mercredi 10 septembre 2014

Jacques Attali déclare que la France pourrait être mise sous tutelle



À tous ceux que l’avenir de la France pourrait intéresser, je donne rendez-vous ici même, le 2 octobre : son sort, ce jour-là, sera scellé, pour longtemps. D’ici à cette date, en effet, notre pays devra faire enfin les choix qu’il refuse obstinément d’effectuer depuis 20 ans, malgré tous les conseils, tous les livres, tous les discours.


Récapitulons les dates importantes du mois à venir :

- Ce mercredi 10 septembre, le gouvernement doit faire connaître la trajectoire qu’il choisit pour 2015. Ce choix est crucial, puisqu’il détermine le sort du pays jusqu’en 2016, année en principe pré-présidentielle, pendant laquelle tout le monde s’empressera de ne rien faire. Les choix qui restaient à trancher avant ce mercredi étaient immenses. Faut-il avouer au pays que les déficits publics ne sont pas sous contrôle et que la France rejoindra bientôt le triste club des pays dont la dette publique est supérieure à son PIB ? Faut-il se résigner à des déficits durablement supérieurs à 4% du PIB, à la différence de tous les autres pays européens ? Ou, au contraire, faut-il enfin faire d’énormes réformes et de cruelles économies pour maîtriser ces dérives ? Faut-il encore augmenter les impôts ? Et lesquels ? Faut-il se résigner à une déflation suicidaire ? Faut-il libérer les forces de la croissance au risque de déchaîner la coalition de tous les conservatismes ? J’ai ma réponse à ces questions. Je ne sais pas, à l’instant où j’écris, celle qui sera donnée par le gouvernement. La suite du calendrier ne l’incite pas à l’audace …

- Le vendredi 12 septembre, la structure du budget doit être communiquée au Haut conseil des finances publiques et aux autres pays européens, dont les ministres des Finances seront réunis pour cela à Milan.

- Le mardi 16 septembre, le Premier ministre doit demander la confiance du Parlement, qui sera d’autant plus difficile à obtenir qu’il aura pris les mesures très difficiles auxquelles nul n’a préparé le pays.

- Le jeudi 18 septembre, le Président de la République donnera la quatrième conférence de presse semestrielle de son mandat.

- Le mercredi 24 septembre, ou quelques jours plus tard en raison d’un déplacement du Président à l’ONU, le budget détaillé sera présenté en Conseil des ministres puis, le jeudi 2 octobre, déposé au Parlement.

- Le dimanche 28 septembre auront lieu les élections sénatoriales.

Tout, alors, sera joué.

Si, ce mercredi, le gouvernement choisit la solution courageuse, qui consiste à purger tous les écarts antérieurs pour se redonner de la marge, il lui faudra annoncer des économies de plus de 25 milliards en 2015, et une hausse de deux points au moins de la TVA, ou autant de petites contributions fiscales infiniment plus douloureuses ; il pourrait alors craindre de ne pas avoir l’approbation du Parlement six jours plus tard.

S’il ne le fait pas, la France sera, avec l’Italie, le seul pays d’Europe refusant de se réformer. Le seul pays en route vers la faillite et la ruine de ses habitants. Le seul pays traité, à juste titre, par ses partenaires européens, de « cigale prétentieuse », de lâche inconscient, de fossoyeur de l’Union. Celle-ci pourrait (devrait, même, en application des traités) mettre notre pays sous tutelle et envoyer ses représentants afin d’établir le budget à notre place, comme ce fut le cas en Grèce ou au Portugal. Exactement comme on traite une personne incapable de gérer ses finances.

Voici le choix. Voici les enjeux. Au lieu de s’occuper d’anecdotes nauséabondes, les hommes politiques, de gauche comme de droite, ne devraient débattre en public que de cette question : que faire d’ici le 2 octobre prochain ?

Ce jour-là, je dirai ce que je pense de ce que le pouvoir aura décidé pour l’avenir de notre pays : aura-t-il choisi d’agir ou se sera-t-il bercé de l’illusion qu’il a encore du temps ? Croira-t-il que chacun peut s’en sortir seul, ou continuera-t-il d’entretenir une juxtaposition de groupes de pression quémandant chacun une part de plus en plus grande d’un gâteau de plus en plus petit ?

