vendredi 7 juin 2013

Le renseignement américain dispose d'un accés direct aux principaux serveurs du net

 On le savait déjà, maintenant c'est officiel !

WASHINGTON Le renseignement américain récolte les relevés téléphoniques aux Etats-Unis et aurait accès aux serveurs de groupes informatiques comme Google et Facebook, des pratiques héritées de l'ère Bush et approuvées par l'administration de Barack Obama, selon deux journaux.

La classe politique américaine a vivement réagi jeudi aux révélations du Guardian et du Washington Post sur ces pratiques, dont l'existence était soupçonnée mais n'avait encore jamais été confirmée.
Le directeur du renseignement américain James Clapper a ainsi estimé que ces fuites menaçaient la sécurité nationale. Ces divulgations constituent "une menace potentielle à notre capacité à identifier et à répondre aux risques auxquels est confronté notre pays", a-t-il écrit dans un communiqué publié en fin de soirée.

De son côté, la Maison Blanche a démenti espionner les citoyens américains ou les personnes vivant aux Etats-Unis, selon un responsable de l'administration Obama ayant requis l'anonymat.

Le quotidien britannique The Guardian a publié une ordonnance de justice secrète forçant l'opérateur américain Verizon à livrer à l'Agence nationale de sécurité (NSA), à la demande du FBI, la totalité des données téléphoniques de ses abonnés, d'avril à juillet, en vertu d'une loi votée dans la foulée des attentats du 11 septembre 2001.

Des parlementaires ont ensuite confirmé que le programme existait sous cette forme systématique depuis 2007, mais ne concernait que les "métadonnées" telles que le numéro appelé et la durée d'appel, et non le contenu des conversations.
Sans confirmer formellement l'existence de ce programme, la Maison Blanche a assuré qu'il était indispensable à la lutte antiterroriste.

"La priorité numéro un du président est la sécurité nationale des Etats-Unis. Nous devons avoir les outils nécessaires pour faire face aux menaces posées par les terroristes", a déclaré un porte-parole de la Maison Blanche, Josh Earnest.
Le système a permis d'éviter "un attentat terroriste important" aux Etats-Unis "ces dernières années", a même assuré le président républicain de la commission du Renseignement de la Chambre des représentants, Mike Rogers.

Les informations sont accumulées dans les serveurs de la NSA, ont expliqué d'autres élus, mais ne sont analysées que lorsqu'il existe des soupçons précis.
"Si un numéro correspond à un numéro terroriste appelé depuis un numéro américain (...) alors il peut être signalé, et ils peuvent demander une ordonnance de justice pour aller plus loin dans ce cas précis", a précisé Saxby Chambliss, vice-président républicain de la commission du Renseignement du Sénat, lors d'une conférence de presse.

Quelques heures plus tard, le Washington Post et le Guardian ont affirmé sur la base de fuites d'un ancien employé du renseignement que la NSA avait un accès direct aux serveurs de neuf sociétés internet, dont Facebook, Microsoft, Apple et Google.

Grâce à un partenariat conclu avec ces compagnies, l'agence d'espionnage pourrait directement et sans ordonnance de justice lire les courriers électroniques et écouter les conversations des utilisateurs, tant qu'il existe une probabilité "raisonnable" que l'un des interlocuteurs se situe à l'étranger, la loi américaine exigeant une ordonnance dans le cas d'Américains.
Google a répondu dans un communiqué aux deux médias qu'il n'existait pas de "porte d'entrée cachée" à ses serveurs pour les services fédéraux.

Apple a lui aussi nié avoir connaissance de ce programme: "Nous ne fournissons aucun accès direct à nos serveurs à des agences gouvernementales, et toute agence de ce type recherchant des données sur un client doit obtenir un mandat judiciaire", a affirmé un porte-parole, Steve Dowling.

Mais ces révélations ont concrétisé les pires craintes des défenseurs des libertés individuelles, qui tentent depuis des années de faire la lumière sur l'utilisation par le gouvernement du "Patriot Act", la loi votée après le 11-Septembre.

"Cela va au-delà d'Orwell", a dénoncé Jameel Jaffer, de l'ONG American Civil Liberties Union (ACLU), en référence au livre futuriste de George Orwell, "1984".

Une poignée d'élus, démocrates comme républicains, a dénoncé une atteinte à la vie privée "indéfendable et inacceptable", selon les mots du sénateur Bernie Sanders.

http://www.dhnet.be/infos/monde/article/436486/de-nouvelles-revelations-sur-l-espionnage-accablent-obama.html

6 commentaires:

raffaele de filippo a dit…

Il faut être bien ingénus pour croire que les scientifiques américains, au service des différents organismes gouvernementaux (Pentagone, NASA, CIA, FBI, etc), aient créé ces monstres de technologie pour faire amuser les gens du monde entier.

Esprits.hoppi a dit…

Thomas Jefferson "Si tu es prêt à sacrifier un peu de liberté pour te sentir en sécurité tu ne mérite ni l une ni l autre " Ou sont passer tous ses grand hommes qu il y avait autrefois

ElevenSix a dit…

http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5jmEUeY1r4VrQwAFY4zQ1bMFqd8gQ?docId=CNG.92f686b3377f677c8895be3f61caa147.01

Ben voilà une bonne nouvelle..les tensions s apaisent enfin. J en connais qui s est trompé ;-)

ElevenSix a dit…

J en connais UN qui s est trompé ..dsl pour l oubli.

Anatole Patachon a dit…

Nos téléphones que l'on dit "Smart" sont en fait des "trackers" qui permettent à "l'Autorité" de reconstituer à la demande nos mouvements, si ce n'est nos faits et gestes lorsqu'on les utilise.
Si vous ne voulez pas continuer à être les moutons du vaste troupeau de l'Ordre Mondial, abandonnez le vôtre, vous ferez en plus une faveur à notre malheureuse planète en proie à cette pollution multi-secteurs.

Ben J a dit…

Je viens de voir une petite video sur le sujet, une des entreprises en milieu de chaine s'appelle Verizon, ver-IZON, étonnant.

Enregistrer un commentaire

Commentaires fermés

Remarque : Seul un membre de ce blog est autorisé à enregistrer un commentaire.