mercredi 17 septembre 2014

L'Élite véritable selon René Guénon



La politique n'a pas de sens pour Guénon : « Nous n'avons que la plus parfaite indifférence pour la politique et tout ce qui s'y rattache de près ou de loin, et nous n'exagérons rien en disant que les choses qui ne relèvent pas de l'ordre spirituel ne comptent pas pour nous. »


Cette position, explique Erik Sablé, était particulièrement remarquable à une époque où les passions politiques étaient d'une rare violence, avec d'un côté les Camelots du roi, les Jeunesses patriotes de Taitinger. les Croix de Feu et les Volontaires nationaux du colonel de La Rocque, et de l'autre, les socialistes, les communistes, la CGT, les anarchistes. La société était profondément polarisée et la démocratie impuissante face à la montée des totalitarismes.

L'indifférence de Guénon à la politique lui aura permis de ne pas tomber dans les pièges des prises de position partisanes, à la différence de nombreux intellectuels de l'époque. Dans Orient et Occident, il considère le mouvement bolchevique comme « nettement antitraditionnel, donc d'esprit entièrement moderne et occidental ». Dès 1931, il ne manque pas une occasion de parler avec mépris des « racistes allemands » à propos des nazis. Pour lui la notion de « race » est « une concession plutôt fâcheuse à certaines idées courantes, qui sont assurément fort éloignées de toute spiritualité », écrit-il dans la critique d'un article de Julius Evola paru dans la Vita italiana, en septembre 1938.

Dans Le Symbolisme de la croix, il écrit : « Nous laissons entièrement de côté, cela va sans dire, l'usage tout artificiel et même anti-traditionnel du swastika par les "racistes allemands" qui, sous l'appellation fantaisiste et quelque peu ridicule de hakenkreuz ou "croix à crochets", en firent très arbitrairement un signe d'antisémitisme, sous prétexte que cet emblème aurait été propre à la soi-disant "race aryenne", alors que c'est au contraire [...] un symbole réellement universel. » De même, à propos du fascisme, il affirme dans une lettre à R. Schneider datée du 6 janvier 1937 : « Il y a de singulières ressemblances entre les emblèmes du fascisme et ceux d'une certaine "Maçonnerie noire" qui n'avait d'ailleurs de maçonnique que le nom. »

A propos de l'Action française, s'il lui arrive de citer Jacques Bainville, et d'approuver certaines idées de Léon Daudet, il est très éloigné de la pensée maurrassienne xénophobe, raciste et antisémite. Il affirme nettement à plusieurs reprises que « le nationalisme est anti-traditionnel » et il consacre de nombreuses pages dans Orient et Occident ou dans La Crise du monde moderne à réfuter avec virulence les thèses anti-orientalistes et pro-occidentales de ce parti. A l'époque où il écrivait Orient et Occident, qui dénonce les méfaits de la présence occidentale en Orient, seuls les communistes et quelques groupes libertaires étaient fondamentalement anticolonialistes. Ce n'est pas pour autant que Guénon était anarchiste. Il ne l'était pas plus que partisan de l'Action française, et il jugeait l'agitation et le bruit faits à son époque par les différents partis avec hauteur, distance, et rapportés à la pensée traditionnelle, comme autant d'illusions.

D'une manière plus générale, c'est la démocratie elle-même qu'il remettait en cause. Elle lui semblait une expression parfaite du « règne de la quantité » Il nous faut encore insister sur une conséquence immédiate de l'idée "démocratique", qui est la négation de l'élite entendue dans sa seule acception légitime […] Celle-ci, par définition en quelque sorte, ne peut être que le petit nombre, et son pouvoir, son autorité plutôt, qui ne vient que de sa supériorité intellectuelle, n'a rien de commun avec la force numérique sur laquelle repose la "démocratie", dont le caractère essentiel est de sacrifier la minorité à la majorité, et aussi, par là même, [...] la qualité à la quantité, donc l'élite à la masse. »

