vendredi 1 août 2014

Rebondissement dans l'affaire du vol MH17 : Les experts allemands établissent des traces de canonnage


 
Les séparatistes pro-russes (aidés par les Russes, qui en portent l’inexpiable responsabilité) sont donc à l’origine du crash de l’avion malaisien, scandaleusement abattu par un missile anti-aérien de type SA-11 (BUK M1). Haro sur eux, puisque tout est clair (l’avantage des vérités révélées sur les longues et fastidieuses recherches). Les affirmations russes de la présence d’au moins un avion SU-25 à proximité du vol 17 n’étaient donc qu’affirmations mensongères, comme l’étaient les messages du contrôleur aérien Carlos qui témoignait de la même chose (si d’aventure ce Carlos a même jamais existé).


On comprend mal pourquoi les enregistrements du contrôle aérien de Kiev (qui a fait dévier le vol civil pour l’amener sur une route plus au nord qu’à l’accoutumée, c’est-à-dire passant au dessus d’une zone contrôlée par les pro-russes) devaient de toute urgence être confisqués par le SBU ukrainien, mais qu’importe. Et s’ils n’ont pas reparu, c’est sans incidence. Tout comme l’offensive de ceux qui, sur zone, poursuivent une opération anti-terroriste (ATO) qui ne permet plus aux experts de pouvoir véritablement travailler.

Voilà le contexte dans lequel viennent s’inscrire, tout à trac, l’apparition d’images qui ne sont pas du tout celles que l’on attendait (aïe !…) et les observations des experts allemands qui les ont examinées. A peine avait-on cessé de croire à l’arrivée de Grouchy que Blücher s’annonce.



Et voici que reviennent en mémoire ces premiers témoignages, ceux des habitants vivant à proximité de la zone du crash, qui faisaient état de plusieurs détonations dans le ciel et, souvent, mentionnaient la présence d’au moins un, parfois deux avions de plus petite taille.

Revoici à nouveau sous les projecteurs les explications de l’état-major des forces armées russes, lors de sa présentation, qui, en se basant sur des échos et suivis de radar, affirmait la présence d’au moins un Su-25 à moins de 5 km (entre 3 et 5 km, disait-il) du vol MH17. Précisant même qu’il s’agissait d’un signal radar simple (sans identification secondaire, donc d’un vol militaire). « On a observé la montée d’un avion ukrainien SU-25 en direction du Boeing malaisien, qui se trouvait alors à une distance de 3 à 5 km. Le Su-25 peut atteindre une altitude de 10.000 mètres. Il dispose de missiles air-air qui peuvent tirer jusqu’à 12 km et garantissent la destruction d’un objectif jusqu’à 5 km », avait clairement affirmé le lieutenant-général Andreï Kartapolov.

C’est en effet que plusieurs éléments de l’épave du Boeing semblent bien présenter ce qui ressemble à… des impacts de balles. Des traces de balles de canon automatique de calibre 30, tel que le canon qui équipe les SU-25, pour être précis. Ne pourrait-il pas s’agir aussi bien de shrapnells provenant d’un missile sol-air BUK ? Apparemment pas ! Certains éléments photographiés révèlent clairement des perforations rondes entrantes, en même temps que des orifices aux bords déchiquetées vers l’extérieur, et cela sur les mêmes éléments de carlingue. Cela indiquerait soit un tir croisé par deux avions de chasse, soit l’explosion d’un missile complétée par des tirs.

Il y aurait donc deux armes du crime. Ce n’est pas du tout la version occidentale entendue jusqu’ici…

C’est néanmoins ce qu’un ancien pilote allemand, expert en technologie aérienne, Peter Haisenko, vient de publier sur le sujet : « Si l’on regarde l’image de ce fragment de cockpit, cette image est certainement choquante. On y voit dans la zone de l’habitacle des traces de perforations par balles aussi bien en entrée qu’en sortie. Aucune spéculation ici, mais l’analyse de faits clairs : le cockpit montre des preuves manifestes d’impacts de balles. Vous pouvez voir les trous d’entrée et certains points de sortie. Les bords des orifices d’entrée sont repliées vers l’intérieur, les trous sont beaucoup plus petits et de forme ronde. Le calibre est de 30mm. Les orifices de sortie sont moins bien formés et les bords en sont déchirés vers l’extérieur.

