dimanche 15 mars 2015

La réincarnation selon René Guénon


Nous ne pouvons songer à entreprendre ici une étude absolument complète de la question de la réincarnation, car il faudrait un volume entier pour l’examiner sous tous ses aspects ; peut-être y reviendrons-nous quelque jour ; la chose en vaut la peine, non pas en elle-même, car ce n’est qu’une absurdité pure et simple, mais en raison de l’étrange diffusion de cette idée de réincarnation, qui est, à notre époque, une de celles qui contribuent le plus au détraquement mental d’un grand nombre. Ne pouvant cependant nous dispenser présentement de traiter ce sujet, nous en dirons du moins tout ce qu’il y a de plus essentiel à en dire ; et notre argumentation vaudra, non seulement contre le spiritisme kardéciste, mais aussi contre toutes les autres écoles « néo-spiritualistes » qui, à sa suite, ont adopté cette idée, sauf à la modifier dans des détails plus ou moins importants. 

Par contre, cette réfutation ne s’adresse pas, comme la précédente, au spiritisme envisagé dans toute sa généralité, car la réincarnation n’en est pas un élément absolument essentiel, et on peut être spirite sans l’admettre, tandis qu’on ne peut pas l’être sans admettre la manifestation des morts par des phénomènes sensibles. En fait, on sait que les spirites américains et anglais, c’est-à-dire les représentants de la plus ancienne forme du spiritisme, furent tout d’abord unanimes à s’opposer à la théorie réincarnationniste, que Dunglas Home, en particulier, critiqua violemment1 ; il a fallu, pour que certains d’entre eux se décident plus tard à l’accepter, que cette théorie ait, dans l’intervalle, pénétré les milieux anglo-saxons par des voies étrangères au spiritisme.

En France même, quelques-uns des premiers spirites, comme Piérart et Anatole Barthe, se séparèrent d’Allan Kardec sur ce point ; mais, aujourd’hui, on peut dire que le spiritisme français tout entier a fait de la réincarnation un véritable « dogme » ; Allan Kardec lui-même, d’ailleurs, n’avait pas hésité à l’appeler de ce nom1. C’est au spiritisme français, rappelons-le encore, que cette théorie fut empruntée par le théosophisme d’abord, puis par l’occultisme papusien et diverses autres écoles, qui en ont fait également un de leurs articles de foi ; ces écoles ont beau reprocher aux spirites de concevoir la réincarnation d’une façon peu « philosophique », les modifications et les complications diverses qu’elles y ont apportées ne sauraient masquer cet emprunt initial.

Nous avons déjà noté quelques-unes des divergences qui existent, à propos de la réincarnation, soit parmi les spirites, soit entre eux et les autres écoles ; là-dessus comme sur tout le reste, les enseignements des « esprits » sont passablement flottants et contradictoires, et les prétendues constatations des « clairvoyants » ne le sont pas moins. Ainsi, nous l’avons vu, pour les uns, un être humain se réincarne constamment dans le même sexe ; pour d’autres, il se réincarne indifféremment dans un sexe ou dans l’autre, sans qu’on puisse fixer aucune loi à cet égard ; pour d’autres encore, il y a une alternance plus ou moins régulière entre les incarnations masculines et féminines. 

De même, les uns disent que l’homme se réincarne toujours sur la terre ; les autres prétendent qu’il peut aussi bien se réincarner, soit dans une autre planète du système solaire, soit même sur un astre quelconque ; certains admettent qu’il y a généralement plusieurs incarnations terrestres consécutives avant de passer à un autre séjour, et c’est là l’opinion d’Allan Kardec lui-même ; pour les théosophistes, il n’y a que des incarnations terrestres pendant toute la durée d’un cycle extrêmement long, après quoi une race humaine tout entière commence une nouvelle série d’incarnations dans une autre sphère, et ainsi de suite.

Un autre point qui n’est pas moins discuté, c’est la durée de l’intervalle qui doit s’écouler entre deux incarnations consécutives : les uns pensent qu’on peut se réincarner immédiatement, ou tout au moins au bout d’un temps très court, tandis que, pour les autres, les vies terrestres doivent être séparées par de longs intervalles ; nous avons vu ailleurs que les théosophistes, après avoir d’abord supposé que ces intervalles étaient de douze ou quinze cents ans au minimum, en sont arrivés à les réduire considérablement, et à faire à cet égard des distinctions suivant les « degrés d’évolution » des individus. 

Chez les occultistes français, il s’est produit également une variation qu’il est assez curieux de signaler : dans ses premiers ouvrages, Papus, tout en attaquant les théosophistes avec lesquels il venait de rompre, répète après eux que, « d’après la science ésotérique, une âme ne peut se réincarner qu’au bout de quinze cents ans environ, sauf dans quelques exceptions très nettes (mort dans l’enfance, mort violente, adeptat) », et il affirme même, sur la foi de Mme Blavatsky et de Sinnett, que « ces chiffres sont tirés de calculs astronomiques par l’ésotérisme hindou », alors que nulle doctrine traditionnelle authentique n’a jamais parlé de la réincarnation, et que celle-ci n’est qu’une invention toute moderne et tout occidentale. Plus tard, Papus rejette entièrement la prétendue loi établie par les théosophistes et déclare qu’on n’en peut donner aucune, disant (nous respectons soigneusement son style) qu’« il serait aussi absurde de fixer un terme fixe de douze cents ans comme de dix ans au temps qui sépare une incarnation d’un retour sur terre, que de fixer pour la vie humaine sur terre une période également fixe ».

Tout cela n’est guère fait pour inspirer confiance à ceux qui examinent les choses avec impartialité, et, si la réincarnation n’a pas été « révélée » par les « esprits » pour la bonne raison que ceux-ci n’ont jamais parlé réellement par l’intermédiaire des tables ou des médiums, les quelques remarques que nous venons de faire suffisent déjà pour montrer qu’elle ne peut pas davantage être une vraie connaissance ésotérique, enseignée par des initiés qui, par définition, sauraient à quoi s’en tenir. Il n’y a donc même pas besoin d’aller au fond de la question pour écarter les prétentions des occultistes et des théosophistes ; il reste que la réincarnation soit l’équivalent d’une simple conception philosophique ; effectivement, elle n’est que cela, et elle est même au niveau des pires conceptions philosophiques, puisqu’elle est absurde au sens propre de ce mot. Il y a bien des absurdités aussi chez les philosophes, mais du moins ne les présentent-ils généralement que comme des hypothèses ; les « néo-spiritualistes » s’illusionnent plus complètement (nous admettons ici leur bonne foi, qui est incontestable pour la masse, mais qui ne l’est pas toujours pour les dirigeants), et l’assurance même avec laquelle ils formulent leurs affirmations est une des raisons qui les rendent plus dangereuses que celles des philosophes.