Le système démocratique favorise les plus ambitieux, les plus agressifs, ceux qui veulent « réussir » et sont prêts à toutes les compromissions. « Comme l'égalité est impossible en fait, et comme on ne peut supprimer pratiquement toute différence entre les hommes, en dépit de tous les efforts de nivellement, on en arrive, par un curieux illogisme, à inventer de fausses élites, d'ailleurs multiples, qui prétendent se substituer à la seule élite réelle [...] On peut s'en apercevoir aisément en remarquant que la distinction sociale qui compte le plus, dans le présent état de choses, est celle qui se fonde sur la fortune, c'est-à-dire sur une supériorité tout extérieure et d'ordre exclusivement quantitatif, la seule en somme qui soit conciliable avec la "démocratie", parce qu'elle procède du même point de vue. » Et c'est bien ce qui se passe dans notre monde qui privilégie, en réalité, les valeurs les plus basses, celles du profit, tout en nous faisant croire que ce sont les plus méritants qui « gagnent ». C'est ainsi que l'on se retrouve gouverné par des êtres monstrueux d'avidité et de duplicité — et les grands discours humanitaires ne servent qu'à camoufler ce fait.

À l'inverse. « une élite véritable [...] ne peut être qu'intellectuelle ; c'est pourquoi la "démocratie" ne peut s'instaurer que là où la pure intellectualité n'existe plus, ce qui est effectivement le cas du monde moderne ». Cela signifie qu'une société harmonieuse doit être dominée par des êtres de spiritualité. Ils constituent la seule véritable élite car une société « normale », traditionnelle, doit se fonder sur le spirituel, comme c'était le cas dans beaucoup de villages afghans avant l'invasion soviétique. Les artisans du bazar faisaient souvent partie de tariqas soufies et le Sheikh (le maître spirituel) représentait l'autorité suprême. même s'il ne participait en rien à la vie de la communauté villageoise. Il était souvent une simple « présence », à l'image du roi taoïste dont le pouvoir ne s'exerce pas. ne se voit pas. qui demeure inconnu des hommes, mais qui est. par son rayonnement. la source d'une continuelle bénédiction pour le peuple. Il est l'expression du ciel sur la terre. Il reflète le Tao et maintient l'harmonie de l'univers dans son royaume.

Dans l'ancien Tibet nous retrouvons cette prééminence du spirituel avec l'institution des Dalaï Lamas. Ces derniers représentaient « l'autorité spirituelle ». alors que les khans de Mongolie étaient le « pouvoir temporel », et chacun demeurait à sa place. Du vivant du 5ème Dalaï Lama, qui réunifia le Tibet, le dirigeant mongol Goushri Khan siégeait sur un trône plus bas que le chef spirituel du pays des neiges pour bien marquer le rapport de hiérarchie entre les deux hommes. Goushri Khan ne demanda comme récompense. pour avoir largement participé à l'unification du pays, que la seule bénédiction du chef spirituel des Tibétains.

Chez les anciens Celtes, les druides étaient entourés d'un très grand respect et tout le monde leur obéissait, y compris les rois. Ce sont eux, d'ailleurs. qui veillaient à ce que le choix du roi se fasse dans les meilleures conditions et soit « régulier et bénéfique ». Comme le dit Françoise Le Roux : « La royauté celtique a vécu à l'ombre et pour ainsi dire sous la protection du sacerdoce druidique. » Le recrutement des druides n'était pas héréditaire et tous ceux qui le désiraient et en avaient la capacité pouvaient suivre l'enseignement pour devenir druide.

On a caricaturé le système des castes de l'Inde ancienne. On a oublié que « plus le rang est élevé dans la société, plus les obligations morales et les restrictions sont sévères ». Un brahmane, la caste la plus élevée, celle qui détient la connaissance, « ne peut posséder que très peu de biens matériels [...] En revanche, un membre de la caste artisanale, un shudra, a beaucoup plus de liberté. À tel point que les bateliers du Gange, quand ils se disputent, se menacent mutuellement : "Par ma malédiction tu renaîtras brahmane..."»

