samedi 1 mars 2014

Enrico Macias et la guerre d'Algérie: Quand Gaston chassait du fellaga...

Il jouait au messie et chantait l'amour, la paix et la fraternité, il s'est avéré être un ultra-sioniste richissime qui chassait le fellagha dans sa jeunesse.
Aujourd'hui acculé à la ruiné par la providence, Enrico Macias restera dans les mémoires comme un charlatan qui a réussi à berner son monde avec de belles paroles.



Gaston Ghenaïssia–le vrai nom de Macias- n'a jamais abordé le volet le plus sombre de son histoire algérienne. Il n'a jamais dit comment il a lui-même contribué à mettre le feu à ce pays bien aimé. Il a, en fait, réussi à maintenir un voile pudique sur son militantisme de cette époque, un militantisme qui l'a mis dans la même tranchée que Maurice Papon !

Enrico Macias évoque régulièrement sa volonté de revoir son «pays natal», et comment il en est empêché. Sa visite devait se faire en 2007, en compagnie de Nicolas Sarkozy. Auparavant, il avait affirmé que le président Abdelaziz Bouteflika lui-même l'avait invité, mais que des méchants, héritiers de la tendance obscurantiste du FLN, s'étaient opposés à son retour. Qu'en est-il au juste ?

A Alger, on affirme officiellement qu'Enrico Macias peut se rendre en Algérie quand il veut, mais qu'il est hors de question d'en faire un évènement politique. Certains fonctionnaires montrent un certain embarras devant le tapage médiatique provoqué par Enrico Macias lui-même. «Il n'a pas envie de revenir, il ne viendra pas, et il le sait parfaitement», a déclaré, sûr de lui, un ancien haut responsable. «Et ce n'est pas seulement à cause de son soutien public à Israël», ajoute-t-il, estimant que le thème Algérie ne constitue pour Enrico qu'un «fond de commerce».

Pour cet homme, qui avoue avoir apprécié la musique de Enrico dans sa jeunesse, Enrico Macias ne reviendra pas en Algérie parce qu'il y a commis des crimes pendant la guerre de libération. Selon lui, Enrico faisait partie d'une milice locale, les «unités territoriales», composées de partisans de l'Algérie française, qui formaient des milices de supplétifs de l'armée coloniale. L'unité à laquelle appartenait Enrico Macias a commis de nombreuses exactions, et a participé à des ratonnades, affirme cet ancien haut fonctionnaire.

A cette époque, Enrico Macias est un jeune artiste prometteur, qui joue dans la troupe du «Cheikh Raymond», le plus célèbre artiste juif de Constantine. Raymond Leyris est alors au faîte de sa gloire : notable de la communauté juive, ami des «arabes» de la ville, il est riche et célèbre. Sa musique est si appréciée qu'une jeune recrue FLN, en pleine guerre d'Algérie, rejoint le maquis ALN en wilaya II avec des disques de «Cheikh Raymond», nous raconte un ancien moudjahid qui a passé toute la guerre dans le Nord Constantinois !

Raymond Leyris n'avait pas d'enfants. Il en a adopté deux, dont Enrico Macias. Celui-ci est donc à la fois l'enfant adoptif, le disciple et l'héritier de CheiKh Raymond. A-t-il été l'héritier en tout ? Seul Macias pourra le dire. En tous les cas, les réseaux FLN avaient alors une conviction. Pour eux, Raymond Leyris avait été contacté par les services spéciaux israéliens. Il organisait des collectes, montait des réseaux, et travaillait en sous-main avec les services spéciaux israéliens, qui avaient alors un objectif : organiser le transfert massif des juifs des pays arabes vers Israël. En Algérie, leur première cible était Constantine, avec ses 25.000 à 30.000 juifs : il y avait presque autant de juifs à Constantine que dans les grandes villes israéliennes.

