jeudi 16 octobre 2014

Des juifs quittent Israël pour une vie meilleure... en Allemagne





Ce mois-ci, une page en hébreu a été créée sur Facebook pour dispenser des conseils pour émigrer à Berlin, intitulée « Olim Le-Berlin », et en une semaine, elle a obtenu 600 000 visiteurs. De plus en plus d'Israéliens envisagent la possibilité d'émigrer pour l'Europe occidentale. Ils espèrent échapper à l’insécurité, l'intolérance religieuse et les préoccupations économiques de leur pays dans des villes telles que Londres ou Berlin, rapporte The Economist. Même l'économiste israélien Manuel Trajtenberg admet que « Berlin est plus attirante que Tel Aviv ».
Ce mouvement d’émigration a généré un mouvement de colère de la part du gouvernement israélien de Benjamin Netanyahou. Le journal Yisrael Hayom, partisan du gouvernement, a critiqué les candidats au départ, affirmant qu’ils étaient « une insulte pour les survivants de l'Holocauste». « On se reverra dans les chambres à gaz », a commenté un Israélien qui conteste ce mouvement sur la page Facebook.

Les volontaires pour l’exil à Berlin ont posté un ticket de caisse montrant que le shopping en Allemagne était trois fois moins coûteux qu’en Israël. « Même notre patriarche Jacob est parti en Egypte pour doubler son salaire et ne payer qu’un tiers pour le loyer », font-ils valoir.

Pourtant, les candidats à l’émigration sont peu nombreux. En Allemagne, on a enregistré une hausse de seulement 400 migrants en provenance d'Israël. En 2012, environ seize mille Israéliens ont quitté leur pays, mais ce nombre a été plus que compensé par l'arrivée d'immigrants juifs en provenance d'Europe de l'Est, d’Amérique et de France, qui sont généralement plus religieux et plus conservateurs que ceux qui partent.

En outre, ce n’est pas une nouveauté. Selon le démographe Sergio DellaPergola, depuis la création de l’Etat d’Israël, 700 000 personnes en sont parties. Les villes multiculturelles occidentales sont de plus en plus attirantes pour les jeunes les jeunes Israéliens laïcs très instruits, en particulier les femmes.

Beaucoup sont partis au cours de l’été dernier, pendant le conflit avec Gaza. De plus, beaucoup de familles israéliennes s’inquiètent pour la sécurité de leurs enfants. La peur de l'antisémitisme en Europe est un facteur dissuasif pour beaucoup de candidats au départ, mais d'un autre côté, le refus du gouvernement israélien de négocier un compromis avec les Palestiniens dissipe l'espoir d'une paix durable.

Enfin, les Israéliens réalisent que ces conflits ont des implications sur le plan économique. Le 8 octobre dernier, le gouvernement a consenti une hausse de 10% des dépenses militaires.

Les juifs ashkénazes ont tendance à choisir l’Allemagne, la Hongrie et la Pologne comme pays d’accueil, cependant que l’Espagne est en passe d’approuver une loi qui accordera la nationalité espagnole à des millions de juifs sépharades descendants de ceux qu’elle a expulsés en 1492.


http://www.express.be/joker/fr/platdujour/des-juifs-quittent-leur-pays-pour-une-vie-meilleure-en-allemagne.htm

3 commentaires:

Nova LEAG a dit…

"... une loi qui accordera la nationalité espagnole à des millions de juifs sépharades descendants de ceux qu’elle a expulsés en 1492. "

Bigre !

Quelle idée sordide !

Meta Physique a dit…

Un Allia inversé
Mdr

Borniol a dit…

Ces gens sont forts malins d'aller tester la responsabilité morale des descendants du Troisième Reich, mais même avec quelques moyens, pas sûr qu'ils trouvent là-bas la soumission qu'ils aiment et qu'ils réclament. La pleurniche sur le silence de la majorité des Allemands pendant les douze ans de la dictature hitlérienne est un capital qui peut sembler à exploiter d'urgence, mais j'ai bien peur que cette culpabilité fasse, elle, partie de l'histoire.

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