Nous venons de prononcer le mot de « conception philosophique » ; celui de « conception sociale » serait peut-être encore plus juste en la circonstance, si l’on considère ce que fut l’origine réelle de l’idée de réincarnation. En effet, pour les socialistes français de la première moitié du XIXe siècle, qui l’inculquèrent à Allan Kardec, cette idée était essentiellement destinée à fournir une explication de l’inégalité des conditions sociales, qui revêtait à leurs yeux un caractère particulièrement choquant. Les spirites ont conservé ce même motif parmi ceux qu’ils invoquent le plus volontiers pour justifier leur croyance à la réincarnation, et ils ont même voulu étendre l’explication à toutes les inégalités, tant intellectuelles que physiques ; voici ce qu’en dit Allan Kardec : « Ou les âmes à leur naissance sont égales, ou elles sont inégales, cela n’est pas douteux. Si elles sont égales, pourquoi ces aptitudes si diverses ?... Si elles sont inégales, c’est que Dieu les a créées ainsi, mais alors pourquoi cette supériorité innée accordée à quelques-unes ? Cette partialité est-elle conforme à sa justice et à l’égal amour qu’il porte a toutes ses créatures ?

Admettons, au contraire, une succession d’existences antérieures progressives, et tout est expliqué. Les hommes apportent en naissant l’intuition de ce qu’ils ont acquis ; ils sont plus ou moins avancés, selon le nombre d’existences qu’ils ont parcourues, selon qu’ils sont plus ou moins éloignés du point de départ, absolument comme dans une réunion d’individus de tous âges chacun aura un développement proportionné au nombre d’années qu’il aura vécu ; les existences successives seront, pour la vie de l’âme, ce que les années sont pour la vie du corps… Dieu, dans sa justice, n’a pu créer des âmes plus ou moins parfaites ; mais, avec la pluralité des existences, l’inégalité que nous voyons n’a plus rien de contraire à l’équité la plus rigoureuse ».

M. Léon Denis dit pareillement : « La pluralité des existences peut seule expliquer la diversité des caractères, la variété des aptitudes, la disproportion des qualités morales, en un mot toutes les inégalités qui frappent nos regards. En dehors de cette loi, on se demanderait en vain pourquoi certains hommes possèdent le talent, de nobles sentiments, des aspirations élevées, alors que tant d’autres n’ont en partage que sottise, passions viles et instincts grossiers. Que penser d’un Dieu qui, en nous assignant une seule vie corporelle, nous aurait fait des parts aussi inégales et, du sauvage au civilisé, aurait réservé aux hommes des biens si peu assortis et un niveau moral si différent ? Sans la loi des réincarnations, c’est l’iniquité qui gouverne le monde… Toutes ces obscurités se dissipent devant la doctrine des existences multiples. Les êtres qui se distinguent par leur puissance intellectuelle ou leurs vertus ont plus vécu, travaillé davantage, acquis une expérience et des aptitudes plus étendues ».


Des raisons similaires sont alléguées même par les écoles dont les théories sont moins « primaires » que celles du spiritisme, car la conception réincarnationniste n’a jamais pu perdre entièrement la marque de son origine ; les théosophistes, par exemple, mettent aussi en avant, au moins accessoirement, l’inégalité des conditions sociales. De son côté, Papus fait exactement de même : « Les hommes recommencent un nouveau parcours dans le monde matériel, riches ou pauvres, heureux socialement ou malheureux, suivant les résultats acquis dans les parcours antérieurs, dans les incarnations précédentes »1. Ailleurs, il s’exprime encore plus nettement à ce sujet : « Sans la notion de la réincarnation, la vie sociale est une iniquité. Pourquoi des êtres inintelligents sont-ils gorgés d’argent et comblés d’honneurs, alors que des êtres de valeur se débattent dans la gêne et dans la lutte quotidienne pour des aliments physiques, moraux ou spirituels ?... On peut dire, en général, que la vie sociale actuelle est déterminée par l’état antérieur de l’esprit et qu’elle détermine l’état social futur ».

Une telle explication est parfaitement illusoire, et voici pourquoi : d’abord, si le point de départ n’est pas le même pour tous, s’il est des hommes qui en sont plus ou moins éloignés et qui n’ont pas parcouru le même nombre d’existences (c’est ce que dit Allan Kardec), il y a là une inégalité dont ils ne sauraient être responsables, et que, par suite, les réincarnationnistes doivent regarder comme une « injustice » dont leur théorie est incapable de rendre compte. Ensuite, même en admettant qu’il n’y ait pas de ces différences entre les hommes, il faut bien qu’il y ait eu, dans leur évolution (nous parlons suivant la manière de voir des spirites), un moment où les inégalités ont commencé, et il faut aussi qu’elles aient une cause ; si l’on dit que cette cause, ce sont les actes que les hommes avaient déjà accomplis antérieurement, il faudra expliquer comment ces hommes ont pu se comporter différemment avant que les inégalités se soient introduites parmi eux.


Cela est inexplicable, tout simplement parce qu’il y a là une contradiction : si les hommes avaient été parfaitement égaux, ils auraient été semblables sous tous rapports, et, en admettant que cela fût possible, ils n’auraient jamais pu cesser de l’être, à moins que l’on ne conteste la validité du principe de raison suffisante (et, dans ce cas, il n’y aurait plus lieu de chercher ni loi ni explication quelconque) ; s’ils ont pu devenir inégaux, c’est évidemment que la possibilité de l’inégalité était en eux, et cette possibilité préalable suffisait à les constituer inégaux dès l’origine, au moins potentiellement. Ainsi, on n’a fait que reculer la difficulté en croyant la résoudre, et, finalement, elle subsiste tout entière ; mais, à vrai dire, il n’y a pas de difficulté, et le problème lui-même n’est pas moins illusoire que sa solution prétendue. On peut dire de cette question la même chose que de beaucoup de questions philosophiques, qu’elle n’existe que parce qu’elle est mal posée ; et, si on la pose mal, c’est surtout, au fond, parce qu’on fait intervenir des considérations morales et sentimentales là où elles n’ont que faire : cette attitude est aussi inintelligente que le serait celle d’un homme qui se demanderait, par exemple, pourquoi telle espèce animale n’est pas l’égale de telle autre, ce qui est manifestement dépourvu de sens.

Qu’il y ait dans la nature des différences qui nous apparaissent comme des inégalités, tandis qu’il y en a d’autres qui ne prennent pas cet aspect, ce n’est là qu’un point de vue purement humain ; et, si on laisse de côté ce point de vue éminemment relatif, il n’y a plus à parler de justice ou d’injustice dans cet ordre de choses. En somme, se demander pourquoi un être n’est pas l’égal d’un autre, c’est se demander pourquoi il est différent de cet autre ; mais, s’il n’en était aucunement différent, il serait cet autre au lieu d’être lui-même. Dès lors qu’il y a une multiplicité d’êtres, il faut nécessairement qu’il y ait des différences entre eux ; deux choses identiques sont inconcevables, parce que, si elles sont vraiment identiques, ce ne sont pas deux choses, mais bien une seule et même chose ; Leibnitz a entièrement raison sur ce point.