A lui d’en décider. A vous d’en juger. Rendez-vous le 2 octobre.

http://blogs.lexpress.fr/attali/2014/09/08/rendez-vous-le-2-octobre/

9 commentaires:

Amaury Massalis a dit…

Atalli arrête ton char, la Deutsche Bank est exposée à hauteur de 54,7 milliers de milliards d’euros sur les produits dérivés : à comparer avec les 2 milliers de milliards d'euros de dette de la France (à la fin du premier trimestre 2014 : 1985,9 Md€, en augmentation de 45,5 Md€ par rapport au trimestre précédent).
Remercions avant tout Giscard pour avoir fait voté une loi qui impose à l'Etat de s'endetter auprès des banques pour 5, 6 ou 7% plutôt qu'auprès de la Banque de France pour moins de 1%.
http://lesmoutonsenrages.fr/2014/08/27/lexposition-ahurissante-de-la-deutsche-bank-sur-les-produits-derives/

pâte à pizza a dit…

Ha ha ha ! Et la France entière attend avec angoisse l'avis de Jacques Attali ! C'est Attali qu'il faudrait mettre sous tutelle, lui qui vit depuis si longtemps aux frais du contribuable avec une mission par-ci, un rapport par-là, lui et tous ses amis aussi prétentieux qu'incompétents comme les Alain Minc et consorts qui ont fait en sorte de ruiner le pays.

Utopia a dit…

oui, c'est tous ces rats profiteurs et voleurs qu'il faut virer en leur refusant toute retraite vu qu'ils foutent rien !!!
Faisons comme en Islande!!!

Amaury Massalis a dit…

pâte à pizza a dit… : .../... lui et tous ses amis aussi prétentieux qu'incompétents .../...
Je ne suis pas d'accord, ils sont très compétant, mais cette compétence n'est pas mises au service des citoyens, avec nous ils ne sont pas honnêtes, sincères et désintéressés.

Denis a dit…

@Amaury Massalis
C est sur que le taux d exposition des banques aux produits dérivés pèsent dans la balance de ce genre de discourd. Pour ce qui est des banques française, je crois bien la Société Générale a 27 mille milliards d actifs pourrît.

Anatole Patachon a dit…

Il est beaucoup trop tard pour faire quoi que ce soit. Les carottes sont cuites. Seuls ceux qui ont réussi à se tirer du système nauséabond tissé par feu les architectes de cette Europe bancale qui voulaient absolument qu'il soit dit que c'était leur oeuvre, pourront éviter de bouffer des rutabagas.
Une bonne économie à faire pour notre pays serait de commencer par balayer les déchets des consulats et des ambassades, ces fonctionnaires qui se croient tellement au-dessus du citoyen...

tono tony a dit…

Les français ne feront rien pour libérer leur pays...Population vieillissante , lâche, dépressive et suicidaire...

Je viens d'apprendre ce chiffre effarant ...l'année dernière 1 français sur 928 a tenté de se suicider...c'est juste catastrophique ...

Vive la Modernité, Vive la Démocratie, Vive le Capitalisme Triomphant...

http://www.lelibrepenseur.org/

Les crypto-sionistes ont déjà braqué ce pays et bousillé sa population...

tono tony a dit…


@ Amaury Massalis,

Pour une fois je suis entièrement d'accord avec toi , ils sont trés compétants à l'image d'un François Hollande qui travaille parfaitement bien pour son maitre Rotshild , tu peux rajouter les Sarko ,Minc et toute la mafia talmudo-maçonnique...la liste est longue...

osmont norbert a dit…

le Gal de gaule a pris le pretexte du " non" au referendum sur la participation régionale pour partir car il savait qu'il n'y avait plus rien à faire .il avait du céder devant le mur des pressions qui s'exerçaient depuis des années sur lui (40 tentatives s'assassinat) et mettre le mondain Ponpidou l'escrogriffe des rotchilds, pour donner le change.

la horde des crétins diplomés n'a pas pipé mot sur les dessous de l'arrivée du troll ponpidou
Endettelment uber alles et Gaudriolle uber alles.

Le sort de la france a été céllé à ce moment là.

la scénécence de la franchouille s'est divertie avec les lampions des 30 glorieuses pour tomber la tête dans le pâté du socialisme à la franchouille, avec le mythe errant ,parodie du juif errant.sur un air d'auberge espagnole où l'humanité devrait être subventionnée par les dos courbés et moroses.

Et les franchouillards ont toujours voté ,comme une moutonnerie morose, pour leurs loups;vampires des destins et des âmes.en renonçant à la dignité d' "Homme".
l'éléction des 2 derniers présidents a scellé l'embarquement pour la chute finale.

La mort est la dernière occasion pour affirmer ce que l'on est réllement;
certains ont le courage du sursaut pour sentir la vie qui continue ;d'autres s'affaissent dans le renoncement à la conscience.

Mais la vie continue ailleurs ,en pleine conscience ou à l'insu de son plein gré.

Cette virée en france décadente cela m'a appris beaucoup de choses ,tout compte fait. L'experience est faite ;j'irais voir ailleurs,pour une autre vie.

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