dimanche 3 août 2014

Libye : Au moins 2 airbus ont disparu de l'aeroport de Misrata



Le poids de la menace que fait peser le chaos libyen sur la sécurité de ses voisins limitrophes immédiats, à leur tête l’Algérie et la Tunisie, s’alourdit chaque jour davantage et le péril ne concerne désormais plus les frontières au sol, mais se propage… dans les airs.


Différents comptes rendus de médias attribuaient aux milices armées libyennes la disparition de plusieurs avions des tarmacs depuis que les aéroports libyens, principalement ceux de Tripoli et de Misrata, sont devenus le théâtre d’affrontements sanglants pour leur contrôle. Des combats qui ont déjà entraîné la mort de centaine de personnes et détruit plusieurs avions, dont un Airbus A330-200 de la compagnie aérienne Afriqiyah Airways et un Bombardier CRJ900 de Libyan Airlines, qui déplorent une flotte endommagée à 90%. 

Néanmoins, si le chiffre de 11 appareils de différentes compagnies aériennes évanouis dans la nature avait été avancé sans pouvoir être avéré, celui d’au moins deux aéronefs volatilisés (sic!) l’a été par le président d’une compagnie d’aviation tunisienne. Sur les ondes de la radio Shems FM, Mohamed Frikha, président de Syphax Airlines, a confirmé « la disparition de deux Airbus A320 » depuis l’aéroport de Misrata, « certainement volés par les milices ».

« Je trouve très étrange que deux avions disparaissent de la sorte, d’autant plus que les auteurs ont procédé avec beaucoup de technicité, car ils ont désactivé le système GPS des appareils », expliquait-il, avant d’ajouter que « les autorités libyennes ignoraient où ils sont ». A la question du journaliste sur la probabilité que ces appareils servent à des opérations suicide que songeraient à mener contre des cibles en dehors de la Libye les groupes armés, M. Frikha s’est montré affirmatif et a considéré que « ce risque existe bel et bien », sauf que, a-t-il nuancé, « il ne faut pas être crédule », car les chances que l’un de ces A320 soit utilisé dans une attaque kamikaze contre la Tunisie ou l’Algérie sont certes « réelles », mais de là à atteindre sa cible, cela relève de l’impossible !

« La menace est réelle, mais pour parer à cette éventualité, il n’existe aucune autre solution que d’abattre l’avion, et l’Algérie est disposée à le faire si un avion non identifié selon les protocoles qui régissent l’aviation civile pénètre son espace aérien, et elle est prête à le faire, y compris si cela devait arriver dans l’espace aérien tunisien », a révélé M. Fakhri, qui insistait sur le caractère « étrange » de cette disparition, s’interrogeant sur qui aurait piloté ces deux appareils et comment et où sont-ils cachés.

Cette dernière déclaration de M. Fakhri renseigne sur l’urgence de la situation, qui commande des actions de même nature, parmi lesquelles la fermeture des couloirs aériens aux avions civils en provenance et en partance pour la Libye, une mesure décidée aussi bien par l’Algérie et la Tunisie que par la plupart des capitales occidentales qui ont déjà rapatrié tous leurs ressortissants qui se trouvaient sur le sol libyen.

Elle laisse également entendre que l’Algérie et la Tunisie ont dû avoir conclu un accord d’« intervention militaire d’urgence », intervenu à l’issue de la rencontre, à Tébessa le 22 juillet dernier, entre les Premiers ministres des deux pays. D’ailleurs, Abdelmalek Sellal ainsi que Mehdi Jomaa se sont accordés sur « un niveau de coopération sans précédent », ce qui est quelque peu logique vu que les deux pays font face à un péril sécuritaire sans précédent.

http://www.reporters.dz/le-president-dune-compagnie-aerienne-confirme-la-disparition-de-deux-appareils-lalgerie-prete-a-abattre-tout-avion-non-identifie-en-provenance-de-libye/14853

2 commentaires:

Chercheur du Temps a dit…

Les pilotes qui ont subtilisé les deux Airbus A320 ont certainement de bien plus grandes compétences en aéronautique que les « terroristes d’al-Qaïda » du 11 septembre : ils ont réussi à faire décoller les deux avions… et probablement à les faire atterrir sur un terrain en capacité de les recevoir. Et bien sûr, comme d’habitude, sans que les services de renseignements US et les quelques autres en activité dans ce coin si tranquille de la Méditerranée où il ne se passe jamais rien ne s’en aperçoivent ! Comme quoi, on pourrait - vu les résultats - avantageusement remplacer la NSA et la DCRI par le correspondant local d’une agence de presse.
Qu’Algériens et Tunisiens s’inquiètent, rien de plus normal : ils sont aux premières loges et savent très bien de quoi sont capables les « glorieux libérateurs » de la Libye si chers à BHV (V pour vomir et non pas L pour levrette comme l’apprécie son ex-égérie). En revanche, à la place des Européens, je m’inquiéterai un peu…
Si Tunis ou Alger peuvent faire de très belles cibles pour des attentats aussi photogéniques que ceux du 11/09, La Valette est encore beaucoup plus près et Naples ou Rome guère plus loin et probablement plus facile à frapper que la capitale algérienne. En fait, si cible il doit y avoir, elle sera déterminée en fonction des intérêts du moment des commanditaires… ou d’un plan à plus grande échelle. Au fait, il n’y aurait pas une prophétie sur le dernier locataire d’un petit Etat au bord du Tibre ?

Phil deFer a dit…

Il me paraît impossible que USA et RUSSIE ne sachent pas exactement où sont allés ces avions... Reste alors à se demander si tout ceci ne serait pas finalement qu'une vaste comédie...

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