Chaque être se distingue des autres, dès le principe, en ce qu’il porte en lui-même certaines possibilités qui sont essentiellement inhérentes à sa nature, et qui ne sont les possibilités d’aucun autre être ; la question à laquelle les réincarnationnistes prétendent apporter une réponse revient donc tout simplement à se demander pourquoi un être est lui-même et non pas un autre. Si l’on veut voir là une injustice, peu importe, mais, en tous cas, c’est une nécessité ; et d’ailleurs, au fond, ce serait plutôt le contraire d’une injustice : en effet, la notion de justice, dépouillée de son caractère sentimental et spécifiquement humain, se réduit à celle d’équilibre ou d’harmonie ; or, pour qu’il y ait harmonie totale dans l’Univers, il faut et il suffit que chaque être soit à la place qu’il doit occuper, comme élément de cet Univers, en conformité avec sa propre nature. Cela revient précisément à dire que les différences et les inégalités, que l’on se plaît à dénoncer comme des injustices réelles ou apparentes, concourent effectivement et nécessairement, au contraire, à cette harmonie totale ; et celle-ci ne peut pas ne pas être, car ce serait supposer que les choses ne sont pas ce qu’elles sont, puisqu’il y aurait absurdité à supposer qu’il peut arriver à un être quelque chose qui n’est point une conséquence de sa nature ; ainsi les partisans de la justice peuvent se trouver satisfaits par surcroît, sans être obligés d’aller à l’encontre de la vérité.

Allan Kardec déclare que « le dogme de la réincarnation est fondé sur la justice de Dieu et la révélation »1 ; nous venons de montrer que, de ces deux raisons d’y croire, la première ne saurait être invoquée valablement ; quant à la seconde, comme il veut évidemment parler de la révélation des « esprits », et comme nous avons établi précédemment qu’elle est inexistante, nous n’avons pas à y revenir. Toutefois, ce ne sont là encore que des observations préliminaires, car, de ce qu’on ne voit aucune raison d’admettre une chose, il ne s’ensuit pas forcément que cette chose soit fausse ; on pourrait encore, tout au moins, demeurer à son égard dans une attitude de doute pur et simple.


Nous devons dire, d’ailleurs, que les objections que l’on formule ordinairement contre la théorie réincarnationniste ne sont guère plus fortes que les raisons que l’on invoque d’autre part pour l’appuyer ; cela tient, en grande partie, à ce qu’adversaires et partisans de la réincarnation se placent également, le plus souvent, sur le terrain moral et sentimental, et que les considérations de cet ordre ne sauraient rien prouver. Nous pouvons refaire ici la même observation qu’en ce qui concerne la question de la communication avec les morts : au lieu de se demander si cela est vrai ou faux, ce qui seul importe, on discute pour savoir si cela est ou n’est pas « consolant », et l’on peut discuter ainsi indéfiniment sans en être plus avancé, puisque c’est là un critérium purement « subjectif », comme dirait un philosophe. Heureusement, il y a beaucoup mieux à dire contre la réincarnation, puisqu’on peut en établir l’impossibilité absolue ; mais, avant d’en arriver là, nous devons encore traiter une autre question et préciser certaines distinctions, non seulement parce qu’elles sont fort importantes en elles-mêmes, mais aussi parce que, sans cela, certains pourraient s’étonner de nous voir affirmer que la réincarnation est une idée exclusivement moderne.

Trop de confusions et de notions fausses ont cours depuis un siècle pour que bien des gens, même en dehors des milieux « néo-spiritualistes », ne s’en trouvent pas gravement influencés ; cette déformation est même arrivée à un tel point que les orientalistes officiels, par exemple, interprètent couramment dans un sens réincarnationniste des textes où il n’y a rien de tel, et qu’ils sont devenus complètement incapables de les comprendre autrement, ce qui revient à dire qu’ils n’y comprennent absolument rien.

Le terme de « réincarnation » doit être distingué de deux autres termes au moins, qui ont une signification totalement différente, et qui sont ceux de « métempsychose » et de « transmigration » ; il s’agit là de choses qui étaient fort bien connues des anciens, comme elles le sont encore des Orientaux, mais que les Occidentaux modernes, inventeurs de la réincarnation, ignorent absolument1. Il est bien entendu que, lorsqu’on parle de réincarnation, cela veut dire que l’être qui a déjà été incorporé reprend un nouveau corps, c’est-à-dire qu’il revient à l’état par lequel il est déjà passé ; d’autre part, on admet que cela concerne l’être réel et complet, et non pas simplement des éléments plus ou moins importants qui ont pu entrer dans sa constitution à un titre quelconque.

En dehors de ces deux conditions, il ne peut aucunement être question de réincarnation ; or la première la distingue essentiellement de la transmigration, telle qu’elle est envisagée dans les doctrines orientales, et la seconde ne la différencie pas moins profondément de la métempsychose, au sens ou l’entendaient notamment les Orphiques et les Pythagoriciens. Les spirites, tout en affirmant faussement l’antiquité de la théorie réincarnationniste, disent bien qu’elle n’est pas identique à la métempsychose ; mais, suivant eux, elle s’en distingue seulement en ce que les existences successives sont toujours « progressives », et en ce qu’on doit considérer exclusivement les êtres humains : « Il y a, dit Allan Kardec, entre la métempsychose des anciens et la doctrine moderne de la réincarnation, cette grande différence que les esprits rejettent de la manière la plus absolue la transmigration de l’homme dans les animaux, et réciproquement ».

Les anciens, en réalité, n’ont jamais envisagé une telle transmigration, pas plus que celle de l’homme dans d’autres hommes, comme on pourrait définir la réincarnation ; sans doute, il y a des expressions plus ou moins symboliques qui peuvent donner lieu à des malentendus, mais seulement quand on ne sait pas ce qu’elles veulent dire véritablement, et qui est ceci : il y a dans l’homme des éléments psychiques qui se dissocient après la mort, et qui peuvent alors passer dans d’autres êtres vivants, hommes ou animaux, sans que cela ait beaucoup plus d’importance, au fond, que le fait que, après la dissolution du corps de ce même homme, les éléments qui le composaient peuvent servir à former d’autres corps ; dans les deux cas, il s’agit des éléments mortels de l’homme, et non point de la partie impérissable qui est son être réel, et qui n’est nullement affectée par ces mutations posthumes.

