vendredi 2 août 2013

Etat policier : Il tape "cocotte-minute" et "sac à dos" sur Google et les agents anti-térroristes débarquent chez lui

En d'autre termes, ceux qui se sont intérressés au false flag de Boston doivent se préparer à recevoir de la visite.

Vouloir acheter une cocotte-minute pour cuire des lentilles, avoir un fils qui s’est renseigné sur internet sur les attentats de Boston, et un mari qui cherche un sac à dos est dorénavant la recette parfaite pour déclencher « une tempête de profilage anti-terroriste » aux Etats-Unis. Mercredi, la journaliste américaine Michele Catalano, qui collabore pour les sites Forbes et Boing Boing, entre autres, en a fait l’amère expérience. Son mari, resté à la maison, a eu la surprise de recevoir la visite de six agents armés d’une cellule anti-terroriste.

Ils s’étaient présentés à leur domicile pour obtenir des explications concernant des recherches que le couple avait effectuées sur Google, au cours desquelles il avait tapé les mots « cocotte-minute » et « sac à dos ». Or, depuis l’attentat du 15 avril dernier à Boston, au cours duquel des terroristes ont utilisé deux cocottes-minute dissimulées dans des sac à dos, et qui ont fait 3 morts et 176 blessés, la recherche sur internet de ces deux mots déclenche une enquête de la police locale.

Catalano, en état de choc, a adressé 2 tweets pour avertir les internautes du niveau de contrôle sur internet désormais exercé par les autorités américaines :

«J’ai tapé des recherches pour des cocottes-minute. Mon mari cherchait un sac à dos. Peut-être, dans d’autres temps, ces deux choses combinées auraient semblé anodines, mais nous sommes à cette époque, maintenant », dit Catalano.

Les agents ont fouillé sommairement la maison, sans même examiner l’ordinateur à partir duquel les recherches avaient été faites, puis, comprenant que cette famille ne dissimulait pas d’activités terroristes, ils en sont partis, non sans indiquer au mari qu’ils effectuaient une centaine de visites de ce type chaque semaine, et que seule l’une d’entre elles se soldait par une enquête plus approfondie.

« 45 minutes plus tard, ils ont serré la main de mon mari, et ils sont partis. C’est à ce moment-là qu’il m’a appelé et raconté l’histoire. C’est à ce moment-là que j'ai été envahie par la peur. Qu’avais-je cherché d’autre ? (…) J’ai ressenti principalement une grande anxiété. C’est là que nous en sommes. Là où vous n’avez plus aucune attente en matière de vie privée. Là où le fait d’essayer d’apprendre à cuisiner des lentilles peut vous faire atterrir sur une liste de surveillance. Là où vous devez faire attention à chaque petite chose que vous faites, parce que quelqu’un d’autre surveille chaque chose que vous faites », écrit Catalano.

La question se pose de savoir comment cette information provenant de Google est arrivée au département de police du comté de Suffolk. Sur le site Medium, Catalano a indiqué que les recherches qui avaient déclenché cette intervention avaient également englobé des recherches que son mari avait effectuées sur l'ordinateur de son ancien employeur.

http://www.express.be/business/fr/technology/ne-tapez-jamais-de-recherches-sur-google-a-propos-des-cocottes-minute-et-des-sacs-dos-partir-du-meme-ordinateur.htm

7 commentaires:

toff de aix a dit…

On y est.... État policier, nous voilà, encore qu'en France il faille souhaiter ne pas en arriver au même point... Rdv dans une dizaine d'années (si ça à pas pété d'ici là...)
En tout cas il faut envoyer ce lien à chaque personne qui est pour la vidéo surveillance, pour le flicage, à chaque imbécile qui dit ne pas comprendre snowden parce que 'ceux qui n' ont rien à se reprocher n'ont pas à s'inquiéter '....

niten a dit…

Le règne de la peur, de la soumission, de la perte des libertés, de l'esclavage, de la dictature. Tout cela se mets en place petit à petit.
Le pire c'est que cela sera irrémédiable.

Woodhey Dyolf a dit…

Et si je tape Snowden m’a envoyé tous ses documents ultra top secret, vous croyez que je vais voir débarquer Monsieur « Smith » ?, bien sûr je n’ai rien de tout ça, en plus je ne le connais pas ce « Snowden » et si je rajoute , que je connais des gens qui connaissent des gens , qui eux-mêmes en connaissent d’autres pour tomber sur « Snowden » vous croyez que j’aurais quand même la visite de son suppléant.... à l’agent Smith....pas impossible....bon pour la cocotte-minute j ‘en ai une, apparemment elle n’est pas estampillée « Hallal », quant au sac à dos,houuu, j’en ai un noir, petit, pratique pour se balader, il y a même un macaron à l’effigie de Ben Laden.... non j’décoonne....

Dominique a dit…

Orwell s'est trompé de titre ; cela aurait du être "2014"

crash2012 a dit…

@ Woodhey Dyolf, tu fais le test ? lol
Faut pas se leurrer, ici on est tous fichés, faut pas se mentir, est ce qu'on trouve aussi aux U.S. le mode d'emploi pour créer une bing bang boom ... comme c'est encore le cas paraît il ici.

Moi je vis en sachant que mes mots ne m'appartiennent pas et que si je veux ne pas être fichée je ne vais pas sur internet. Que voulez vous y faire ? on ne peut rien et cela ne changera pas. Faudra revenir aux écrits, aux lettres ?

raffi henry a dit…

@ Crash2012
Tu peux brouiller les pistes sans être spécialisé en informatique. Par exemple plusieurs comptes e-mails, plusieurs identifiants Wi-Fi, connection nomade (si PC portable),...
C'est pénible au début mais l'on s'y fait et c'est gratuit. Ne te laisse pas traquer : ton bon sens, ta débrouillardise et ton courage sont 3 armes redoutables dont tu ne soupçonnes pas la portée (énooooorme)
;))

Fred a dit…

@ Dominique

"Orwell s'est trompé de titre ; cela aurait du être "2014"

Non, non, non, non!

Selon mes sources, il ne s'est pas trompé du tout, c'est plutôt lui qui nous a trompé, pour la bonne cause: obtenir le OK de l'éditeur:

Au départ, il voulait appeler son Livre "1948" !!!

En effet, il l'a écrit à cette époque (édité en anglais en 1950) et il décrivait un système dont il sentait déjà les graves dérives.

Pour éviter un refus de l'éditeur, il modifia son titre en "1984", ce qui lui permis de le faire paraître, comme si aujourd'hui une grave critique de la société était titrée 2031, ça fait science-fiction ... et ça passe (bon, aujourd'hui plus personne ne lit, ou alors vraiment n'importe quoi: Goncourt etc. En plus, on sortait dix mil fois moins de bouquins à l'époque...)

Habile, car il utilisait en fait un des moyens qu'il dénonce: le message subliminal

OK, je ne voulais pas faire la leçon, mais j'apprécie beaucoup cet homme lucide et courageux (sans flatterie, des "Rohr" jouent ce rôle aujourd'hui) et cette petite mise au clair est une façon de lui rendre hommage...

Amitiés

Fred

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