mardi 9 décembre 2014

Les cinq régions du globe où la troisième guerre mondiale pourrait éclater



Il semble que par les temps qui courent le monde soit littéralement en feu. Le conflit continue de manière intermittente en Ukraine, il y a des tensions dans toute la zone Asie-Pacifique, Ebola se déchaîne, Daech poursuit sa guerre d’usure sanglante en Syrie et en Irak, et ainsi de suite. Et pourtant, se pourrait-il que quelque chose d’encore pire pointe à l’horizon – un conflit avec des ramifications mondiales encore plus graves ?

Avant que nous ne commencions cette incursion dans les cinq endroits où la Troisième Guerre Mondiale pourrait éclater, je me dois de préciser quelques qualificatifs et ambiguïtés.

Tout d’abord, qu’est ce qu’une Troisième Guerre Mondiale ? Comme l’illustrent la crise en Ukraine et le combat mené par l’administration Obama pour définir ce qui se passe en Syrie/Irak du nord, “la Guerre industrielle façon 20e siècle” est dépassée, et ce depuis un certain temps déjà.

Certaines des prédictions qui suivent considèrent un effondrement de régime menant à une guerre, quand dans le même temps le spectre d’une attaque terroriste conduite avec des armes de destruction massive peut très rapidement prendre une tournure apocalyptique. Cela dit, il pourrait ne s’agir que d’un aspect des possibilités : la violence d’État à État restera encore théoriquement et pratiquement possible aussi longtemps que les États-nations posséderont les moyens de dépenser du sang et de l’argent.

C’est pourquoi la plupart des prédictions ci-dessous examinent la possibilité d’une attaque et contre-attaque de type conventionnel entre des nations. Aucune puissance dotée de l’arme nucléaire – que ce soit les États-Unis, la Chine ou la Russie – n’accepterait dans un conflit conventionnel une défaite face à un adversaire de la même catégorie sans lui avoir aussi infligé la peine maximale.

C’est là une très bonne raison expliquant pourquoi la Troisième Guerre mondiale telle que nous la concevons est peu probable ; c’est aussi pourquoi toutes les possibilités évoquées ci-dessous incluent des entités ayant l’arme nucléaire ou la possibilité de l’avoir.

La Corée du Nord contre le Reste du Monde

Les informations en provenance de Pyongyang ces dernières semaines faisant état d’un Kim Jong-Un malade ont rappelé au monde que l’Asie du Nord avait sa propre variété très particulière d’extrémistes manifestant sans réserve des convictions préfabriquées. L’opinion générale intelligente sur la Corée du Nord est que ses ‘provocations’, pour employer le terme en usage, sont des étapes graduées dans un jeu d’escalade contrôlé que Kim joue pour recevoir des concessions sous forme d’aides ou d’offres économiques généreuses de la part de la communauté internationale.

Les discussions en cours entre la Corée du Nord et le Japon au sujet du problème ancien des enlèvements [NDT : de femmes japonaises par les services secrets nord-coréens durant les années 70] en sont juste une déclinaison particulièrement cruelle, par laquelle Pyongyang cherche à exploiter l’importance politique de ce problème au Japon au moment où les deux parties sont en manque d’alliés en Asie du Nord-Est.

La théorie de la “provocation” tient bien la route, jusqu’au moment où vous réalisez qu’en fin de compte, la Corée du Nord continue à développer un programme d’armes nucléaires et de lanceurs mobiles capable d’envoyer des têtes nucléaires. Dans le même temps, la Corée du Sud fabrique son propre antidote sous la forme d’une « chaîne de la mort » qui se fixe l’objectif ambitieux de détruire les armes nucléaires de Pyongyang avant même qu’elles n’aient pu quitter le sol. Ajoutez à cela que la Chine semble avoir perdu patience – et, plus important, son influence – sur la Corée du Nord depuis les purges et l’exécution de Jang Song Thaek, et la situation dans la péninsule devient beaucoup moins prévisible.