Cependant, toutes les sociétés traditionnelles sont loin d'avoir un système de castes aussi rigide qu'en Inde ancienne. Dans la société pharaonique, un « fils de paysans peut prétendre aux plus hautes fonctions de l'État ». C'est ainsi qu'un personnage aussi important qu'Imhotep, grand prêtre d'Héliopolis et organisateur de tous les grands chantiers de l'époque. était un simple fils d'agriculteur. Amenhotep, l'un des plus grands sages reconnus de l'ancienne Égypte, qui fut l'éminence grise du roi et de la reine Tiyi, était le fils d'un petit fonctionnaire. Senmout, ministre et architecte de la reine Hatcheptout, était l'enfant d'un modeste artisan. Des prêtres étaient même chargés de repérer les enfants aptes à suivre l'enseignement sacré des Temples. Ces derniers devenaient médecins, officiers, scribes, prêtres, etc., en fonction de leurs qualités, de leurs aptitudes, pour que se perpétue l'enseignement sacré sur lequel était fondée la civilisation de l'ancienne Égypte.

Dans ces sociétés traditionnelles, la caste sacerdotale dûment choisie était donc la gardienne de la Tradition. Les prêtres étaient l'axe autour duquel gravitait la vie sociale, ils étaient la source de l'harmonie du royaume. Sans leur présence, les individus ne pouvaient que s'égarer, et la société sombrer dans le chaos.

Toute société humaine se retrouve finalement gouvernée par une élite. Même le communisme, qui voulait abolir la hiérarchie du monde bourgeois, se retrouva dirigé par une caste de privilégiés, peut-être plus tyrannique et violente que celle qu'ils avaient bannie. Le problème est simplement de savoir quelle élite nous voulons avoir. Est-ce celle de la finance, de la noblesse, de penseurs médiatiques, de techniciens, ou même de l'apparence, comme on le voit avec l'importance actuelle des acteurs. des actrices et des mannequins ?

Les sociétés traditionnelles, au sens où l'entendait Guénon, ont toujours privilégié les personnes consacrées à la quête du spirituel. Une élite que nous avons oubliée depuis longtemps et qui n'appartient même plus à nos références scolaires.

Une expression populaire parle de « marcher sur la tête ». Nous pouvons dire que la modernité « marche sur la tête ». Elle a renversé la hiérarchie véritable et les valeurs de sagesse qui en découlent. Ce qui doit être normalement en haut se retrouve en bas, et le bas domine, pour le plus grand malheur de l'être humain. 

Erik Sablé

Vu sur :
http://bouddhanar.blogspot.com/2014/09/la-veritable-elite-selon-rene-guenon.html

19 commentaires:

Alexandre Keller a dit…

Quel personnage ce Guénon !
Certainement un élu du Seigneur parmi nous.

Sa capacité à surmonter toutes les situations me rappelle "le comte de Saint Germain".
Grand connaisseur des sciences occultes, des politiques et du divin.
C'est d'ailleurs le seul disciple momentané du spiritisme qui n'est pas devenu fou à la fin de sa vie !

Un être exceptionnel qui en passant devint musulman après ses multiples pérégrinations.

Ylan a dit…

Article très intéressant et d'une grande lucidité ....
Cela me fait penser au Petit Prince quand il rencontre le Roi et que celui-ci lui dit qu'il a le droit d'ordonner à son peuple car il sait que ses demandes sont sages ...
Malheureusement, il me semble que la sagesse ai définitivement quittė notre planète ....

Amaury Massalis a dit…

Très bon article sur un grand penseur, très synthétique, qui met en évidence que le Pouvoir doit être subordonné à l'Autorité. C'est un peu difficile à expliquer car il y a une hiérarchie des autorités comme des pouvoirs.
Celui qui détient l'autorité est le roi, qui est un Pontife, et, ici je ne parle pas du pape c'est autre chose, car il y a plusieurs pontifes mais un seul Pontifex Maximus. Le roi donc en tant que Pontife fait le pont entre le Ciel et la Terre, le roi bénéficie de la double élection du ciel et de la Terre, il détient le l’Autorité et son premier ministre exerce le Pouvoir. Notions qui sont mésusées, perverties, dans notre système politico-mafieux.
L’autorité du roi est soumise à l’autorité du Pontifex Maximus, le pontife des pontifes, qui est au-dessus de tous les rois/pontifes.
Une précision, R. Guénon fut musulman certes mais soufis. Certains soufis sont persécutés par les musulmans car trop libres, trop proches de la Tradition, trop proches des enseignements du Christ. Cependant c'est par eux que l'Islam peut et va se réformer. C'est pour cette raison qu'ils sont une cible pour l'Adversaire, car l'Adversaire veut maintenir l'antagonisme, le chaos, etc.