Par ailleurs, le discours de Enrico Macias a longtemps bénéficié d'une cacophonie chez les responsables algériens, qui n'ont jamais adopté une position claire sur le personnage. En fait, côté algérien, plusieurs points de vue se côtoyaient : ceux qui faisaient l'éloge de l'artiste, ceux qui prônaient la réconciliation, ceux qui dénonçaient son soutien à Israël, et ceux qui étaient d'abord soucieux d'établir les faits historiques.

Un ancien haut fonctionnaire affirme toutefois que Enrico n'avait aucune chance de revenir en Algérie. Les anciens pieds noirs étaient classés en plusieurs catégories, explique ce fonctionnaire. Enrico Macias fait partie d'une sorte de liste rouge officieuse, qui comporte les noms de militaires, colons et ultras ayant commis des exactions. Ceux-là ne peuvent pas entrer en Algérie, dit-il.

Autre détail troublant dans l'his toire d'Enrico : quand il sévissait au sein des «unités territoriales», il collaborait avec un personnage célèbre, Maurice Papon ! Celui-ci a en effet exercé comme préfet à Constantine, où il a contribué à organiser de redoutables escadrons de la mort. Milices, unités paramilitaires, escadrons de la mort, tout ce monde collaborait joyeusement quand il s'agissait de réprimer. Des témoins sont encore vivants. 

http://www.lequotidien-oran.com/index.php?news=5158481





14 commentaires:

Brebis Gall a dit…

Malheur à celui-là !!!

christian w a dit…

Dommage je l'appréciais, ses chansons en tout cas !

Antares a dit…

Tiens Ror on peut rajouter ça, tombé dernièrement !

Ça c'est le genre de truc qui leur file la chiasse.

Ils sont bons ces Islandais... quand même !

Zangao a dit…

Connard !

hotchiwawa a dit…

Bravo Enrico, bravo de quoi être fier!

Un jour tout se sait!

Houx a dit…

Je n'ai pas de sympathie particulière pour Macias mais une information se doit d'être vérifiée.
Or les dates ne collent pas :
En 1949, lorsque Papon a été Préfet de Constantine, Macias avait 11 ans.
De 1951 à 1954, Papon était secrétaire général de la préfecture de police de Paris, il avait maximum 16 ans.
Sur son sionisme il y a beaucoup plus à dire et à redire.

hujo a dit…

Mais rien qua voir sa tronche et surtout sa maniere de parler...on sait deja que cest un mec pas net.

Rorschach a dit…

@ Houx
Papon a été préfet régional pendant la Guerre d'Algérie à Constantine de 1956 à 1958.

Houx a dit…

O.K. ROR.
Retour de Papon de 56 à 58. Macias avait entre 18 et 20 ans.
Il n'a jamais été un foudre de guerre. La seule chose qui comptait pour lui et sa famille : se mettre à l'abri. Ce qu'ils ont fait, en 1961, avant la fin de la guerre d'Algérie en 1962.
Il n'a décidément pas le profil d'un résistant d'un bord ou d'un autre.
L'argent l'intéresse bien davantage.

jcc a dit…

l' appartement de Macias est une loge maconique tous du moins l' entrée est la suite, pour avoir bosé chez eux , se sont des gens infecte, je ne dirais pas plus , ceci n'est que mon avis

Valou50 a dit…

Une chanson culte, qu'on aurait du prendre au sérieux ;: DONNEZ, DONNEZ . donnez, moi ! donnez.......
une petite claque , en passant .....a ce misérable $

BDR a dit…

Qu'il vient pour voir, je vous garantis qu'il ne repartira pas en un seul morceau.

Phil deFer a dit…

Ah si il y en a encore ici qui ne croit toujours pas à la Justice Immanente.... Voyez! :-D

Unknown a dit…

c est bizarre on en parle un peu moins que Dieudonne non? quelle ironie? ouvrons les yeux sur la realite, Monsieur Valls a une myopie tres etrange. vas t on interdire les spectacles de Monsieur Dieudonne?

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Commentaires fermés

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