Il est sûr que le fondement même du comportement de la Corée du Nord est la logique absolue de survie du régime. Cependant si Kim meurt ou s’il n’est plus en mesure d’assurer à l’élite de Pyongyang qu’elle tire avantage de son régime, tous les paris sont ouverts.

La Chine contre l’Inde (contre le Pakistan)

La confrontation à la frontière entre l’Inde et la Chine, qui s’est finalement calmée le 27 septembre après presque trois semaines [de tensions], est la dernière illustration en date du point inquiétant que peuvent atteindre les relations entre les deux puissants voisins. L’arrivée récente au Sri Lanka d’un sous-marin de type 039 de la marine populaire chinoise de libération – l’incursion la plus à l’ouest d’un sous-marin chinois – est un autre signe que les priorités stratégiques de Delhi et de Pékin peuvent s’opposer.

En dehors de l’histoire et d’un esprit sanguinaire, il n’y a pas de réelle raison pour laquelle ces deux pays seraient destinés à entrer en guerre. La Chine a conclu un certain nombre de négociations réussies avec les pays voisins sur des conflits frontaliers, — la Ligne de Contrôle Réel [NdT : ligne de démarcation entre les territoires sous autorité indienne et ceux contrôlés par la Chine. En fait la frontière entre l'Inde et la Chine] est le seul différend restant, en fait – et l’Inde est en position stratégique et a la puissance militaire pour exercer la suprématie régionale sur la Région de l’Océan Indien (IOR). Les frontières naturelles de l’Himalaya et de l’Asie du Sud-est ont créé des sphères d’influence géographiques qui devraient satisfaire les deux parties.

Cependant, « l’amitié tout-temps » de Pékin avec le Pakistan et ses mouvements dans l’océan Indien menacent l’hégémonie régionale de l’Inde, alors que la politique tournée vers l’Est de l’Inde est mal perçue en Chine, parce qu’elle rapproche Delhi du Vietnam et du Japon. Ce genre de compétition stratégique – ajouté aux mauvaises décisions sur les points chauds comme le Ladakh et le Cachemire – pourrait entraîner une escalade dont aucun des deux camps ne pourrait sortir.

L’imbroglio du Moyen-Orient

La situation actuelle au Moyen-Orient – que ce soit Daech, l’Irak, Gaza, la Syrie, l’Iran, Israël, le Liban ou les retombées des Printemps arabes – est si déroutante, confuse, horrible et insurmontable que la seule chose qu’on puisse dire en sa faveur est qu’au moins, elle n’a pas provoqué la Troisième Guerre mondiale.

Pour que cela arrive, l’équilibre nucléaire de la région devrait être irrévocablement déstabilisé. Une façon évidente d’y arriver serait que l’Iran obtienne la bombe et qu’Israël réagisse en utilisant les siennes « à l’existence largement suspectée, mais dont il ne faut pas parler ».

Une autre possibilité méritant d’être étudiée de plus près qu’elle ne l’est serait que les Saoudiens renforcent leurs missiles balistiques DF-3 en y adjoignant des SF-21 – une rumeur persistante – ou adaptent des têtes nucléaires sur les plus anciens et moins précis DF-3.

Un autre élément de ce scénario est la question de savoir contre qui seraient pointés ces missiles – l’Iran ou Israël ?

Les autres surprises possibles dans la région comprennent la possibilité pour la Corée du Nord d’aider le régime d’Assad, ou à Daech de mettre la main d’une façon ou d’une autre sur une réserve jusqu’alors inconnue de matériaux fissiles, et d’avoir les cerveaux pour en faire des armes.

À la lumière de tout cela, les tentatives américaines d’empêcher l’Iran d’obtenir la bombe sont encore plus pertinentes ; les raisons pour lesquelles ils n’examinent pas avec la même minutie les intentions des Saoudiens en ce domaine le sont nettement moins.

La Russie contre l’OTAN

Avant que la campagne aérienne contre Daech ne fasse les premières pages des journaux, le grand sujet de l’année était l’interrogation sur ce qui allait exactement se passer dans l’est de l’Ukraine. La destruction en vol d’un avion de ligne, les multiples violations de frontières par les troupes russes et l’annexion de la Crimée se sont additionnés pour forcer les Occidentaux à mener une réévaluation majeure de leur relation avec la Russie de Vladimir Poutine.

