jeudi 10 avril 2014

Retour sur l'affaire Allégre




Ce jeudi, les journaux annoncent la mort de Dominique Baudis et la caste politico-médiatique lui rend un hommage unanime, le décrivent comme un homme blessé, saluant son mérite et son intégrité.
Mais Dominique Baudis revient de loin, en 2003 son nom apparaît dans l'un des plus grands scandales de la V éme république, c'est l'affaire Alégre où il est question d'orgies bestiales où ont lieu des viols, des tortures et des meurtres y compris celui d'enfants.

Au total, ce sont 193 personnes qui auraient disparues dans de mystérieuses circonstances dans la région de Toulouse ce qui indique l'existence d'un vaste réseau organisé opérant depuis des années sous la protection de certains notables.

Cette affaire en croise une autre qui ne fut pas médiatisée, c'est l'affaire Roche du nom d'un juge lié à ce réseau et qui fut éliminé afin d'éviter que le scandale ne se développe. Se sachant menacé, il se confessa à ses 2 enfants. Voici le témoignage qu'ils livrent dans une vidéo tournée en 2005, il vous permettra de vous faire une petite idée concernant la culpabilité de celui que les médias encensent aujourd'hui :




Texte extrait du site Les Ogres
Ariel et Rebecca Xanti rendent publics les aveux, recueillis peu avant sa mort mystérieuse, de leur père Pierre Xanti (Roche), ancien Président de Chambre de Cour d’Appel, et ayant exercé à Toulouse, concernant l’affaire Alègre.

- Pierre Xanti était non seulement un corrompu dans l’exercice de ses fonctions de magistrat (et cela d’ailleurs dès ses débuts toulousains) mais encore un pervers sur le plan personnel, grand amateur de soirées orgiaques entre notables et collectionneur de photos prises sur le vif lors de ces folles soirées.

- Il nous a parlé d’un groupe secret et relativement informel, basé dans la ville de Toulouse (où il a exercé), auquel il avait eu le malheur d’appartenir et dont il semblait impossible de sortir une fois que l’on avait mis le doigt dans un tel engrenage.

- Ce groupe rassemblait des personnalités de la « bonne société », haut placées dans différentes sphères : notre père a certes mentionné le monde judiciaire (où l’on recrutait paraît-il beaucoup, et pas seulement parmi les magistrats, puisque même certains hauts dignitaires de la police étaient considérés comme des recrues de choix)

- étaient aussi concernés des sphères aussi différentes que la Politique, la Finance ou encore le monde médical, et plus généralement des gens qui comptent dans les secteurs les plus divers - ainsi y aurait-il eu, parmi les participants, et pour prendre qu’un dernier exemple, quelques universitaires.

- il réunit plutôt des notables amateurs de sensations fortes dont le hobby consiste à mêler, lors de leurs réunions, des pratiques aussi diverses qu’uniformément dégoûtantes, et où l’on trouve en conjonction et pêle-mêle la sexualité de groupe, le sado-masochisme, l’automutilation et la consommation de drogues.

- fonctionnement en réseau, dissimulation a priori des activités « festives » du groupe en question ainsi que couvrir, en aval, d’éventuels scandales qui pourraient résulter de son existence même et à étouffer les différentes affaires que ne manqueraient pas d’occasionner ces agissements.

- il y aurait dans ses activités un fort aspect criminel, qui va bien au-delà des liens avec la pègre.

- des soirées dégénèrent pour finir par déraper complètement, une certaine forme de frénésie faisant d’ailleurs apparemment partie de leur essence.

- certaines soirées s’achèveraient sur un nombre de participants en vie à leur terme inférieur au nombre initial de ceux-ci - et cela parfois par accident non anticipé, et d’autres fois de manière parfaitement préméditée.

- des sortes de cérémonies animées par un célébrant, comme s’il s’agissait d’une secte où d’on ne sait trop quel culte.

- des sortes de rituels allant du sacrifice d’un animal à l’homicide pur et simple, en passant par d’autres joyeusetés telles que la scarification de l’adepte.

- partie fine entre bourgeois au terme de laquelle on en vient à tourner autour du thème de la mortification de la chair.

- des chairs transpercées, brûlures de cigarettes ou personnes attachées pour une séance de torture, parfois réclamée par un malade consentant et parfois administrée à une victime involontaire.