À ce propos, Papus a commis une méprise d’un autre genre, en parlant « des confusions entre la réincarnation ou retour de l’esprit dans un corps matériel, après un stage astral, et la métempsychose ou traversée par le corps matériel de corps d’animaux et de plantes, avant de revenir dans un nouveau corps matériel »1 ; sans parler de quelques bizarreries d’expression qui peuvent être des lapsus (les corps d’animaux et de plantes ne sont pas moins « matériels » que le corps humain, et ils ne sont pas « traversés » par celui-ci, mais par des éléments qui en proviennent), cela ne pourrait en aucune façon s’appeler « métempsychose », car la formation de ce mot implique qu’il s’agit d’éléments psychiques, et non d’éléments corporels.

Papus a raison de penser que la métempsychose ne concerne pas l’être réel de l’homme, mais il se trompe complètement sur sa nature ; et d’autre part, pour la réincarnation, quand il dit qu’« elle a été enseignée comme un mystère ésotérique dans toutes les initiations de l’antiquité », il la confond purement et simplement avec la transmigration véritable.

La dissociation qui suit la mort ne porte pas seulement sur les éléments corporels, mais aussi sur certains éléments que l’on peut appeler psychiques ; cela, nous l’avons déjà dit en expliquant que de tels éléments peuvent intervenir parfois dans les phénomènes du spiritisme et contribuer à donner l’illusion d’une action réelle des morts ; d’une façon analogue, ils peuvent aussi, dans certains cas, donner l’illusion d’une réincarnation. Ce qu’il importe de retenir, sous ce dernier rapport, c’est que ces éléments (qui peuvent, pendant la vie, avoir été proprement conscients ou seulement « subconscients ») comprennent notamment toutes les images mentales qui, résultant de l’expérience sensible, ont fait partie de ce qu’on appelle mémoire et imagination : ces facultés, ou plutôt ces ensembles, sont périssables, c’est-à-dire sujets à se dissoudre, parce que, étant d’ordre sensible, ils sont littéralement des dépendances de l’état corporel ; d’ailleurs, en dehors de la condition temporelle, qui est une de celles qui définissent cet état, la mémoire n’aurait évidemment aucune raison de subsister. Cela est bien loin, assurément, des théories de la psychologie classique sur le « moi » et son unité ; ces théories n’ont que le défaut d’être à peu près aussi dénués de fondement, dans leur genre, que les conceptions des « néo-spiritualistes ».


Une autre remarque qui n’est pas moins importante, c’est qu’il peut y avoir transmission d’éléments psychiques d’un être à un autre sans que cela suppose la mort du premier : en effet, il y a une hérédité psychique aussi bien qu’une hérédité physiologique, cela est assez peu contesté, et c’est même un fait d’observation vulgaire ; mais ce dont beaucoup ne se rendent probablement pas compte, c’est que cela suppose au moins que les parents fournissent un germe psychique, au même titre qu’un germe corporel ; et ce germe peut impliquer potentiellement un ensemble fort complexe d’éléments appartenant au domaine de la « subconscience », en outre des tendances ou prédispositions proprement dites qui, en se développant, apparaîtront d’une façon plus manifeste ; ces éléments « subconscients », au contraire, pourront ne devenir apparents que dans des cas plutôt exceptionnels. C’est la double hérédité psychique et corporelle qu’exprime cette formule chinoise : « Tu revivras dans tes milliers de descendants », qu’il serait bien difficile, à coup sûr, d’interpréter dans un sens réincarnationniste, quoique les occultistes et même les orientalistes aient réussi bien d’autres tours de force comparables à celui-là. Les doctrines extrême-orientales envisagent même de préférence le côté psychique de l’hérédité, et elles y voient un véritable prolongement de l’individualité humaine ; c’est pourquoi, sous le nom de « postérité » (qui est d’ailleurs susceptible aussi d’un sens supérieur et purement spirituel), elles l’associent à la « longévité », que les Occidentaux appellent immortalité.

Comme nous le verrons par la suite, certains faits que les réincarnationnistes croient pouvoir invoquer à l’appui de leur hypothèse s’expliquent parfaitement par l’un ou l’autre des deux cas que nous venons d’envisager, c’est-à-dire, d’une part, par la transmission héréditaire de certains éléments psychiques, et, d’autre part, par l’assimilation à une individualité humaine d’autres éléments psychiques provenant de la désintégration d’individualités humaines antérieures, qui n’ont pas pour cela le moindre rapport spirituel avec celle-là. Il y a, en tout ceci, correspondance et analogie entre l’ordre psychique et l’ordre corporel ; et cela se comprend, puisque l’un et l’autre, nous le répétons, se réfèrent exclusivement à ce qu’on peut appeler les éléments mortels de l’être humain. Il faut encore ajouter que, dans l’ordre psychique, il peut arriver, plus ou moins exceptionnellement, qu’un ensemble assez considérable d’éléments se conserve sans se dissocier et soit transféré tel quel à une nouvelle individualité ; les faits de ce genre sont, naturellement, ceux qui présentent le caractère le plus frappant aux yeux des partisans de la réincarnation, et pourtant ces cas ne sont pas moins illusoires que tous les autres. 

Tout cela, nous l’avons dit, ne concerne ni n’affecte aucunement l’être réel ; on pourrait, il est vrai, se demander pourquoi, s’il en est ainsi, les anciens semblent avoir attaché une assez grande importance au sort posthume des éléments en question. Nous pourrions répondre en faisant simplement remarquer qu’il y a aussi bien des gens qui se préoccupent du traitement que leur corps pourra subir après la mort, sans penser pour cela que leur esprit doive en ressentir le contrecoup ; mais nous ajouterons qu’effectivement, en règle générale, ces choses ne sont point absolument indifférentes ; si elles l’étaient, d’ailleurs, les rites funéraires n’auraient aucune raison d’être, tandis qu’ils en ont au contraire une très profonde.

Sans pouvoir insister là-dessus, nous dirons que l’action de ces rites s’exerce précisément sur les éléments psychiques du défunt ; nous avons mentionné ce que pensaient les anciens du rapport qui existe entre leur non-accomplissement et certains phénomènes de « hantise », et cette opinion était parfaitement fondée. Assurément, si on ne considérait que l’être, en tant qu’il est passé à un autre état d’existence, il n’y aurait point à tenir compte de ce que peuvent devenir ces éléments (sauf peut-être pour assurer la tranquillité des vivants) ; mais il en va tout autrement si l’on envisage ce que nous avons appelé les prolongements de l’individualité humaine. Ce sujet pourrait donner lieu à des considérations que leur complexité et leur étrangeté même nous empêchent d’aborder ici ; nous estimons, du reste, qu’il est de ceux qu’il ne serait ni utile ni avantageux de traiter publiquement d’une façon détaillée.