La rapidité et l’intelligence de la campagne russe est de mauvais augure pour l’OTAN et les autres organisations multilatérales comme l’UE, empêtrées dans leur approche de décision par comité qui ralentit leur temps de réponse.

Pour être juste avec l’OTAN, l’alliance est consciente de ce problème et a mené diverses tentative pour renforcer ses positions en Europe de l’est. Au sommet du pays de Galles de septembre, elle a commencé à travailler sur les détails d’un Plan d’Action Immédiate qui inclura une force de réaction très rapide et le déploiement d’équipements et de munitions prépositionnés le long de ses frontières orientales.

Cette nouvelle force contrastera avec ce que le correspondant du IHS Jane’s [NdT : Jane's , célèbre éditeur anglais spécialisé dans les publications militaires, racheté par IHS, entreprise américaine semblable] Brooks Tigner a brillamment appelé « la Force de Réaction vraiment pas rapide de l’OTAN, à laquelle il faut des mois pour déployer entièrement ses 20 000 soldats et leur équipement ».

L’OTAN devra aussi s’employer à gagner la guerre de l’information, que Poutine a menée en Ukraine avec autant d’habileté que toutes les confrontations sur le terrain.

Mis à part ces considérations tactiques, le cœur du problème est le mouvement vers l’Est de l’OTAN, auquel sans surprise s’oppose la Russie, ainsi que l’affirmation par Moscou de son droit à « protéger » les minorités russophones dans d’autres pays, ce contre quoi l’OTAN devrait avoir à réagir si des nations membres comme les pays baltes ou la Pologne étaient menacés.

La Chine contre l’Amérique (via Taïwan, le Japon ou la Mer de Chine du Sud)

Dernier point mais non le moindre, le plus important de tous ces conflits potentiels. La menace du « Piège Thucydide » – celui d’une puissance grandissante et d’une puissance dominante finissant par entrer en guerre – est devenue un sujet insigne de discussion dans les relations sino-américaines de ces dernières années.

Certains analystes diront que l’analyse de Thucydide sur la relation entre Sparte et Athènes est une analogie bien faible des relations entre Chine et États-Unis. Néanmoins, il est indéniable que l’émergence de la Chine et son effort militaire change l’équilibre du pouvoir et a un effet dangereux sur un nombre suffisant de points de friction en Asie du Nord-Est.

La caractéristique la plus dangereuse de ces tensions est qu’elle affecte des parties tierces : la mer de Chine du Sud, le Japon, Taïwan ou la Corée du Nord pourraient tous déclencher des conflits locaux menaçant de dégénérer. Les tensions les plus dangereuses, à mon sens, sont les disputes territoriales maritimes, c’est-à-dire qui ont lieu dans les eaux et territoires proches de la Chine, que Pékin réclame et tentera probablement de contrôler si le statu quo devait changer à l’encontre de ses intérêts.

En tête viennent les possibilités de conflit entre Japon et Chine pour les îles Senkaku/Diaoyu, couvertes par le traité de défense américano-japonais, comme le secrétaire américain adjoint à la défense Robert Work vient juste de le répéter.

Un autre point de déflagration potentiel est la mer de Chine du Sud, où les Philippines – elles aussi liées aux USA par un traité – s’alarment de plus en plus des constructions chinoises dans les îles Spratley. Les USA ont été plus réticents à aider Manille qu’ils n’ont été rapide à défendre le Japon, mais ces deux endroits appartiennent à ce que la Chine appelle ses « intérêts centraux » – des mots-codes pour désigner toute chose pour laquelle elle est prête à se battre.

Cependant, le plus gros problème « d’intérêt central » non-résolu est probablement Taïwan. Le spectaculaire pivotement de la puissance militaire de Taïwan vers la Chine a été l’un des plus importants changements dans la sécurité en Asie du Sud-Est au cours des quinze dernières années.