Amaury Massalis a dit…

J'ai oublié de préciser que si l'Autorité au niveau de la Terre revient au Pontifex Maximus, le Pouvoir au niveau de la Terre revient à l'Empereur, le légat du Roi des rois, l'Empereur est assisté par l'Orden de Chevalerie.
Ce système n'est pas seulement terrestre, il est galactique, il est Universel. La Terre en ce moment est à l'écart de ce système, elle doit le réintégrer, il faut rétablir le Plan divin sur la Terre.

Roland a dit…

"Sans leur présence, les individus ne pouvaient que s'égarer, et la société sombrer dans le chaos".
Oui bon mais il y a quand même Matthieu 27/51.
Si vous avez placé votre confiance en Jésus, vous n’avez besoin de personne d’autre pour vous approcher de Dieu, pour entrer en sa présence.
C'est en partit pour ça que Jésus est allé vers son destin, pour nous débarrasser de cette bande de parasite.

psysecurit a dit…

Ouais !
" La connaissance peut se transformer en un dédale de confusion" et j'y ajouterais : surtout dans le domaine de l'occultisme !
Pire, occulter dans cette analyse l'impact du sacerdoce catho frôle l'obscurantisme.
Le propre de l'humain est de se poser des questions, sont but ? y répondre !
Ceci étant dit, nous sommes des chercheurs. Guénon ne fait pas exception.
Tout est possible, ... en théorie.
Prétendre savoir n'implique pas détenir la vérité ...
Quand aux croyances, à chacun son florilège; il est regrettable que "Le spirituel" soit si verbeux et finalement mortifère.
Bah ! " la liberté, c'est ne pas redevenir esclave", mais p...., que c'est dur, homme !
Coucou Ror et merci. PP.

Amaury Massalis a dit…

psysecurit a dit… : Ouais ! .../... occulter dans cette analyse l'impact du sacerdoce catho frôle l'obscurantisme.

En effet, l'église en tant que structure "administrative", s'est coulée dans le moule de l'empire romain. La Curie romaine a pris le pouvoir, occulté savoir.
Au fil du temps, surtout ces derniers temps, le clergé s'est contenté d'explications à courtes vues des textes sacrés. Leur boulot essentiel est de célébrer l'Eucharistie, point barre, pas de prendre le pouvoir, ni de transformer les fidèles en brebis bêlantes. Ces derniers siècles ce pouvoir s'est fortement érodé, comme ils n'avaient rien mis en place d'autre que la peur du châtiment, lorsque cette peur s'est éloignée, le troupeau s'est éparpillé en s’éloignant de l’Essentiel : le Christ fait chair, l’Eucharistie.

psysecurit a dit…

L'eucharistie reste une symbolique, mais c'est surtout un rituel de soumission.
Comment y souscrire et tendre vers la liberté ? en s'en libérant....
De facto, la religion est cause de division et le prosélytisme des éclairés - voire allumés, le premier exercice du pouvoir sur autrui.
Des siècles que ca dure .... moutons et brebis commencent à se rebeller, enfin ! un peu !

Amaury Massalis a dit…

psysecurit a dit… : L'eucharistie reste une symbolique,

Chacun est libre de penser et croire ce qu'il veut, ou pense vouloir. Je ne cherche pas à vous convertir, la conversion est une grâce.
Pour ma part je ne pense pas que dans le rituel catholique ce soit uniquement symbolique.

eric a dit…

Encore un qui croit que l'intellect est le sommet de l'être quand tout démontre que celui ci est assujetti aux conditions de son existence : le corps (sous toues ses formes, éthérées inclues).

tono tony a dit…


@ Alexandre Keller,

Merci de rappeler cette vérité, en effet voici ce que dit l’imam ‘Abd al-Halîm Mahmûd à propos de la conversion à l’Islam de René Guénon : « La cause de sa conversion à l’Islam fut à la fois très simple et très logique ; en effet, il voulut s’accrocher à un texte sacré purifié de toute erreur et mensonge, et après ses études très poussées sur la question il ne trouva aucun texte correspondant à ce critère hormis le Noble Coran, c’était le seul livre qui n’avait pas subi d’altérations et de changements, car Allah Lui-même est garant de sa préservation intact. Par conséquent, Guénon s’accrocha au Coran et en fit son guide ; c’est ainsi qu’il commença grâce au Coran à ressentir en lui une grande quiétude spirituelle »

René Guénon/’Abd al-Wâhid Yahyâ décéda en 1951 au Caire à l’âge de 64 ans entouré de son épouse et de ses enfants, et le dernier mot qu’il prononça fut simplement « Allah ».

