vendredi 13 juin 2014

Les médias annoncent une incursion de tanks russes en Ukraine




Le président ukrainien a fait le plein d'appuis, jeudi, en faveur de son plan visant à mettre fin aux combats dans l'est du pays, lors de discussions téléphoniques avec des leaders américain, russe et allemand, alors même qu'il condamnait ce que des responsables ukrainiens qualifient d'incursion de véhicules blindés provenant de Russie.
Selon le ministre ukrainien de l'Intérieur, Arsen Avakov, trois chars ont franchi la frontière en compagnie d'autres véhicules blindés originaires de Russie, et ont été attaqués par des forces militaires combattant les séparatistes prorusses. La Russie a nié avoir dépêché des troupes et de l'équipement en Ukraine, décrivant les citoyens russes s'étant joints aux séparatistes armés comme des « volontaires ». Impossible de confirmer de façon indépendante que les tanks provenaient bien de Russie.

L'agence de presse Interfax cite le ministre Avakov, selon qui les blindés sont entrés en Ukraine via des postes-frontière contrôlés par les insurgés près du village de Dyakove, dans l'est du pays.

M. Avakov affirme qu'une partie de cette colonne a été détruite, mais il était impossible de vérifier ses affirmations de source indépendante. Il a déploré que cette incursion survienne au moment où la Russie dit chercher une solution pacifique et vouloir renforcer la sécurité le long de la frontière entre les deux pays.

Par ailleurs, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergeï Lavrov, a déclaré jeudi que les insurgés prorusses qui sévissent dans l'est de l'Ukraine sont prêts à une trêve, mais que le gouvernement de Kiev devra faire les premiers pas.

Le président ukrainien Petro Porochenko, qui est entré en poste il y a moins d'une semaine, a confié à son homologue russe Vladimir Poutine qu'il était « inacceptable » que des chars aient franchi la frontière, selon son porte-parole. Une déclaration du Kremlin indique que M. Porochenko a parlé de son plan pour résoudre la crise à l'est, mais ne précise pas si le sujet des blindés a été abordé.

Le leader ukrainien s'est également entretenu jeudi avec le secrétaire d'État américain, John Kerry, et la chancelière allemande, Angela Merkel. M. Porochenko s'est dit prêt à négocier, mais pas avec ceux qu'ils qualifient de terroristes, et pourrait offrir une amnistie à ceux qui n'ont pas de « sang sur les mains ».

De son côté, le ministre Avakov soutient que l'incursion des blindés était en cours depuis trois jours, et avait eu lieu malgré les déclarations russes voulant que Moscou désirait la paix et s'engageait à renforcer les contrôles frontaliers.

L'ambassadeur russe aux Nations unies a fait savoir jeudi que Moscou avait l'intention de déposer une résolution devant l'ONU concernant la crise ukrainienne, mais que la Russie ne demandera pas l'autorisation de déployer des forces de maintien de la paix. Les rebelles ukrainiens réclament que le Kremlin dépêche de telles forces, mais Moscou stipule que cela ne peut être fait qu'avec l'autorisation des Nations unies.

Le gouvernement ukrainien et l'Occident reprochent à Moscou d'alimenter l'instabilité dans l'est de l'Ukraine, où des insurgés ont proclamé l'indépendance de deux régions et demandent leur annexion par la Russie. Moscou nie avoir des agents dans le secteur, mais la nature exacte de ses relations avec les rebelles demeure nébuleuse.

M. Lavrov a précisé que la résolution présentée à l'ONU réclamera le respect des conditions du plan de paix élaboré par l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe. Le secrétaire général de l'OSCE a visité jeudi, en Russie, un camp de réfugiés provenant de l'Est ukrainien et réclamé la fin du conflit.

La Russie affirme que quelque 30 000 personnes ont fui les combats.

