lundi 19 janvier 2015

Avec 75 milliards de pertes, la Banque nationale Suisse est virtuellement en faillite


 
Coup de tonnerre sur les places boursières mondiales. La BNS vient de quitter le PEG, son taux-plancher de 1.20 franc suisse pour un euro. Des pertes titanesques -75 milliards- sur ses placements en euro sont devenues d’un coup réalité!



« La BNS est virtuellement en faillite »

Le peuple suisse ne sait probablement pas que sa banque nationale a perdu TOUS ses fonds propres dans cette mauvaise aventure. En effet, ceux-ci s’élevaient à fin novembre à 73 milliards de francs (cf tableau ci-dessous). Les fonds propres sont comme on le voit inférieurs aux pertes supposées de 75 milliards… La réalité est probablement pire puisque nous n’avons pas la valeur exacte des fonds propres au 15 janvier, jour où la BNS estimait –enfin !- que la situation n’était plus tenable.

La BNS est donc virtuellement en faillite. Ce serait le cas avec l’entreprise de M et Mme tout le monde. Mais pas la BNS, entreprise privée mais soutenue de manière illimitée par l’argent public et celui du patrimoine (épargne, trafic de paiement, assurance-vie, LPP,…) peuple…

« La BNS a épousé le sort de la zone euro »

Pourtant, la question essentielle demeure à ce stade la suivante : la BNS peut-elle ou veut-elle dissocier son destin de celui de la zone euro? La réponse est : Non. Tout simplement elle ne le peut pas ! Pourquoi ? Son bilan l’en empêche.

La BNS s’est engagée clairement dans un processus systémique avec et pour la zone euro. Elle l’a fait de concert avec les autorités fédérales qui, de leur côté n’ont cessé de transférer des pouvoirs politiques à l’Union Européenne. La politique monétaire n’est qu’une pièce du puzzle qu’est devenue la Suisse de plus en plus démantelée…

Taux-plancher ou pas, la réalité –taille, structure- du bilan de la BNS la solidarise de manière durable, problématique et imposante avec l’euro et avec l’eurozone. Elle ne peut plus disposer librement de sa politique monétaire. Les manettes de la BNS sont donc entre les mains de la BCE mais aussi du lobby bancaire international et de ses sous-traitants –SIX Group SA- du Swiss Interbank Clearing (SIC) qui lui prêtent plus de 300 milliards de francs suisses pour faire ses emplettes en devises et autres dettes publiques.


Lire la suite sur :
http://leseconoclastes.fr/2015/01/un-euro-pour-un-franc-suisse/

3 commentaires:

leon alastray a dit…

amies internautes; on ne peut gérer l argent des autres sans faire partie de l union (un boomerang sans retour).ps... rien ne dure dans ce monde cruel ;pas meme nos souffrances.

eric g a dit…

La décision de la banque centrale Suisse de cesser de maintenir artificiellement le franc Suisse à 1,20 € est le signal d'une accélération de la guerre des devises, qui sera probablement confirmée jeudi si la BCE ( banque centrale européenne ) s'engage dans un QE ( Quantative Easing ) , ce qui revient, pour simplifier, à créer et imprimer de la monnaie. Cela a donc pour effet de " diluer " la valeur de la monnaie. En théorie, cela permet aux entreprises qui exportent hors zone euro, d'avoir des prix plus competitifs. Le revers est que les produits importés deviennent plus cher pour les consommateurs ( pétrole, matière première, alimentaire... etc ) . En réponse, les autres pays ne voulant pas perdre en " compétitivité " se voient obligés également d'user de l'impression monétaire... Et ainsi de suite, peut-être jusqu'au extrême de la république de Weimar où il fallait une brouette de billet pour se payer un café... ^^ . Pour ma part, je conseillerai à ceux qui ont un peu d'économie en banque, d'en utiliser la partie dont il pense ne pas avoir besoin en cas de pépin ( gardez en peu sous le coude au cas où... ) pour les échanger contre des onces d'argent, voire d'or si vous avez un peu plus... Cela devrait permettre, au moins, de ne pas perdre ses économies et conserver son pouvoir d'achat en cas de fortes dévaluations des monnaies... Après, il faut savoir qu'il y a une fiscalité contraignantes sur les métaux précieux. L'éxonération totale sur les plus-values en cas de revente n'est possible qu'après 12 années de détention et si l'on peut justifier de la date d'achat par la présentation de la facture. Cela permettra peut-être de mieux s'en sortir en cas d'effondrement de l'économie mondiale ( ce qui, à mon avis, ne saurai tarder... mais quand ?? ) Si cela vous intéresse, je vous conseillerai d'aller jeter un oeil sur ce forum où vous pourrez trouvez de nombreux conseils... http://forum.argentmetal.com/ Bonne journée à tous

eric g a dit…

Tiens, ça a été publié ce soir ça... Il fait aussi référence à Weimar... ^^

https://translate.google.com/translate?hl=fr&sl=en&tl=fr&u=http%3A%2F%2Fkingworldnews.com%2F

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