En outre, il est visible que les trous de sortie ont déchiré la double épaisseur d’aluminium et ont plié le métal vers l’extérieur. Ce qui veut dire que les éclats ont été projetés de l’intérieur de la cabine vers l’extérieur. On constate également que les rivets ouverts ont, eux aussi, été pliés vers l’extérieur. Une seule conclusion s’impose : c’est que l’avion n’a pas été touché par un missile. Les dommages infligés à l’aéronef sont par ailleurs uniquement circonscrits au poste de pilotage… ». [1]

Calibre 30 mm… Comme l’armement du Sukhoï SU-25, qui est équipé d’un canon de 30 mm type GSch-302/AO-17A, tirant des obus explosifs à éclats (le Sukhoï est approvisionné pour 250 coups). Ou plutôt comme l’armement de DEUX Sukhoï Su-25, puisque l’on relève des traces d’entrée et de sortie de balles sur le même côté, ce qui montre que le cockpit du MH17 a été touché de DEUX côtés.

Dmitry Travkin [1] a présenté un photomontage présentant la pièce de l’avant du fuselage, telle qu’elle a été retrouvée sur le site du crash, à la place qu’elle devait occuper sur la carlingue du Boeing, et reconstituant la trajectoire des projectiles qui ont frappé à la fois le coin de la vitre de cockpit et l’extrémité de l’aile gauche de l’appareil.



On remarque instantanément qu’il ne s’agit pas là de l’effet typique d’un missile anti-aérien tel que le BUK, à savoir un cône de détonation, lequel aurait projeté ses éclats de façon nettement plus dispersée. Mais qu’il s’agit bien plutôt d’un tir de canon.

Des feux après l’impact au sol, et non avant !

Bernd Biederman, colonel en retraite et spécialiste des missiles de défense anti-aérienne, est pour sa part d’avis que le Boeing de la Malaisie « n’a pas pu avoir été touché par un missile de défense aérienne sol-air ». C’est ce qu’il vient d’écrire dans un article publié par le quotidien Berlinois « Nouvelle Allemagne » (édition du jeudi), faisant remarquer que si l’avion avait été touché par les éclats d’un missile sol-air, il aurait immédiatement pris feu « du fait de l’énorme chaleur de friction que les éclats génèrent en pénétrant le fuselage. » Un seul éclat contient la même énergie cinétique qu’un wagon de chemin de fer de 40 tonnes percutant les tampons à 60 kilomètres à l’heure, souligne-t-il. « Dans le cas du Boeing Malaisien, on a pu voir que des feux épars avaient éclaté après l’impact au sol, car les débris chaud de l’avion étaient entrés en contact avec des matériaux combustibles. » [1]

Biedermann est un familier de la technologie soviétique et russe de défense aérienne : comme officier, il a dirigé des unités de missiles anti-aériens au sein des forces de l’Allemagne de l’Est, avant d’enseigner ce domaine à l’Académie militaire qui formait les troupes de défense anti-aérienne.

« Les impacts sur le morceau de carlingue semblent mieux correspondre au tir du canon de 30 mm du Frogfoot (nom de code Otan du SU-25) qu’à des éclats de missile », relève pour sa part Jacques Sapir. [2] « Ces derniers sont – en général – nettement plus dispersés, sauf si l’explosion de la tête du missile a eu lieu à toute proximité de la cible (probablement moins de 5 m). La tête du missile BUK contient de l’explosif et des petits cubes d’aciers au sein de l’explosif. La détonation provoque un cône d’éclats. Si le missile détonne à 10 m-15 m de la cible, le cône est déjà formé. Si le missile détonne à moins de 5 m, les éclats peuvent par contre être groupés. »

Lorsque l’on sait qu’un ou même deux SU-25 ont accompagné le Boeing pendant plusieurs minutes, les choses ne peuvent manquer d’apparaître sous un jour différent de celui que l’on nous avait tout d’abord présenté. Même si l’on sait aussi que l’Armée ukrainienne avait déployé des missiles BUK dans la région de Donetsk, craignant semble-t-il une attaque aérienne russe contre ses forces engagées dans l’est du pays, en représailles aux tirs qui avaient frappé à de multiples reprises des postes frontière de la Fédération de Russie (le gouvernement russe avait menacé l’Ukraine de « frappes ciblées »).

Quant au SU-25, s’il n’est pas à proprement parler un chasseur, mais un appareil d’attaque au sol, il pouvait néanmoins monter suffisamment haut pour se trouver à portée de tir missile (missile air-air R-60)… ou de tir canon.