Amaury Massalis a dit…

tono tony a dit… : @ Alexandre Keller, Merci de rappeler cette vérité,

C'est bien la vérité ou a taqiyya ? Comment savoir ?

psysecurit a dit…

Oui Amaury et Eric, c'est peut être vrai.
En tous cas, Guénon a le mérite d'avoir tenté une ébauche taxinomique des domaines politique / culte, malgré son mépris pour la politique.
Je trouve dommage que ses pérégrinations religieuses aient formaté sa sémantique qui tend toujours vers un divin nébuleux.
En définitive, je le soupçonne d'avoir cru appartenir à cette élite.
Le sujet de cet article et son développement traitent de cela : l'élite pensante, les "êtres supérieurs"...
Véritable !

Amaury Massalis a dit…

psysecurit, oui c'est ça, ses premiers ouvrages sont en partie intéressants, Son gros défaut fut une hypertrophie intellectuelle, une hypertrophie du Moi.

tono tony a dit…

@ Amaury Massalis,

L'Islam n'a pas besoin du cheikh Abdel Wahid Yahya René Guénon et je ne pratique aucune taqya , le menson est interdit dans ma religion.

Je t'invite à lire RG, tu verras qu'il réfute toutes croyances paiennes d'eucharistie et de trinité incompréhensibles je t'invite à lire aussi les témoignages de toutes les personnes qui l'ont approché dès lors tu n'auras plus aucun doute sur la question.

http://books.google.fr/books?id=lP8Oma9_TpgC&pg=PA457&lpg=PA457&dq=rene+guenon+contre+le+christianisme&source=bl&ots=wGkvtRyPR7&sig=oPZlmurDsMeHK4QcxRoIRt2iJ9s&hl=fr&sa=X&ei=USccVKq_L7T77Aa4lYHQDA&ved=0CFsQ6AEwBg#v=onepage&q=rene%20guenon%20contre%20le%20christianisme&f=false

Amaury Massalis a dit…

Je n'ai pas de doute sur le Christianisme et ceci pour beaucoup de raisons, par-contre j'en ai sur René Guénon.

tono tony a dit…

@ Amaury Massalis,

Tu es libre d'adopter les croyances que tu veux seulement ici il est question de vérités historiques donc factuelles et vérifiables à foison.

Amaury Massalis a dit…

tono tony, dans ce livre mis en référence, dès la préface Jacques-Albert Cuttat dit : …/… La conviction de René Guénon (le Dieu métaphysique) est entièrement supra-personnel, alors que, pour le Chrétien, Dieu est la personne absolue et, dès lors, identique à son Fils incarné…/…
La personne humaine est établie au sommet de l’échelle des êtres sensibles. La Personne divine Trinitaire est au-dessus de tout ce qui existe, visible ou invisible. Nous sommes à son image (c’est une allégorie) mais nous ne lui ressemblons pas (certains encore moins que d’autres). Le Fils n’est pas identique au Père, Il est consubstantiel au Père : ce n’est pas la même chose, ici les mots sont très important. Il est certain, les franc-maçons parfois bas de plafond, ne peuvent comprendre cette subtilité.
Je vous invite à relire la page 14 de l’introduction disant que Guénon était bel et bien soufis dans la ligne de Mohaddyn Ibn Arabi et membre de la Grande Loge de France. Et, certains soufis, comme je l’ai dis plus haut, sont très proches de la Tradition ésotérique chrétienne

Amaury Massalis a dit…

Tono toni, sache que le papier ne refuse pas l'encre, tout le monde peut écrire n'importe quoi, certains ne s'en privent pas.

Enregistrer un commentaire

Commentaires fermés

Remarque : Seul un membre de ce blog est autorisé à enregistrer un commentaire.