Après avoir dit en quoi consiste vraiment la métempsychose, nous avons maintenant à dire ce qu’est la transmigration proprement dite : cette fois, il s’agit bien de l’être réel, mais il ne s’agit point pour lui d’un retour au même état d’existence, retour qui, s’il pouvait avoir lieu, serait peut-être une « migration » si l’on veut, mais non une « transmigration ». Ce dont il s’agit, c’est, au contraire, le passage de l’être à d’autres états d’existence, qui sont définis, comme nous l’avons dit, par des conditions entièrement différentes de celles auxquelles est soumise l’individualité humaine (avec cette seule restriction que, tant qu’il s’agit d’états individuels, l’être est toujours revêtu d’une forme, mais qui ne saurait donner lieu à aucune représentation spatiale ou autre, plus ou moins modelée sur celle de la forme corporelle) ; qui dit transmigration dit essentiellement changement d’état.

C’est là ce qu’enseignent toutes les doctrines traditionnelles de l’Orient, et nous avons de multiples raisons de penser que cet enseignement était aussi celui des « mystères » de l’antiquité ; même dans des doctrines hétérodoxes comme le Bouddhisme, il n’est nullement question d’autre chose, en dépit de l’interprétation réincarnationniste qui a cours aujourd’hui parmi les Européens. C’est précisément la vraie doctrine de la transmigration, entendue suivant le sens que lui donne la métaphysique pure, qui permet de réfuter d’une façon absolue et définitive l’idée de réincarnation ; et il n’y a même que sur ce terrain qu’une telle réfutation soit possible.

Nous sommes donc amené ainsi à montrer que la réincarnation est une impossibilité pure et simple ; il faut entendre par là qu’un même être ne peut pas avoir deux existences dans le monde corporel, ce monde étant considéré dans toute son extension : peu importe que ce soit sur la terre ou sur d’autres astres quelconques; peu importe aussi que ce soit en tant qu’être humain ou, suivant les fausses conceptions de la métempsychose, sous toute autre forme, animale, végétale ou même minérale. Nous ajouterons encore : peu importe qu’il s’agisse d’existences successives ou simultanées, car il se trouve que quelques-uns ont fait cette supposition, au moins saugrenue, d’une pluralité de vies se déroulant en même temps, pour un même être, en divers lieux, vraisemblablement sur des planètes différentes ; cela nous reporte encore une fois aux socialistes de 1848, car il semble bien que ce soit Blanqui qui ait imaginé le premier une répétition simultanée et indéfinie, dans l’espace, d’individus supposés identiques.

Certains occultistes prétendent aussi que l’individu humain peut avoir plusieurs « corps physiques », comme ils disent, vivant en même temps dans différentes planètes ; et ils vont jusqu’à affirmer que, s’il arrive à quelqu’un de rêver qu’il a été tué, c’est, dans bien des cas, que, à cet instant même, il l’a été effectivement dans une autre planète ! Cela pourrait sembler incroyable si nous ne l’avions entendu nous-même ; mais on verra, au chapitre suivant, d’autres histoires aussi fortes que celle-là.

Nous devons dire aussi que la démonstration qui vaut contre toutes les théories réincarnationnistes, quelque forme qu’elles prennent, s’applique également, et au même titre, à certaines conceptions d’allure plus proprement philosophique, comme la conception du « retour éternel » de Nietzsche, et en un mot à tout ce qui suppose dans l’Univers une répétition quelconque.

Nous ne pouvons songer à exposer ici, avec tous les développements qu’elle comporte, la théorie métaphysique des états multiples de l’être ; nous avons l’intention d’y consacrer, lorsque nous le pourrons, une ou plusieurs études spéciales. Mais nous pouvons du moins indiquer le fondement de cette théorie, qui est en même temps le principe de la démonstration dont il s’agit ici, et qui est le suivant : la Possibilité universelle et totale est nécessairement infinie et ne peut être conçue autrement, car, comprenant tout et ne laissant rien en dehors d’elle, elle ne peut être limitée par rien absolument ; une limitation de la Possibilité universelle, devant lui être extérieure, est proprement et littéralement une impossibilité, c’est-à-dire un pur néant. Or, supposer une répétition au sein de la Possibilité universelle, comme on le fait en admettant qu’il y ait deux possibilités particulières identiques, c’est lui supposer une limitation, car l’infinité exclut toute répétition : il n’y a qu’à l’intérieur d’un ensemble fini qu’on puisse revenir deux fois à un même élément, et encore cet élément ne serait-il rigoureusement le même qu’à la condition que cet ensemble forme un système clos, condition qui n’est jamais réalisée effectivement.

Dès lors que l’Univers est vraiment un tout, ou plutôt le Tout absolu, il ne peut y avoir nulle part aucun cycle fermé : deux possibilités identiques ne seraient qu’une seule et même possibilité ; pour qu’elles soient véritablement deux, il faut qu’elles diffèrent par une condition au moins, et alors elles ne sont pas identiques. Rien ne peut jamais revenir au même point, et cela même dans un ensemble qui est seulement indéfini (et non plus infini), comme le monde corporel : pendant qu’on trace un cercle, un déplacement s’effectue, et ainsi le cercle ne se ferme que d’une façon tout illusoire.

Ce n’est là qu’une simple analogie, mais elle peut servir pour aider à comprendre que, « a fortiori », dans l’existence universelle, le retour à un même état est une impossibilité : dans la Possibilité totale, ces possibilités particulières que sont les états d’existence conditionnés sont nécessairement en multiplicité indéfinie ; nier cela, c’est encore vouloir limiter la Possibilité ; il faut donc l’admettre, sous peine de contradiction, et cela suffit pour que nul être ne puisse repasser deux fois par le même état. Comme on le voit, cette démonstration est extrêmement simple en elle-même, et, si certains éprouvent quelque peine à la comprendre, ce ne peut être que parce que les connaissances métaphysiques les plus élémentaires leur font défaut ; pour ceux-là, un exposé plus développé serait peut-être nécessaire, mais nous les prierons d’attendre, pour le trouver, que nous ayons l’occasion de donner intégralement la théorie des états multiples ; ils peuvent être assurés, en tout cas, que cette démonstration, telle que nous venons de la formuler en ce qu’elle a d’essentiel, ne laisse rien à désirer sous le rapport de la rigueur.

Quant à ceux qui s’imagineraient que, en rejetant la réincarnation, nous risquons de limiter d’une autre façon la Possibilité universelle, nous leur répondrons simplement que nous ne rejetons qu’une impossibilité, qui n’est rien, et qui n’augmenterait la somme des possibilités que d’une façon absolument illusoire, n’étant qu’un pur zéro ; on ne limite pas la Possibilité en niant une absurdité quelconque, par exemple en disant qu’il ne peut exister un carré rond, ou que, parmi tous les mondes possibles, il ne peut y en avoir aucun où deux et deux fassent cinq ; le cas est exactement le même. Il y a des gens qui se font, en cet ordre d’idées, d’étranges scrupules : ainsi Descartes, lorsqu’il attribuait à Dieu la « liberté d’indifférence », par crainte de limiter la toute-puissance divine (expression théologique de la Possibilité universelle), et sans s’apercevoir que cette « liberté d’indifférence », ou le choix en l’absence de toute raison, implique des conditions contradictoires ; nous dirons, pour employer son langage, qu’une absurdité n’est pas telle parce que Dieu l’a voulu arbitrairement, mais que c’est au contraire parce qu’elle est une absurdité que Dieu ne peut pas faire qu’elle soit quelque chose, sans pourtant que cela porte la moindre atteinte à sa toute-puissance, absurdité et impossibilité étant synonymes.