Et Jacques Sapir de noter : « L’enquête a pour l’instant révélé que l’équipage a été mis hors de combat quasi-instantanément. Cela est cohérent avec la thèse de l’hypoxie suite à une dépressurisation brutale du cockpit, comme avec celle d’un équipage massacré, soit par des obus soit par des éclats de missiles. »

Et d’observer : « Si ce sont bien des obus du canon de 30-mm qui arme le SU-25, ces derniers sont composés d’uranium appauvri. La radioactivité résiduelle devrait donc être détectable sur les débris. » Wait and see.

Reste que si l’avion a bien été abattu par un ou plusieurs tirs de canon de 30 mm, il ne saurait plus longtemps être question de l’hypothèse d’un tir accidentel de missile. Les pilotes de chasse ne se recrutent pas dans les bars chez les fantaisistes. Pas plus que les Sukhoï 25 ne volent en haute altitude sans raison.

« Il y a plus de choses dans le ciel et sur la terre, Horatio, que n’en rêve votre philosophie. »

Quant au Département d’État des États-Unis, il vient de changer sa position, passant d’un crime de Poutine à un « accident tragique ». Sans que l’on sache s’il compte également modifier prochainement ses précédentes allégations : celles relatives aux photos (récupérées sur Twitter) qu’on nous affirmait être celles d’un BUK des séparatistes s’enfuyant en Russie après son forfait, comme celles qui se rapportaient à certains extraits audio (récupérés sur Youtube), où, nous expliquait-on, des rebelles pro-russes auraient tenu conversation au sujet d’un avion qu’ils venaient d’abattre (avant que de comprendre qu’ils avaient en fait, à tort, cru l’avoir abattu).

Verra-t-on un jour quelque image satellite sérieuse ou quelque relevé de suivi radar réellement parlant de la part de Washington ? Cela est pour le moins douteux. Tout au plus, peut-être, un enregistrement du MIG personnel du président russe, avec Igor Strelkov à ses commandes, survolant le village de Grabove quelques minutes après le crash du Boeing (si le montage vient à être posté un jour sur Facebook).

Goklayeh, pour vineyardsaker.fr


Notes :

[1] NEW MH17 SENSATION: German experts point finger at Ukrainian air-force jets
investmentwatchblog, 28/07/2014

[2] MH17 et Su-25
RussEurope, 30/07/2014

Source 

Vu ici :
http://echelledejacob.blogspot.com/2014/08/mh-17-rebondissement.html

14 commentaires:

backup.rim a dit…

Ou l'on apprend ci-dessous que Kiev a aussi maquillé les images satellites
http://www.eutimes.net/2014/08/moscow-accuses-kiev-of-forging-mh17-satellite-images/

Des vrais pieds nickelés...
http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/b/b5/Pieds_Nickeles_5.jpg

backup.rim a dit…

autre chose, on comprends mieux pourquoi kiev accentue les combats dans cette zone, il s'agit de rendre impossible le travail des experts! C'est ce qui arrive en ce moment. Et les USA sont derrière cet enfumage massif.

pollux17 a dit…

http://french.ruvr.ru/news/2014_07_29/Un-pilote-ukrainien-affirme-avoir-abattu-le-MH17-6100/

plip plop a dit…

Bonsoir
alors abattu au canon par un Soukhoï Su-25 ?
et personne ne vois les impossibilités d'un tel scénario ?

le MH17 volait à son altitude de croisière soit 10 500 m
le plafond d'un Soukhoï Su-25 c'est 7000 m !
donc dire que les deux Soukhoï Su-25 l'on accompagné plusieurs minutes , c'est au moins 3,5km au dessous !
ensuite le Soukhoï Su-25 est armé avec un canon de 30mm antichars situé sous l'avion !
donc facile d'imaginer la manœuvre
il doit se situer derrière au moins à 1 ou 2 km pour avoir un angle acceptable , soit avec la l'altitude différentielle un tir à 4 ou 5 km de distance c'est a dire avec des obus qui vont à 800m/s, au moins 6 secondes
en 6 secondes l'avion parcours plus 1 km
il a du donc viser un point situé à 1km devant le MH17 soit à 5 ou 6 km minimum de sa position tout en faisant un virage vers le haut pour orienter son canon le tout à sa limite de plafond de vol
1/ la probabilité de toucher une cible mouvante au canon ( munition non guidé ) à cette distance et dans ces conditions est infime
2/la portée d'un canon de 30mm varie de 2000 à 5000m selon l'angle de tir et la munition, étant donnée l'orientation du tir vers le haut on est clairement au delà

on est aussi largement delà aussi de la distance d'engagement en combat aérien ( au canon ) pour un chasseur équipé de canons pour le combat aérien
alors avec un canon antichars placé sous l'avion !!!