- les proies du groupe en question étaient toujours sélectionnées parmi les couches les plus isolées de la population, des « clodos » (c’est une citation de notre père), des prostituées (parfois mineures, nous a-t-il précisé) et, dans certains cas, des étrangers en situation irrégulière (y compris des enfants).

- il y a probablement un parallèle plus qu’édifiant à en tirer avec les 190 morts mystérieuses classées à la va-vite qui ont marqué, rien qu’à Toulouse, les années Alègre. par exemple, une femme retrouvée, ligotée, baillonnée et étranglée. Ce qui n’avait pas empêché la police de conclure à un suicide.

- une pseudo-philosophie de bazar censée justifier tous les débordements, d’inspiration Nietzschéenne.

- dépassement de soi, ascension personnelle au-delà de la condition humaine et libération ultime de l’individu par la transgression de tous les tabous, ainsi, accessoirement, que jouissance sans limites par la saturation des sens. Une sorte de culture de l’expérience illimitée et de la sensation poussée jusqu’à la douleur.

- les « séances » se tenaient dans des lieux variables, des sortes de caves d’immeubles toulousains ou des environs. certains de ces lieux étaient équipés de tout l’attirail du parfait petit Torquemada.

- un trafic de videos illégales s’échangeant sous le manteau à des prix astronomiques et dont le sujet était l’humiliation bientôt suivie de la torture et de la mise à mort

- Pierre Xanti était un ami de 2 des principaux protagonistes de l’affaire Alègre : d’une part une personnalité politique de premier plan (ndlr : Dominique Baudis ?) et d’autre part l’un de ses collègues magistrats (ndlr : Marc Bourragué ?).

- c’est le réseau. Le tout cautionné par les plus hautes autorités puisque Perben s’est même refusé à ne serait-ce que poursuivre (sans même parler de le sanctionner) un trafic d’influence patent que nous avions pu lui prouver entre notre père et l’un de ses collègues montpelliérains, compagnon de promotion de l’ENM et ami de toujours (ndlr : Kubiec).

- notre père était l’ami personnel des 2 principales personnalités du monde politique et judiciaire (ndlr Dominique Perben ? Dominique Baudis ?) ainsi que d’un magistrat additionnel (ndlr Marc Bourragué ?) qui ont tous les 3 leur nom figurant dans le dossier (ndlr : Alègre), dont le magistrat chez qui Alègre venait prendre l’apéro (ndlr : Gilles Bivi) (à qui ce même Alègre fut d’ailleurs présente par un ami commun « connu dans les milieux de la cocaïne toulousaine », comme l’ont révélé les investigations médiatiques à l’époque),

- le fait que Kubiec soit à la fois si proches des 3 protagonistes judiciaires de ce dossier (ndlr : Alègre) : nous ne croyons pas au hasard, et voilà qui défie toutes les probabilités.

- notre père est, en quelque sorte le « chaînon manquant » dans l’affaire Alègre, et le fil sur lequel il faut tirer pour dévider enfin toute cette pelote.

- notre père les savait capables de tout et faire état de ce type de connaissances interdites risquerait fort de nous mener nous-mêmes à notre propre perte.

- nous ne souhaitions pas endosser un tant soit peu ou reprendre à notre propre compte des déclarations qui ne sont pas les nôtres, que nous ne lui avons jamais demandé et qui constituent avant tout un simple témoignage

- témoignage que nous nous sommes contentés de recueillir et aujourd’hui de rapporter sans qu’il nous soit toutefois possible de garantir sa véracité totale

- nous nous sentons nous aussi assez menacés

- nous aurions d’abord souhaité, éviter de renverser de la sorte sur la place publique les poubelles de la République

- il était absolument indispensable de dévoiler les informations ... si nous voulons avoir une chance de connaître un jour la Vérité

- faire publier sur Internet des photos porno de la prostituée qu’il a dû épouser sur un chantage ... le grain de sable qui fait dérailler toute une mécanique, notre père s’est attiré des attentions ... qui semblent avoir causé sa fin.

- il a battu le rappel de ses troupes pour obtenir que ce scandale ne sorte jamais dans les médias. Ce à quoi il réussit grâce aux pressions qu’il exerça sur un vieil ami et compagnon de frasques doté d’une forte influence sur la sphère médiatique en général et plus particulièrement sur son versant audiovisuel. (ndlr : Dominique Baudis ???)