Revenant aux états multiples de l’être, nous ferons remarquer, car cela est essentiel, que ces états peuvent être conçus comme simultanés aussi bien que comme successifs, et que même, dans l’ensemble, on ne peut admettre la succession qu’à titre de représentation symbolique, puisque le temps n’est qu’une condition propre à un de ces états, et que même la durée, sous un mode quelconque, ne peut être attribuée qu’à certains d’entre eux ; si l’on veut parler de succession, il faut donc avoir soin de préciser que ce ne peut être qu’au sens logique, et non pas au sens chronologique. Par cette succession logique, nous entendons qu’il y a un enchaînement causal entre les divers états ; mais la relation même de causalité, si on la prend suivant sa véritable signification (et non suivant l’acception « empiriste » de quelques logiciens modernes), implique précisément la simultanéité ou la coexistence de ses termes.

En outre, il est bon de préciser que même l’état individuel humain, qui est soumis à la condition temporelle, peut présenter néanmoins une multiplicité simultanée d’états secondaires : l’être humain ne peut pas avoir plusieurs corps, mais, en dehors de la modalité corporelle et en même temps qu’elle, il peut posséder d’autres modalités dans lesquelles se développent aussi certaines des possibilités qu’il comporte. Ceci nous conduit à signaler une conception qui se rattache assez étroitement à celle de la réincarnation, et qui compte aussi de nombreux partisans parmi les « néo-spiritualistes » : d’après cette conception, chaque être devrait, au cours de son évolution (car ceux qui soutiennent de telles idées sont toujours, d’une façon ou d’une autre, des évolutionnistes), passer successivement par toutes les formes de vie, terrestres et autres. Une telle théorie n’exprime qu’une impossibilité manifeste, pour la simple raison qu’il existe une indéfinité de formes vivantes par lesquelles un être quelconque ne pourra jamais passer, ces formes étant toutes celles qui sont occupées par les autres êtres.

D’ailleurs, quand bien même un être aurait parcouru successivement une indéfinité de possibilités particulières, et dans un domaine autrement étendu que celui des « formes de vie », il n’en serait pas plus avancé par rapport au terme final, qui ne saurait être atteint de cette manière ; nous reviendrons là-dessus en parlant plus spécialement de l’évolutionnisme spirite. Pour le moment, nous ferons seulement remarquer ceci : le monde corporel tout entier, dans le déploiement intégral de toutes les possibilités qu’il contient, ne représente qu’une partie du domaine de manifestation d’un seul état ; ce même état comporte donc, « a fortiori », la potentialité correspondante à toutes les modalités de la vie terrestre, qui n’est qu’une portion très restreinte du monde corporel.

Ceci rend parfaitement inutile (même si l’impossibilité n’en était prouvée par ailleurs) la supposition d’une multiplicité d’existences à travers lesquelles l’être s’élèverait progressivement de la modalité la plus inférieure, celle du minéral, jusqu’à la modalité humaine, considérée comme la plus haute, en passant successivement par le végétal et l’animal, avec toute la multitude de degrés que comprend chacun de ces règnes ; il en est, en effet, qui font de telles hypothèses, et qui rejettent seulement la possibilité d’un retour en arrière. En réalité, l’individu, dans son extension intégrale, contient simultanément les possibilités qui correspondent à tous les degrés dont il s’agit (nous ne disons pas, qu’on le remarque bien, qu’il les contient ainsi corporellement) ; cette simultanéité ne se traduit en succession temporelle que dans le développement de son unique modalité corporelle, au cours duquel, comme le montre l’embryologie, il passe effectivement par tous les stades correspondants, depuis la forme unicellulaire des êtres organisés les plus rudimentaires, et même, en remontant plus haut encore, depuis le cristal, jusqu’à la forme humaine terrestre. Disons en passant, dès maintenant, que ce développement embryologique, contrairement à l’opinion commune, n’est nullement une preuve de la théorie « transformiste » ; celle-ci n’est pas moins fausse que toutes les autres formes de l’évolutionnisme, et elle est même la plus grossière de toutes ; mais nous aurons l’occasion d’y revenir plus loin.

Ce qu’il faut retenir surtout, c’est que le point de vue de la succession est essentiellement relatif, et d’ailleurs, même dans la mesure restreinte où il est légitimement applicable, il perd presque tout son intérêt par cette simple observation que le germe, avant tout développement, contient déjà en puissance l’être complet (nous en verrons tout à l’heure l’importance) ; en tout cas, ce point de vue doit toujours demeurer subordonné à celui de la simultanéité, comme l’exige le caractère purement métaphysique, donc extra-temporel (mais aussi extra-spatial, la coexistence ne supposant pas nécessairement l’espace), de la théorie des états multiples de l’être1.

Nous ajouterons encore que, quoi qu’en prétendent les spirites et surtout les occultistes, on ne trouve dans la nature aucune analogie en faveur de la réincarnation, tandis que, en revanche, on en trouve de nombreuses dans le sens contraire. Ce point a été assez bien mis en lumière dans les enseignements de la H. B, of L., dont il a été question précédemment, et qui était formellement antiréincarnationniste ; nous croyons qu’il peut être intéressant de citer ici quelques passages de ces enseignements, qui montrent que cette école avait au moins quelque connaissance de la transmigration véritable, ainsi que de certaines lois cycliques : « C’est une vérité absolue qu’exprime l’adepte auteur de Ghostland, lorsqu’il dit que, en tant qu’être impersonnel, l’homme vit dans une indéfinité de mondes avant d’arriver à celui-ci…

Lorsque le grand étage de conscience, sommet de la série des manifestations matérielles, est atteint, jamais l’âme ne rentrera dans la matrice de la matière, ne subira l’incarnation matérielle ; désormais, ses renaissances sont dans le royaume de l’esprit. Ceux qui soutiennent la doctrine étrangement illogique de la multiplicité des naissances humaines n’ont assurément jamais développé en eux-mêmes l’état lucide de conscience spirituelle ; sinon, la théorie de la réincarnation, affirmée et soutenue aujourd’hui par un grand nombre d’hommes et de femmes versés dans la « sagesse mondaine », n’aurait pas le moindre crédit. Une éducation extérieure est relativement sans valeur comme moyen d’obtenir la connaissance véritable… Le gland devient chêne, la noix de coco devient palmier ; mais le chêne a beau donner des myriades d’autres glands, il ne devient plus jamais gland lui-même, ni le palmier ne redevient plus noix.