mais il a un détail qui démontre encore plus clairement que cette article raconte n'importe quoi
le dessin montrant que le même tir à atteint a la fois le bout de l'aile et le cockpit
ce genre d'impact ne peut être obtenu que par un tir venant de la même altitude puisque l'aile est en gros à la même hauteur que le cockpit ( un avion a son altitude de croisière ne vol pas en crabe )
or je rappel que le sukhoi volait pratiquement 4km au dessous !
je ne sais pas d'ou vient cette article , mais il décrédibilise totalement ceux qui l'on publié

eric g a dit…

Ouiiii Plip Plop, et la marmotte met le chocolat dans le papier d'alu... on connait... haha

En tout cas, il doit y'avoir des choses qui change en ce moment dans le monde... Obama doit sentir que ça sent le roussi pour ses petites fesses... Ce soir, il a admit que la torture avait été utilisé par les états-unis... ( bon, on le savait déjà mais là c'est déjà un aveu... )

Ce soir encore, l'ONU reconnait que la Russie n'est pas impliquée dans l'escalade de l'horreur dans le Donbass...

http://french.ruvr.ru/news/2014_08_01/Ukraine-les-conclusions-de-lONU-confirment-que-la-Russie-n-a-rien-a-avoir-avec-l-escalade-du-conflit-MAE-9127/

Zut, ça tombe mal, nos irresponsables du gouvernement viennent juste de partir en vacances... A tout les coups, il ne seront pas mis au courant et reviendront bronzés avec plein de nouvelles idées de sanctions contre la méchante Russie qui le mérite bien ( bin oui, elle ne veut pas jouer le jeu du nouvel ordre mondial, pas non plus empoisonner sa population a coup d'OGM et en plus, elle veut se débarrasser du " dieu " dollars... nan mais ho.. faut pas pousser quand même... lol )

plip plop a dit…

eric g , je constate que la marmotte arrive a te faire gober les pires invraisemblances , a partir du moment ou c'est ce que tu veut entendre !

le dessin de l'article par exemple qui montre des soit disant impacts de tir sur le dessus de l'aile
mais sans doute que le boeing volait sur le dos ;))))

Amaury Massalis a dit…

Si c'est bien un tir canon, ce n'est probablement pas un Soukhoï Su-25 qui n'est profilé ni pour la vitesse ni pour l'attitude. Quid ?

Chercheur du Temps a dit…

@plip plop. Quelques remarques sur vos remarques. Pour l’instant, il ne s’agit que d’une hypothèse plausible.
Vous faites remarquer que le vol MH17 volait à 10 500 mètres et qu’un SU-25 ne peut pas dépasser le plafond de 7000 mètres. Sauf que, pour l’instant, nous n’avons aucune indication fiable de la véritable altitude du Boeing déjà détourné de son plan de vol normal pour passer au-dessus d’une zone de guerre où il n’avait rien à faire. Comme le SBU s’est empressé de mettre la main sur tous les enregistrements du contrôle aérien et que le contenu des boites noires semblent être dans un autre trou noir… il se peut donc que les 2 (deux) SU-25 observés par des témoins au sol à proximité du Boeing avant qu’ils entendent plusieurs explosions n’aient pas eu besoin de dépasser le fatidique plafond de 7000 mètres…
Plafond qui d’ailleurs n’a rien d’absolu. Sur des sites spécialisés, on évoque une version du SU-25 pouvant monter à 8000 mètres. Par ailleurs, lors d’une conférence de presse, le général Andreï Kartapolov de l’Etat-major des forces russes a affirmé que le Su-25 peut atteindre une altitude de 10 000 mètres. Certes, l’homme a plusieurs défauts rédhibitoires : il est militaire, russe et sa version fait tâche dans le décor quand il annonce qu’un avion de chasse ukrainien SU-25 se trouvait à une distance de 3 à 5 kilomètres du Boeing malaisien peu avant le crash de l’avion (un bombardement d’attaque au sol probablement ?).
Je dirai que la preuve indirecte la plus convaincante nous est donnée par… le département d’Etat américain ! Le soir même du drame, l’incendie des restes de l’avion à peine éteint, Washington accusait déjà les séparatistes d’avoir abattu le vol MH17 avec un missile obligeamment fourni par les Russes… avec bien sûr toutes les preuves possibles de l’odieux attentat. Preuves, qui depuis deux semaines maintenant, se font toujours attendre et pour toujours… puisque le département d’Etat parle désormais de “tragique méprise” !
Exit l’assassinat programmé de 300 innocents par des fous sanguinaires armées et excités par la Russie, ce ne serait donc qu’un banal accident de chasse, blâmable certes mais sans plus… Parce que les Américains savent que les Russes savent (et surtout parce qu’ils leur ont montré les preuves indiscutables qu’ils n’affirment pas sans savoir) que leurs petits protégés nazis de Kiev ont délibérément abattu un avion de ligne pour provoquer une crise internationale mettant la Russie au ban des nations et dans l’impossibilité de continuer à soutenir les séparatistes. La tragique - mais forcément excusable - méprise qui constitue donc la nouvelle vérité officielle US n’a de sens pour Washington que si le drame peut être imputé à Kiev… et par ricochets à ses sponsors occidentaux. Et, surtout, la version de la “tragique méprise” permet de recycler utilement l’encombrant Bouk qui pue et d’oublier les SU-25… Parce que si l’on retrouve des traces de canonnage sur le cockpit du Boeing, adieu missile tiré par erreur - ah, s’il n’y avait pas eu ces méchants séparatistes au sol que l’on a tragiquement confondu avec un avion de ligne en vol ! - et bonjour crime contre l’humanité organisé et exécuté par ces « braves gars » de Kiev !