Ian Easton, du Projet 2049 Institute, a récemment affirmé que « contrairement à ce qui a été rapporté, Taïwan a la capacité d’empêcher la Chine d’avoir la supériorité aérienne et sera probablement en état de maintenir cette capacité dans l’avenir ». C’est possible, mais quoi qu’il en soit, le vrai problème serait la réponse des États-Unis. Un « abandon » de Taïwan par Washington aurait des conséquences si dévastatrices pour sa réputation en tant que partenaire militaire que les USA seront mis dans l’obligation d’intervenir pour défendre l’île. De sorte que les militaires américains se mettraient à la portée de systèmes chinois spécifiquement conçus pour les en empêcher.

Une frappe directe sur un porte-avion américain par un missile balistique anti-navire DF-21D chinois ferait monter la situation d’un cran, et toute attaque des bases américaines au Japon ferait entrer Tokyo dans la guerre. Ce qui adviendrait ensuite dépendrait de la volonté des deux camps de continuer avec des armes conventionnelles – ou bien de ce que les chefs dans l’un ou l’autre pays se sentent contraints d’appuyer sur le bouton.

James Hardy

James Hardy est le rédacteur en chef pour la région Asie Pacifique de la revue IHS Jane’s Defence Weekly. Les opinions exprimées sont celles de l’auteur et ne reflètent pas nécessairement les vues de IHS.

Source : National Interest, le 17/10/2014

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr.
Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

5 commentaires:

Dredger a dit…

Mwi, on voit quand meme bien que l'auteur est pro otan/US/EU - la manière dont il présente le problème en Ukraine, le titre déjà : Russie contre Otan alors que c'est Otan contre Russie, c'est pas la même chose, les agresseurs doivent être énumérés en premier, puis quelques allusions fausses de troupes russes tout en nonobstant en fait la réalité des faits que ce conflit en Ukraine a été monté de toutes parts par les US et est toujours piloté par les US, puis les mercenaires ... bref, c'est, je dirais en gros que cet article c'est du BULLSHIT pour faire peur.

Concentrez-vous plutot sur les moyens à mettre en oeuvre pour, à votre niveau (personnel, familial, de quartier, de ville ou village, de région), résoudre à l'avance les problèmes pratiques qui surviendront en cas de manque d'un peu de tout qui risque de se faire sentir à l'avenir, réunissez vos autres amis éveillés et dressez des plans, mettez en oeuvre des projets, etc etc ...

tono tony a dit…

Plusieurs scénarios possibles oui...mais je pense que ce qui nous attends prochainement dépassera toutes ces anticipations...

Tous les acteurs et les pays cités travaillent pour la mise en place du NOM , c'est ce que l'article n'explique pas en essayant de nous faire croire qui'il y'a plusieurs forces qui s'affrontent mais en réalité quelques soient les protagonistes le plan est le même ""et personne je dis bien personne ne pourras s'opposer à la mise en place du nouvel ordre mondial"" (Nicolas Sarlozy).

Je souhaite juste de tout coeur un killshot rapide histoire d'équilibrer les forces en présence et à venir et surtout limiter le carnage planétaire ...




Nyko Cyko a dit…

La communication est synonyme de regard, d'écoute, de toucher, de goût, de sensations, d'échanges d'informations. Et ce, en interaction avec un être animé ou un objet inerte, n'importe quelle chose à la portée de nos sens. Et donc le monde qui nous entoure. C'est là l'outil qui possède le plus grand nombre de formes au monde, et celui-ci n'est pas du fait de l'homme, il lui est bien antérieur. Une simple cellule qui se reproduit communique en transmettant son patrimoine. Sans ce phénomène, aucun de nous ne serait là, nous sommes d'accord? Il n'y a pas l'humanité et l'environnement. L'humanité est un morceau indissociable du paysage que tout individu perçoit et qui définit ce qu'est l'environnement! Tous les milieux entrent en résonnances pour générer ce qu'est la véritable échologie! Les champions de la communication, spin-doctors ou "faiseurs de présidents" tels qu'ils sont surnommés, le savent bien. Tout comme ceux qui réalisent les publicités dont nous sommes matraqués. Nos voix choisissent nos représentants influencés par les campagnes qu'ils auront orchestré.