De même pour l’homme : dès que l’âme s’est manifestée sur le plan humain, et a ainsi atteint la conscience de la vie extérieure, elle ne repasse plus jamais par aucun de ses états rudimentaires… Tous les prétendus « réveils de souvenirs » latents, par lesquels certaines personnes assurent se rappeler leurs existences passées, peuvent s’expliquer, et même ne peuvent s’expliquer que par les simples lois de l’affinité et de la forme. Chaque race d’êtres humains, considérée en soi-même, est immortelle ; il en est de même de chaque cycle : jamais le premier cycle ne devient le second, mais les êtres du premier cycle sont (spirituellement) les parents, ou les générateurs, de ceux du second cycle. Ainsi, chaque cycle comprend une grande famille constituée par la réunion de divers groupements d’âmes humaines, chaque condition étant déterminée par les lois de son activité, celles de sa forme et celles de son affinité : une trinité des lois… C’est ainsi que l’homme peut être comparé au gland et au chêne : l’âme embryonnaire, non individualisée, devient un homme tout comme le gland devient un chêne, et, de même que le chêne donne naissance à une quantité innombrable de glands, de même l’homme fournit à son tour à une indéfinité d’âmes les moyens de prendre naissance dans le monde spirituel.

Il y a correspondance complète entre les deux, et c’est pour cette raison que les anciens Druides rendaient de si grands honneurs à cet arbre, qui était honoré au-delà de tous les autres par les puissants Hiérophantes. » Il y a là une indication de ce qu’est la « postérité » entendue au sens purement spirituel ; ce n’est pas ici le lieu d’en dire davantage sur ce point, non plus que sur les lois cycliques auxquelles il se rattache ; peut-être traiterons-nous quelque jour ces questions, si toutefois nous trouvons le moyen de le faire en termes suffisamment intelligibles, car il y a là des difficultés qui sont surtout inhérentes à l’imperfection des langues occidentales. 

René Guénon  "L’Erreur Spirite"

65 commentaires:

Hikadey a dit…

Pour ceux qui auront la flemme de lire (et il y en aura) je propose une "courte" réfutation qui reprend un peu le texte de Guenon et qui je pense mettra tout le monde d'accord.

1) Contrairement à ce qu'affirment les partisans de la réincarnation, elle n'a jamais existé dans aucune tradition/religion que ce soit, à l'EXCEPTION (qui confirme la règle) des courants DEVIES de l'hindouisme -lui même dévié au fil des millénaires- (Boudhisme Shikisme, jaïnisme et compagnie).
Partout ailleurs (et surtout la fameuse egypte dont se réclament les réincarnationnistes) on parle de jugement de l'âme et de son transfert dans des états plus ou moins lumineux ou ténébreux suivant sa vie sur terre (autrement dit : paradis et enfers).
La réincarnation quand elle n'est pas une invention des spirites/théosophiens est une incompréhension des "existences multiples" c-à-d que l'âme existe déjà avant son incarnation sur terre, puis elle "migre" dans un autre champ d'existence (paradis/enfer) suivant sa qualité, etc, etc, mais en tout cas elle ne revient -Jamais- par deux fois au même endroit. (sauf cas spéciaux, genre le messie qui est déjà venu et qui doit revenir).


Après je sais que dans cette fin de cycle, la majorité n'a généralement pas raison... mais là on parle quand même de toute l'humanité contre 2/3 courants religieux déviés et les délires d'occidentaux modernes qui jouaient avec des démons/forces psychiques.
J'invite à lire le livre référencé "l'erreur spirite" trouvable très facilement en pdf et il explique tout concernant les dérivés type New age/théosophie/etc.

Christophe L a dit…

bonsoir a tous, notre vie est un chemin,plus ou moins long, faite de rencontres qui nous font évoluer dans un sens ou dans l'autre..ayant un penchant pour le spiritisme j'ai bien sur lu le livre des esprits d'Allan Kardec, ce qui m'a conforter par rapport a ma façon de voir les choses sur la vie et ouvert les yeux en ce qui concerne Dieu.
Je ne sais pas si la réincarnation sert a faire évoluer notre esprit, mais avoir le moins de compte a rendre a Dieu quand se sera l'heure est déjà la moindre des choses.
La vie est ce que l'on en fait..a chacun son choix n'est-ce-pas?

amclevel a dit…

L'illustration résume très bien ce qu'est la réincarnation !
Elle est d'ailleurs Issue de l'excellente bhagavad gita (écrit il y a 5000 ans)
extrait
II.22. L’âme incarnée rejette les vieux corps et en revêt de nouveaux, comme un homme échange un vêtement usé contre un neuf.
II.24. On ne saurait la pourfendre, on ne saurait la brûler, on ne saurait la mouiller ni la dessécher. Stable, éternellement immobile, pénétrant tout, elle est pour toujours et à jamais.
II.25. Elle est non-manifestée, elle est impensable, elle est immuable; ainsi est-elle décrite [par les écritures]; donc, la connaissant comme telle, tu ne devrais point t’affliger.

Si les gens croyaient a la réincarnation, ils ne feraient plus aucun a leur prochain !
Car la réincarnation implique la rétribution des actes : On récolte ce qu'on sème

Ils appliqueraient : "ne fait pas aux autres ce que tu voudrais pas qu'on te fasse"

Principe donné par les initiés des grandes religions

Bouddhisme : « Ne blesse pas les autres de manière que tu trouverais toi-même blessante.
Confucianisme : « Ce que tu ne souhaites pas pour toi, ne l'étends pas aux autres. »
Christianisme : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même » – Jésus de Nazareth (environ -5/32) (Mt 22. 36-40), « Toutes les choses donc que vous voulez que les hommes vous fassent, faites-les-leur, vous aussi, de même ; car c’est là la loi et les prophètes. » – Jésus de Nazareth

Hindouisme : « Ceci est la somme du devoir ; ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas qu'ils te fassent. »

Islam : « Aucun d'entre vous ne croit vraiment tant qu'il n'aime pas pour son frère ce qu'il aime pour lui-même. »

Jaïnisme : « Rien qui respire, qui existe, qui vit, ou qui a l'essence ou le potentiel de la vie ne devrait être détruit ou dirigé, ou subjugué, ou blessé,

Zoroastrisme : « La nature est bonne seulement quand elle ne fait pas aux autres quoi que ce soit qui n'est pas bon pour soi-même. »

Jesus avait précisé qu'il n y a pas de second plus grand commandement : "Voici le second : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Il n’y a pas de
commandement plus grand que ceux-là.""