- la campagne d’acharnement judiciaire et de persécutions policières dont nous persistons à être victimes a été déchaînée contre nous parce que l’on redoutait que nous ne rendions publiques ces informations, que nous ignorions en fait au départ, et dont nous avons par la suite eu connaissance à cause de tous les remous déjà provoqués par l’affaire des sites Internet.

- notre dossier a mobilisé en nombre les services de police, de justice et de gendarmerie les plus divers, et cela que ce soit au plan régional, national et même international (y compris INTERPOL dans 4 pays et le FBI américain - preuves papier à l’appui)

- un dossier qui en cachait un autre.

- Dominique Perben est impliqué dans l’affaire Xanti puisque la Chancellerie s’est laissée aller à donner des garanties écrites d’impunité à notre père

- Peu de temps après s’être vu signifier ces garanties exceptionnelles et à notre connaissance inédites, Pierre Xanti allait mourir.

- Perben s’est empressé, après avoir « exfiltré » le Procureur Général Volff, récompensé de ses bons offices par une « promotion-sanction » (sic) à la Cour de Cassation, de faire opérer la nomination-parachutage sur place de Michel Barrau, qui recrée un cocktail détonnant avec l’avocat de Dominique Baudis, Francis Szpiner - par ailleurs avocat de Chirac et ... avocat de l’État de Djibouti dans la sombre affaire de la « disparition » du juge... toulousain Bernard Borrel. - Bref, le même duo infernal que dans l’affaire des HLM de Paris à l’époque où Michel Barrau, affectueusement surnommé « l’effaceur » par ses collègues, était Procureur de Créteil en charge de la plupart des dossiers brûlants pour Jacques Chirac instruits par le juge Halphen - qui n’a pas hésité à accuser directement ledit Procureur d’avoir systématiquement fait obstacle à ses investigations et d’avoir tout simplement fait disparaître les affaires « sur ordre » dans son livre Sept ans de solitude.

- Et sitôt le parachutage de Barrau réalisé, Perben lui donne ordre d’ouvrir une enquête sur le non-respect du secret de l’instruction dans cette affaire - en termes moins châtiés, de couvrir tout ce qui était en train d’éclater

- Arnaud Montebourg n’a pas hésité à écrire directement à Perben pour l’accuser de chercher sciemment à étouffer l’affaire Alègre

- pourquoi Perben s’est-il donc tant agité au sujet d’une affaire qui est censée ne le concerner en rien

- dans un livre consacré à l’affaire Alègre, le compte rendu d’une confrontation en date du 12 Mai 2003 - confrontation à l’occasion de laquelle la prostituée du pseudonyme de Patricia avait lancé à Patrice Alègre, dans le cabinet du juge toulousain, un « Et Perben, tu te souviens ? » qui fût fort curieusement censuré dans le procès-verbal.

- Perben s’expose et se compromet d’une manière on ne peut plus déraisonnable pour voler au secours du moins défendable des magistrats

- Perben saisi par de nombreux Parlementaires de l’Opposition (Députés et Sénateurs confondus) ainsi que par plusieurs Lettres Ouvertes des 2 enfants du défunt, n’a toujours pas fait le moindre semblant de réponse plusieurs années après. Pas plus qu’il n’a été répondu à la Question Ecrite parue au Journal Officiel et posée par Maxime Gremetz début 2005, et par la suite reposée de manière prioritaire, dans laquelle celui-ci interpelle le ministre sur le fait qu’il n’y a tout de même rien d’un tant soit peu normal dans la mort subite de son magistrat haut-gradé en exercice.


4 commentaires:

Yann Gompel a dit…

Les Maîtres mots qui ressortent de cette affaire de pédo-criminalité sont les suivants :"

ORDOS AB CHAOS !!!" .

Mani thai a dit…

Merci de partager cette info a tes lecteurs

valou50 a dit…

Merci, je prie pour que cet article soit repris en boucle par tous les sites.+++
les éloges des médias, sur baudis sont insupportables, J'ai la nausée , mais faut faire tourner ces infos.... ...

Unknown a dit…

allons plus loin et reflechissons sur l affaire pour le moins trouble des disparues de perpignan et du legionnaire qui d apres moi ne s est pas pendu tout seul...


pas etonnant que Stan maillaud soit hors circuit vous ne trouvez pas.

ca ne sent pas bon du tout jusqu en belgique et ce n est oas le courageux monsieur le depute Blanc qui me corrigera

Aura pro nobis.

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