plip plop a dit…

Chercheur du Temps, je n'ai pas comme vous d' apriori sur qui que ce soit
les "méchants" Ukrainiens , on très bien pu abattre le boeing avec un missile à partir d'un avion
les "méchants" séparatistes Russe l'on peut être abattu avec un missile partant du sol
je n'ai vraiment pas les éléments pour me faire une opinion définitive

par contre quand on veut me faire croire qu'un SU-25 a abattu au canon un Boeing volant à sa vitesse et son altitude de croisière , j'ai vraiment le sentiment qu'on me prend pour un imbécile , et j'ai quelques compétences pour connaitre ce qui est possible ou non dans ce domaine

pour la vitesse et l'altitude de l'avion , personne n'a jamais avancé qu'il n'était pas à son altitude de croisière , les Russes on bien mentionné une déviation de trajectoire de 14km , mais jamais ils n'ont fait état d'une modification de l'altitude et vu le contexte si c'était le cas ils ne se seraient pas gêné de le signaler
donc le MH17 volait à son altitude (et donc vitesse ) de croisière , personne ne le conteste !

le SU25 peut comme tout les avions dépasser son plafond opérationnel , mais sous certaines conditions , allégé au maximum , c'est a dire sans armements ou presque et un minimum de carburant et pour un temps très réduit ( en gros en vol parabolique il monte et redescends immédiatement )
plafond opérationnel, ça veut dire justement que l'avion n'est plus en mesure opérer correctement au dessus de ce plafond

si donc dans certaines conditions il peut dépasser son plafond avec son armement , c'est au prix de conditions de vol particulièrement instables qui le rend incapable d'ajuster une cible, qui pour ne rien arranger vole 200km/h plus vite que que le SU25

d'autant que je rappelle qu'il ne s'agit pas d'un avion de chasse , mais d'un avion d'attaque au sol équipé d'un canon antichars

Alors qu'un SU25 ai abattu le vol MH17 avec un missile , pourquoi pas , c'est techniquement possible
avec un canon , c'est juste risible pour tout ceux qui on un minimum de connaissances dans ce domaine

