ne méritent pas une telle violence», selon les propos rapportés par Sana.

Comment suivre le mouvement au plus près sur Internet ?

L’accès à Internet semble chaotique — on nous a signalé que Slate.fr était inaccessible depuis Istanbul. Il n’était pas clair si les difficultés de connexion était la marque d’un filtrage ou une surcapacité du réseau.

Sur twitter, les Turcs utilisent les hashtags #dayangezipark #dayangezipark #direngezipark? #occupygezi#occupygeziparki

Sur facebook Facebook page #occupygezi.

Un Livestream en direct de la place Taksim

Ce Tumblr avec des images très dures

Et la journaliste de Slate spécialiste de la Turquie Ariane Bonzon sur Twitter

Que font les touristes?

La Turquie, et particulièrement Istanbul, est une destination très prisée des touristes. Sur son site, le ministère des Affaires étrangères ne conseille pas aux Français qui sont sur place ou qui s'y rendent de prendre des dispositions particulières. Simplement d'«Eviter provisoirement la place Taskim à Istambul et se tenir à l’écart des manifestations.»

JH
 http://www.slate.fr/monde/73289/ce-quil-faut-savoir-sur-la-situation-istanbul-et-ailleurs

7 commentaires:

juan de españa a dit…

et dire que les USA veulent faire rentrer la Turquie dans l Europe ... mort de rire ..............

L.C R.F a dit…

ONU. Organisation des Nations Usurière
OMC. Organisation Mondial du Chomage
OTAN. Organisation Terroriste des Armées du NWO=NOM.
NOM. Nouvelle Oligarchie Meurtrière

Sans frontière,ni gouvernement,il ne reste plus que nous,l'humanité...

Face à des hommes pervertis par le pouvoir, la domination, la déstruction, le controle des peuples, l'asservissement de celui-ci pour être les esclaves et eux maitres...

Argent !

Dieu de l'avarice,de la luxure et de la perversion,créateur de famine,de guerre et de meurtre, tu es sur ton déclin,
le chant du coeur des chevaliers s'éveille enfin, entends-tu les pas de cette orde d'oubliés,
Les Chevaliers de l'humanité,nous fils des hommes et coeur de dieu, toi le porteur de lumière, toi à qui à étè donnée la lumière de la vie, toi qui à étè banni du royaume des anges pour avoir corrompu sa douce lueur, toi qui à jalouser,trahi,la vie, ici s'arrête enfin le régne du banni,du démon roi ici.

Nous ne sommes pas anonyme,
nous sommes le peuple,
nous sommes le monde,
nous sommes là vie,
nous nous levons devant le mal pour le monde,
nous sommes unique,
nous ne faisons qu'un.
Prenez peur nous arrivons.

Cem's a dit…

C'est un mouvement de la gauche laïcarde islamophobe qui tente de destituer Erdogan par la force. Rappelons que Erdogan a été élu démocratiquement 3 fois de suite.

Ce projet d'urbanisation a été voté par le principal parti d'opposition le CHP mains dans la mains avec l'AKP au conseil municipal, mais ils refusent de l'admetre puisqu'ils veulent profiter de ce chaos.

En 10 ans de pouvoir, l'AKP a supprimé la dette colossale envers le FMI, construit des voies ferrés, des nouvelles routes, des barrages, des centrales, des usines, le million de lire est devenu 1 lire et ainsi de suite. Ils ne supportent tout simplement pas qu'ils soient dirrigés par des musulmans. Ils préferaient la vraie dictature a la méthode de la junte militaire kémaliste.

Zangao a dit…

Ah.... ce n'est donc que ça .....

raffi henry a dit…

Les sionistes se sont peut-être dévoilés.
Le portrait d'Ataturk flotte sur un drapeau aux couleurs turques. Mustapha Kemal, Atatürk père des Turcs, inspire les manifestants de la place Taksim, comme Nasser, dont on voyait aussi parfois le portrait place Tahrir en Egypte.

ATATURK était un juif franc-maçon responsable du génocide arménien et prônant la laïcité.

http://mais-si-srael.over-blog.fr.over-blog.fr/article-16299662.html

Apache-des-villes a dit…

MERCI!!!... Cem's ,-) ta tout PIGER!!!... ces exactememnt ça.
Qu'on FAIS les autres partis quand ils étaient aux pouvoir!!!?... KEDAAAAAAAAAAAAAL!!!... alors en vouloir à un HOMME comme Mr Tayip Erdogan... FAITE MIEUX après VENEZ PARLER!!!...

Apache-des-villes a dit…

@ Raffi Henry, Ces exact aussi!!... de la pourriture ce kemal!!!... qu'il CRAME EN ENFER!!!...

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Commentaires fermés

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