Cette semaine, le nouveau président ukrainien, Petro Porochenko, a réclamé la création de corridors humanitaires pour les civils voulant fuir les violences dans l'Est, mais aucun geste concret n'a encore été posé en ce sens. 

http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/International/2014/06/12/005-attaque-chars-russes-ukraine-frontiere.shtml

5 commentaires:

Denis a dit…

Et merde! Et la coupe du monde alors?

tarky48 a dit…

Propagande quand tu nous tiens ... tout ça pour ne pas dire la vérité qui est que kiev utilise des bombes au phosphore contre son propre peuple (à l'est).

Laurent a dit…

Ca me parait bien étrange que Poutine donne à l'otan ce que les us cherchent depuis le début: une occasion de bombarder ces salauds de russes qui osent ne pas vouloir du NOM

Chercheur du Temps a dit…

Il s’agit d’une nouvelle opération d’intox des dirigeants ukrainiens qui multiplient ce genre d’ « informations » pour tenter de camoufler leurs agissements. Ils font régulièrement le coup depuis leur coup d’Etat de février en annonçant des concentrations de troupes et l’assaut imminent des blindés russes, des attaques aériennes toutes proches… Au final, rien. Cela fait aussi partie de leur stratégie de la tension pour se poser en victime et obliger leur « bourreau » à se disculper d’accusations sans fondement.
Qui de simplement sensé peut croire une seconde que la Russie envahirait l’Ukraine avec… trois chars d’assaut et quelques véhicules blindés de transport de troupes ! Les images - si on nous en montre - seront, comme d’habitude, un pitoyable montage vite passé à la trappe par les médias mainstream quand la supercherie sera dévoilée.
Le plus intéressant de cette information est surtout ce qu’elle ne dit pas. Passons sur les habituelles rodomontades d’Arsen Avakov probablement descendant direct de Tartarin de Tarascon : s’il affirme beaucoup il ne démontre rien de tangible.
L’offensive militaire contre les républiques séparatistes avait d’abord été présentée comme une simple opération de police « antiterroriste » qui devait rapidement rétablir l’ordre dans des zones turbulentes en proie à l’agitation. Depuis la mi-avril - bientôt deux mois déjà ! - l’opération « policière » s’est enlisée et à montrer son vrai visage : celui d’une répression aveugle qui en est réduite à employer des moyens de plus en plus extrêmes sans obtenir de réels résultats… autres que des massacres gratuits de civils. L’emploi de chasseurs bombardiers, de chars d’assaut, d’hélicoptères de combat, d’artillerie lourde démontre que l’on est entré dans une véritable guerre civile sans que pour autant l’armée ukrainienne contrôle la situation. La fixation d’environ 2000 hommes sur l’aéroport de Lougansk et la prise de contrôle d’un nombre conséquent de postes frontières par les milices « pro-russes » est tout autant une démonstration des capacités militaires des républiques séparatistes que de l’incapacité opérationnelle de l’armée ukrainienne et des Escadrons de la mort de Pravy Sektor.
En prenant le contrôle de la zone frontalière, les milices assurent ainsi leur approvisionnement en renforts et matériels sous le couvert des fameux « corridors humanitaires » chers à Moscou (qui réédite, à son profit, une pratique courante de l’OTAN en Syrie) et disposent également d’une possibilité de repli si nécessaire. Pendant ce temps, la véritable offensive russe se poursuit tranquillement : l’étranglement économique de l’Ukraine par les armes du gaz, des droits de douane et des conditions de séjour et de travail de millions de travailleurs ukrainiens en Russie. Les effets seront, à terme, infiniment plus dévastateurs pour Kiev que la sauvage ruée de trois fantomatiques chars russes.

Benoit a dit…

Les allemands n'avaient ils pas déclenché l'invasion de la Pologne suite à une opération false flag à la frontière ? Dans la mesure où le NOM est l'héritier idéologique du fascisme hitlérien, tout ceci n'a rien d'étonnant.

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