Anatole Patachon a dit…

re

Chercheur du Temps a dit…

@plip plop. Le seul moyen de départager canonnage et tir de missile serait une expertise des débris. Ce qui explique d’ailleurs, malgré toutes les assurances formelles données par Kiev, non seulement la poursuite mais aussi l’intensification des combats dans la zone du crash… La découverte d’un SEUL impact de canonnage sur la carlingue prouverait indubitablement que le vol MH17 a été victime d’un tir délibéré effectué depuis un avion. La question de savoir alors si le Boeing volait à 10 500 mètres et si un SU-25 peut dépasser le plafond théorique de 7000 mètres n’aurait alors plus guère de sens devant une preuve matérielle.
Je pense que les Russes ont reconstitué de façon complète le scénario complet de la destruction en vol du MH17 : ils savent très précisément à quelles altitudes volaient le Boeing et les SU-25, la distance minimale qui les séparait et le modus operandi suivi même si, pour l’instant et faute d’avoir les éléments - soigneusement occultés par les parties en présence - la théorie d’une destruction par canonnage peut sembler rocambolesque.
Il faut d’abord noter que les Russes, capables de fournir beaucoup d’éléments précis et, dans les jours qui ont suivi le drame, de poser des questions gênantes aux autorités ukrainiennes se sont bien gardés d’indiquer l’altitude des différents avions impliqués. Ils gardent en réserve certaines preuves qui peuvent, selon la tournure des événements, soit accréditer la nouvelle version américaine d’une « tragique méprise » (sous-entendu ukrainienne) en échange d’un règlement à l’amiable du dossier Donbass, soit apporter - au pire moment pour les Américains - la preuve irréfutable que le Boeing n’était pas à l’altitude de 10 500 mètres et qu’il y avait bien des avions ukrainiennes à proximité immédiate quelques instants avant la fin prématurée du vol MH17… En annonçant dans sa conférence de presse qu’aucun tir de missile air-air n’avait été détecté, le général Andreï Kartapolov semblait indiquer l’origine terrestre du tir fatal… ou indiquer discrètement au camp adverse que les Russes savaient que le Boeing avait été victime d’un canonnage.
On est donc pour l’instant devant une « tragique méprise » (donc la destruction accidentelle par des moyens militaires d’un bord ou de l’autre) qui n’a pas été provoquée par un missile air-air (pas détecté par l’œil de lynx de Moscou), par un canonnage (puisque rigoureusement impossible… mais néanmoins faisable) et apparemment pas non plus par un tir de missile sol-air (Washington et Kiev sont totalement incapables de fournir le moindre élément crédible et vérifiable à l’appui de leurs accusations d’un tir séparatiste… et, d’autre part, il n’y a AUCUN témoignage d’une quelconque trainée de condensation d’un missile Buk1M fonctionne avec un combustible solide (sur les considérations techniques et la démonstration je vous renvoie à l’excellent article de Valentin Vasilescu http://reseauinternational.net/quy-t-il-vrai-les-declarations-du-president-piotr-porochenko/). Bref, selon la nouvelle vulgate occidentale, le vol MH17 a été abattu par aucun moyen connu identifiable ! Un suicide collectif peut-être ?

Narkos Loin a dit…

avant de critiquer, renseignez vous, l'analyse de plip plop est tout a fait viable,

http://fr.wikipedia.org/wiki/Soukho%C3%AF_Su-25

Chercheur du Temps a dit…

Je n’ai nullement l’intention d’entrer dans une polémique stérile dont certains raffolent.
Pour l’instant, faute des éléments tangibles que fourniront peut-être (on a le droit de rêver à une enquête impartiale) boites noires, analyse des débris et décodage d’un certain nombre de données satellitaires, radars, de surveillance électronique et autres… il n’y a que des hypothèses. Certaines sont carrément farfelues faisant du MH17 la réincarnation du MH370. D’autres sont plus ou moins crédibles. Les critiquer, les confronter est donc parfaitement normal et fait avancer le débat.
plip plop base son analyse sur des données factuelles que l’on peut parfaitement discuter puisque d’autres sources, fiables elles aussi, annoncent d’autres données factuelles. Le lien vers Wikipédia offre des informations… mais relativement basiques, désolé. C’est très bien pour se faire une petite idée du Su-25 mais ça ne va pas plus loin et ça n’en a d’ailleurs pas la prétention.
Vu les enjeux, j’imagine mal les hauts responsables militaires russes avancer des éléments absurdes pour étayer une démonstration autrement plus convaincante que les Power Point de la Maison Blanche avec des infos glanées sur Facebook, Twitter ou un quelconque jeu vidéo. Ce serait d’autant plus absurde de leur part qu’ils n’ont - apparemment - pas besoin de bricoler des faux ou d’inventer des éléments aberrants car leur version est probablement bien plus proche de la réalité que les dénonciations américaines. Dénonciations d’ailleurs de moins en moins précises et de plus en plus discrètes… alors que les condamnations montent en puissance comme pour mieux dissimuler le vide sidéral du dossier d’accusation américano-ukrainien.

Rorschach a dit…

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