mercredi 10 décembre 2014

Casting maléfique : Comment les enfants sont manipulés pour choisir le mal.




Un court métrage intitulé "Je suis Louie" est en train de faire le buzz. Il met en scène un directeur de casting qui donne le choix à plusieurs petites filles. Entre le rôle d’une petite fille gentille ou d’une petite fille méchante, lequel préféreraient-elles jouer ?

Bien entendu, elles choisissent le rôle de la petite fille gentille. Le directeur du casting leur indique ensuite que que ce rôle est celui d'une petite fille hideuse et leur réponse change alors radicalement.

Ces petites filles qui parviennent à peine à s’exprimer correctement ont donc déjà intégré le principe qui veut que l’apparence est la qualité primordiale qui prévaut sur tout le reste. À chaque fois, on observe un schéma unique d’identification à la beauté.

Alors que selon les critères universellement admis, le bon est beau et le mauvais est hideux car l'apparence extérieure ne fait que refléter l'harmonie intérieure, les fillettes de notre époque sont capables d'opérer par  eux mêmes une inversion des valeurs qui consiste à privilégier le paraître sur l'être tout en rejetant les notions essentielles de bonté auxquelles elles sont naturellement rattachées.

C'est un schéma que l'on retrouve en filigrane dans la plupart des films, des séries télé et même des émissions de télé-réalité qui le plus souvent portent aux nues des personnalités aux comportement exécrables.

Ce court métrage constitue une preuve de plus que le contexte de notre époque amène les enfants à opérer par eux-mêmes l’inversion satanique qui les dirige inexorablement vers les valeurs négatives de notre société au stade ultime de la décadence.



10 commentaires:

Teslambala Tesla a dit…

tres revelateur....no comment.

Alex a dit…

magnifique article.
il n'y a rien à ajouter sur cette expérience.

Si tu as envie de refaire un article dans le prolongement de celui ci, je te conseille de regarder les techniques de prescription comportementale de chez DISNEY et plus généralement dans le cinema.

Ensuite, dans les documentations que tu auras, tu pourras constater les méthodologies de casting et de maquillage/morphisme pour faire du méchant/gentil/fourbe/love...
Le but étant qu'en voyant un plan fixe du visage, on identifie le trait de caractère du personnage (dans le jargon ça s'appelle sous-titrer la psyché).

c'est dingue cette manipulation...

Rorschach a dit…

à alex

Il y a pire que ça, chez Disney ils dessinent des personnages à partir de pénis.

Franco a dit…

J'émettrais une nuance.
Ce que je vais dire est une hypothèse et une remarque personnelle qui m'est venue en repensant à cet article. On peut en discuter...

On est souvent bon ou gentil en situation, c'est à dire relativement à un environnement et à une situation. Personne ne peut prétendre être bon ou méchant dans l'absolu, de toutes les façons et ontologiquement, si je puis dire.
Il en est de même pour la beauté mais de façon moins relative, moins subjective, et bien souvent, qui part de la propre appréciation que nous avons de nous-même dans le miroir.

Avec si peu d'information sur le scénario et, à cet âge, avec la limite entre le monde réel et imaginaire peut-être pas encore totalement claire, le raisonnement instinctif des enfants, pourrait s'imaginer de la façon suivante :
Je préfère en premier être plutôt belle que laide et ensuite plutôt gentille que méchante.
Car si je suis laide, je n'ai pas le choix de la beauté ou de la laideur et peut-être pas non plus celui de la gentillesse ou de la méchanceté.
Mais si je suis belle, j'ai le choix de la bonté ou de la méchanceté et j'ai la liberté de changer.
Par conséquent, les petites filles choisissent obligatoirement la beauté plutôt que la bonté.
Cela me paraît assez évident. Il faut quand même voir le diable dans les détails pour interpréter cette expérience autrement.

tono tony a dit…


Un très bon article dans la continuité de la ligne éditoriale du blog...inversion des valeurs dès le plus jeune âge...

hujo a dit…

cest bien triste tout ca...

Jean-Luc Assec a dit…

C'est nauséabond...

Alex a dit…

Salut Ror,
Je ne sais pas si l'histoire des bites était vraie. Il y avait une tour de château qui évoquait la chose, mais à l'époque je pense que ça n'a pas été voulu.
En ce qui concerne les visages je ne savais pas, mais bon, au final ça m'étonnerait même plus.
J'avais trouver le visage du Christ dans Raiponce (j'en avais fait un article dessus je crois), mais le reste je ne sais pas.
Maintenant toute façon ils ont trouvé le truc pour mesurer si leur truc passe ou pas, grâce au cinéma numérique, la projection ciné permet de "déboguer" les scènes qui choquent le public, ça a été le cas dans la reine des neiges par exemple avec la scene du pin's sur olaf. L'éditeur étant propriétaire du film, il peut prendre le contrôle à distance du fichier et le modifier pour supprimer les scènes où il y a des plaintes.
L'exploitant de ciné ne peut rien y faire, les disques durs étant totalement verrouillés et chaque projection est assujettit à une demande auprès de l'éditeur (qui renvoi une clé numérique, à cet instant le ciné a 30 minutes pour lancer la projection). L'éditeur autorise l'ouverture du rideau pour la projection publicitaire (et l'éditeur peut refuser certaines pubs avant son film en cas de désaccord commerciaux).
La manipulation n'en finira donc pas, meme au ciné.
(Si je sais ça c'est parceque j'ai un collègue de bureau qui est projectionniste le week end, et je traine un peu avec lui).

Alex a dit…

Si tu veux le passage en question dans RAIPONCE, voilà le lien :

http://le-zgeg25.over-blog.fr/article-en-image-117322663.html

20 100 a dit…

Déjà, la motivation première pour un casting, c'est l'orgueil. Une valeur pas très gentille, non ? C'est déjà des êtres tendant vers le mal avant d'être confrontés à ce choix.

Enregistrer un commentaire

Commentaires fermés

Remarque : Seul un membre de ce blog est autorisé à enregistrer un commentaire.