vendredi 2 janvier 2015

Nucléaire : Areva s'effondre financièrement à -52,03 %. C'est la chute finale...



Areva (groupe nucléaire public-privé) s'effondre et finit son année boursière en chute de -52,03% (le cours de l'action n'est plus qu'à 9,12 euros fin 2014). C'est le résultat de difficultés financières nées de gabegie et d'acquisitions-spéculations hasardeuses, de fiascos techniques à répétition (EPR Finlandais, EPR de Flamanville notamment), de la régression du marché de la destruction atomique avec aussi l'arrêt du "marché japonais" depuis la catastrophe nucléaire de Fukushima. Toute la presse économique et financière s'inquiète, et l'Etat avec elle, de ce "grand bond en arrière". Pour les citoyens qui luttent contre les passéistes de l'atome, c'est une bonne nouvelle qui devrait conduire à l'abandon immédiat de cette aberration criminelle. __


" Le titre du géant français du nucléaire Areva s'effondre mercredi matin à la Bourse de Paris après l'abandon d'un de ses objectifs 2014 et la suspension de ses perspectives financières pour les deux années à venir. " : les journaux financiers ne peuvent que constater, ce 19 novembre 2014, l'effondrement d'un mythe savamment entretenu depuis cinquante ans par les pouvoirs en place avec la complicité des élus et des médias. C'est qu'à la clôture de la Bourse, Areva vient d'annoncer officiellement qu'elle abandonnait ses perspectives financières pour au moins les deux années à venir (2015 et 2016). La gestion prévisionnelle de l'une des plus grandes organisations de destruction humaine a du plomb dans l'aile.


Et d'avouer ce que les antinucléaires conséquents disent depuis plusieurs années : " les retards, à la fois de l'EPR de Flamanville, mais aussi du projet vitrine à l'international du groupe: l'EPR finlandais" (l'Expansion du 11 novembre 2014) illustrent l'entêtement idéologico-capitaliste de la secte du "corps des mines" qui dirige et noyaute la politique française depuis des décennies. Précision aussi apportée dans un communiqué de presse par le chef de file de la destruction atomique Areva : "... la suspension de nos objectifs est motivée par "le glissement du redémarrage des réacteurs japonais, la révision des hypothèses de calendrier de lancement de nouvelles constructions de réacteurs, l'atonie persistantes du marché des services à la base installée, y compris en France..."

Mauvaises nouvelles pour les investisseurs, bonne nouvelle pour les peuples : le titre du groupe plongeait il y a un mois après l'ouverture: -18,49% (09h34) à 9,83 euros, soit son plus bas niveau depuis juin 2012. Et Areva contraint de préciser ne plus pouvoir garantir pour 2014 son objectif d'un cash flow opérationnel "proche de l'équilibre". Le pot aux roses est découvert et l'Etat actionnaire ayant débarqué le président du conseil de surveillance, Pierre Blayau, peu après le départ pour maladie du président du directoire Luc Oursel, nomme l'ancien patron du groupe automobile PSA Philippe Varin à la tête du futur conseil d'administration du groupe et un changement du "mode de gouvernance". Un choix cornélien se pose alors : on en profite pour tourner la page, sortir du conservatisme, se tourner vers l'avenir, tenter d'assurer la protection sanitaire du pays et de sa population, lancer un grand plan de formation-reconversion des salariés et créer des milliers d'emplois ou bien on ponctionne encore les français pour renflouer la gabegie de quelques entêtés en col blanc et poursuivre le crime sanitaire ?

L'année 2014 d'Areva se termine sur un beau - 52,03% de perte de son action boursière. Les spéculateurs n'auraient-ils plus eux-mêmes confiance dans cette monstruosité ?

Un air de décrépitude flotte sur les cocottes-minute nucléaires au son d'une mélodie internationale de circonstance : " c'est la chute finale..." .

Mais attention la bête blessée peut n'en être que plus dangereuse. Et si l'arrêt immédiat du nucléaire peut ouvrir la porte à une transition énergétique, l'inverse n'est pas vrai : une transition énergétique n'est pas une garantie de l'arrêt du nucléaire. Aux citoyens conscients et dignes, qui refusent les compromissions libérales de couloirs et la complicité dans le crime sanitaire, de ne pas baisser la garde et d'accentuer leur engagement pour arrêter immédiatement la main des criminels. Sans leur laisser aucun répit.




http://coordination-antinucleaire-sudest.net

6 commentaires:

Alex a dit…

ils payent leur obscurantisme et leur manque de vision, dans 50 ans on ne pourra plus faire fonctionner les réacteurs selon le mode actuel, l'uranium n'est pas inépuisable, et on en voit le bout...
Au lieu de se concentrer sur d'autre formes d'énergies atomiques moins sales que la fission ou des fillières plus stables et moins génératrices de déchets. Les solutions existent, et elles viendront des BRICS si les US n'ont pas mis la main dessus avant. Donc AREVA se coupera le pied tout seul comme un grand, et la bande d'énarque ou autre polytechniciens n'y feront rien.
Mais ça c'est le volet long terme du groupe, parceque aujourd'hui, la chute est commandité pour démanteler le groupe en tant qu'unité.
Dans ce contexte la restructuration passe mieux. ils payent aussi le fruit de sa lamentable organisation, d'un coté des ingénieurs performants, de l'autre une gestion de projet et administration lamentable. Pas étonnant que les EPR coulent. D'ailleurs l'EPR anglais et le chinois (tout 2 AREVA), se portent très bien en l'absence de la bureaucratie européenne et des copinages.

En plus de ça, il y a un vent de conspiration que les américano-sionistes ont bien implanté dans les gens pour devenir des fervent anti-nucléaires sans trop regarder de plus près. En clair le nucléaire c'est mal, sauf si il est US ou Israelien.

Exemple : http://www.sortirdunucleaire.org/Sortir-du-nucleaire-se-felicite-de,13226

Un groupe antinucléaire se félicite de l'échec de l'un au profit de l'autre, on aura tout vu.
tout comme les activistes greenpeace (sur tout sujets) sont guidés par les financements et autres "recommandations" occultes type bilderberg et autres...

Un petit peu comme la politique énergétique allemande, qui fini par leur couter très cher et hisse l'allemagne à des sommets en perte de surface alimentaire, consommateur de ressource fossile et émission de CO2. Mais tout ça profite à qui ? installation, fourniture de backup, consommable des backup...ah oui, les US.

Dernier exemple avec ALSTOM, c'est un groupe US qui a mis certains secteur en difficulté par concurence déloyale, puis le rachète par la suite. AREVA avait d'ailleurs une activité transport de haute qualité via sa filliale technicatome. la branche transport d'AREVA a été cedée à ALSTOM, et tombe dans le giron de GE aujourd'hui. En gros, pendant des années, l'activité transport d'AREVA était critiquée par GE, et sortait l’étendard nucléaire pour bien appuyer.
Aujourd'hui c'est différent, "pour toujours mieux servir son client, GE et ALSTOM acquièrent via une GV expertise et savoir faire du transport AREVA pour répondre à des demandes plus pointues et plus exigeante en terme de performance techniques".
maintenant que c'est US, la solution AREVA devient tout d'un coup pas si mal...

Ryuuzaki.L a dit…

Que sont devenus les informations concernant les soi-disant cartographie des sites nucléaires par des drônes ? Pendant un temps ça a fait la une des médias et depuis plus rien.
---> http://www.notre-planete.info/actualites/4128-risque-drone-survol-centrales-nucleaires

Ah, doit-on s'attendre à une hausse de l'électricité pour compenser la chute des actions ?

Alex a dit…

non pas dans l'immédiat, le tarif de l'éléctricité n'est pas indexé sur le titre de AREVA.
Les réacteurs français sont de fabrication AREVA-SIEMENS, le combustible est produit par AREVA, mais le cours boursier n'influe pas. à la rigueur si le cours de l'uranium s'envole le tarif de l'électricité pourra etre révisé aux termes legaux, mais c'est plutôt l'effet inverse qui se produit si AREVA s'effondre.
Dans ce cas, AREVA ne fabriquera plus de combustible (cessation d'activité), il y aura donc un volume de minerais supplémentaire sur le marché, faisant chuter son cours (comme le pétrole).
Ensuite, n'ayant plus AREVA, nos centrales devrons s'approvisionner chez quelqu'un d'autre, qui devra assurer notre prod, et fixera son tarif...
AREVA ne fait que du maintient en condition opérationnelle et fournit le carburant conforme à la spec des réacteurs, c'est tout. L'opérateur final et le propriétaire des sites c'est EDF.

Anatole Patachon a dit…

Ne pas se réjouir trop vite !
Ce serait sous-estimer le pouvoir de nuisance de ceux qui coulent l'industrie du Pays depuis l'après guerre: Tous les cadres et dirigeants des grandes entreprises, issus des écoles de destruction massive Polytechnique et Centrale.

Laurent a dit…

Ils ont quelques problèmes de cash flow, c'est sur qu'avec les 1.2 milliards d'euros qui ont disparu lors d'achat de mines vide, ça ne doit pas aider, sauf ceux qui ont croqué, comme b______y

Ryuuzaki.L a dit…

@ Alex

Merci pour ces précisions.

Enregistrer un commentaire

Commentaires fermés

Remarque : Seul un membre de ce blog est autorisé à enregistrer un commentaire.