Nyko Cyko a dit…

Vous voulez prévoir le monde de demain. Il est celui qu'il nous appartient de construire. Partout sur la toile et dans les bouches, le constat apeuré qui se répète, et l'inaction de chacun à pour simple excuse: "on peut rien faire...". Il y a les aveugles dans notre société, mais les plus coupables de tous sont ceux qui, bien qu'avisés restent muets! Chaque année, un chiffre à six ou neufs rangs (au moins) je suppose, est consacré aux travaux de recherches sur l'intelligence artificielle de part le monde. Si l'on employait ces même moyens au développement de l'intelligence naturelle, ou authentique, il y a fort à parier que le monde ne ressemblerait pas à ce qu'il est. Il faut prendre conscience que l'I.A est responsable de l'état catastrophique de ce monde!

Des machines capables d'observer des données, les stocker, les traiter et les transmettre à qui sait les faire parler. Nous les avons presque tous accueilli dans nos foyers, poussés par une machine faite d'hommes dont le seul but est l'enrichissement personnel, jusqu'à la plus intolérable indécence.

L'intelligence authentique peut apprendre à chacun, comme ce fut le cas pour nos ancêtres primitifs, de comprendre ce qu'est un outil. Les premiers dont nous disposons sont nos yeux, oreilles et l'ensemble de notre être qui nous permet de ressentir le monde. Pour être efficace, un outil nécessite l'apprentissage de sa fonction et son maniement. Sans quoi cela conduit à l'accident, la gravité de celui-ci ne variant qu'avec l'outil manipulé...Dérapage d'aiguille à coudre ou de tronçonneuse, la différence dans les conséquences est mesurable.

En ce qui concerne nos yeux et le regard qu'ils portent sur le monde, leur apprentissage fut amputé de la prise en considération de leur propre nature d'outil, faisant de nous des instruments répandant le sang. Vous vous sentez innocent? Ceux à qui profite tout ceci y parviennent en encourageant chacun à accumuler des biens jusqu'à outrance, quit à anéantir son congénère, tant que cela peut permettre d'arriver plus rapidement plus haut, niché sur une pile d'objets assimilée à la richesse. Mais est ce bien cela être riche?!

Le monde que nous voyons dépeint dans les JT, n'est que le reflet de nos comportements au quotidien. Notre "confort de vie" consumériste est responsable du sang versé des enfants, femmes et hommes au quotidien. Nul ne l'ignore, il tache nos journaux ainsi que nos écrans de téléviseurs, d'ordinateurs. Mais rappelez vous que la chose première qui fait le confort est une maison. La notre est la terre et nulle autre. Nous ne sommes de notre vivant que de simples locataires, en rien propriétaires. Son existence précède notre espèce, et je pense que même si son pouls faiblit, c'est elle qui nous éradiquera passée une limite dont nous sommes proches selon moi. Et ceci s'étaye à la vue des forces colossales croissantes, en nombre comme en intensité qu'elle exhibe. Et nulle armée ne saurait tenir tête à ses entrailles crachant le feu, pas plus qu'aux souffles qu'elle déploie dans les tempêtes et typhons. Si rien ne change, il ne restera qu'une ruine de cette maison, plus aucun rire d'enfants ne se fera entendre porté par le vent dans ses jardins. Du moins pour un certain temps. Elle nous a donné vie en dernier lieu. Si toutes les formes de vies ne disparaissent pas, si elles sont juste libérées du parasite qu'est l'homme actuel, elle pourra recommencer encore. On peut couper une plante. Si la racine reste vive, elle repoussera. On ne va pas attendre d'arriver jusque là tout de même. La raison, l'instinct de conservation qui réside en chacun de nous, doivent nous pousser à agir maintenant.

eveil femto a dit…

A la fin vous verez leur complot ce retournera contre eux parole de musulman

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