Comme quoi bien souvent ceux qui font partie d'une religion sont très loin d'appliquer les préceptes de leur religion donnés par les initiés ^^

l'apprentilumière a dit…

La réincarnation existe.
@Amclevel
+1000

l'apprentilumière a dit…

On récolte ce qu'on sème
"Ne fait pas aux autres ce que tu voudrais pas qu'on te fasse"

L'observateur a dit…

Très bon texte...et finalement tu prouves que l'homme ne descend pas du singe mais est plutôt de création divine.En effet je vois mal une âme immortel se réincarner dans un gorille ou un homme à son choix.non?
Je crois que notre créateur décide de ta future"aventure" terrestre!

Cowa a dit…

Le temps marque une progression, un changement d'état continu. L'espace et le temps sont intrinsèquement liés. Le principe de réincarnation est l'extrapolation morale de cette progression. Une incarnation influe sur les suivantes. Le gland devient arbre et essaime à son tour d'autres glands. Certes, l'arbre ne redevient pas gland mais il vit à travers sa descendance. Nous sommes une ramification d'égrégores en constante transformation.

La progression d'un minéral, au végétal, et à l'animal se résume à l'agrégation « intelligente » des éléments qui interagissent. La mémoire est la manifestation réfléchie de l'énergie qui nous anime. Nous cumulons des mémoires dont nous orientons le sens selon des besoins. Le besoin d'existence est le sens de la vie. Il s'extirpe de la gravité et tend ses membres pour capter l'énergie nécessaire à son essor. Il s'en imprègne et la transforme selon ses besoins. Récepteur et émetteur, inspiration et expiration.

Pourquoi écrivons-nous de la sorte, si ce n'est pour imprégner nos mémoires d'un sens qui se dessine au fur et à mesure des idées qui nous traversent. Il y a différents plans d'existence, comme il y a différents plans de conscience. De quoi a conscience un réseau neuronal ? De l'infiniment petit à l'infiniment grand, nous constituons les organes vibratoires d'un dense maillage spatio-temporel. La physique quantique montre aujourd'hui la relativité de cet espace-temps. Nos existences sont relatives à notre seuil de perception. A élargir notre perception, nous participons à la pérennité d'un ensemble plus grand, qu'il s'agisse de notre âme ou d'un tout plus vaste. On ne peut accéder à l'immortalité qu'en acceptant l'altérité d'une mémoire en perpétuel devenir. Cette mémoire croît jusqu'à produire les fruits de sa transcendance. Elle est la respiration des existences successives. La polarisation des rythmes permet un souffle salvateur, en une répétitivité vitale, avec des fréquences variables. La vie est une musique, dont les notes font pulser le pouls nécessaire à nos gestes.

Sylvie Mothe a dit…

Bonjour Messieurs et Mesdames, frères et soeurs en Christ !!
Véritable fondement des philosophies hindouistes, la doctrine de la réincarnation, appelée également transmigration des âmes, ou métempsycose, séduit de plus en plus d'Occidentaux. À la base, il y a le karma. Il s'agit du destin de chaque être, constitué par une chaîne de vies successives, appelée samsâra, chaque vie étant déterminée par les actes accomplis dans la vie précédente. Pour atteindre le nirvâna, ou délivrance, chaque être doit s'élever, au cours de ses vies successives, par ses efforts vers le bien. S'il commet le mal, il régresse dans sa prochaine existence terrestre.

Ce système peut sembler séduisant en ce qu'il propose une explication à l'existence du bien et du mal, à l'inégalité des conditions humaines, et veut être la base de la hiérarchie sociale. Non seulement on a, mais on est ce qu'ont mérité nos vies antérieures.

Comme arguments prétendant accréditer cette doctrine, on cite volontiers certaines expériences, que l'on fait parfois, de sensation de "déjà vu". On vit une circonstance particulière, mais notre perception des faits semble provenir à la fois de notre mémoire, et de la réalité que nous sommes en train de vivre. D'où la conclusion simpliste que nous avons déjà vécu les mêmes circonstances, et cela dans une vie antérieure. Mais il s'agit seulement d'un trouble passager de la mémoire, appelée paramnésie, dans laquelle la réalité est perçue en quelque sorte dédoublée : Une perception directe, avec simultanément un écho dans la fonction mémorielle, donnant au sujet l'impression de se souvenir d'un autre vécu semblable.

Un vieux et vénérable professeur de violoncelle était convaincu que son tout jeune élève, notre fils en l'occurrence, était la réincarnation d'un grand maître d'autrefois. Il prétendait qu'il ne lui apprenait rien ; il lui rappelait seulement son savoir passé ! Mais si son jeune élève d'alors sortit bien plus tard du Conservatoire Supérieur de Musique de Paris avec un premier prix, ce ne fut certes pas grâce à la métempsycose, mais à un travail long et persévérant : Dix pour cent d'inspiration et quatre-vingt-dix pour cent de transpiration !

Cette doctrine porte en soi la marque du Maître Contrefacteur, Satan, car, une fois de plus, elle prône le salut de l'homme par lui-même, niant par là l'œuvre salvatrice de Jésus sur la croix. Elle va même parfois jusqu'à citer Jésus, en donnant à ses paroles un sens totalement étranger au message évangélique :

"Jésus lui répondit : En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu." (Jn 3.3)

Cela ne peut manifestement pas s'appliquer à la réincarnation, car l'Écriture affirme aussi :

"...il est réservé aux hommes de mourir une seule fois, après quoi vient le jugement..." (Héb 9.27)

(Extrait du livre de l'auteur : "Vraie et fausse spiritualité", chapitre 9. Ouvrage disponible sur la Top Boutique)

Empecheurdetounerenrond a dit…

@Hikadey
Pour ceux qui auront la flemme de lire .. Ce texte fout vraiment la flegme je l'ai lu en diagonal ..
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René Guénon fût membre de la rose croix amorc .. Il à dû rendre son tablier peut être par frustration , par peur , ou par intérêt ...
Si Guénon avais la science , ou la sagesse infuse cela se saurais ..
Si Guénon dit que la réincarnation n'existe pas c'est parole d'évangile hein ?? Ce mec n'a rien d'un spiritualiste de haut rang . Pas plus que vous et moi ..Il a grappiller a droite a gauche au centre . Il a dû se bruler les doigts . Tel était sa spiritualité

La conversion de rené a l'islam en dit long ..Aujourd'hui il est dead et René rené-tra par la loi de la réincarnation qu'il le veut ou non

Je rajouterais que si la réincarnation n'est pas dans le plans de Dieu et bin il devrait l'instaurer pour résoudre les problèmes de la vie .

Studio Photo a dit…

Hellooooooo....

Je n'ai pas encore lu l'article, mais le ferais... mais il faut admettre qu'il y a des cas troublants:

Un petit garçon tué à la hache qui reconnait son tueur...

http://www.wikistrike.com/2014/05/un-enfant-de-3-ans-se-rappelle-de-sa-vie-anterieure-identifie-son-assassin-et-trouve-son-corps.html


Un aviateur de la 2ème guerre mondiale...

http://www.psychologies.com/Therapies/Psychanalyse/Inconscient/Articles-et-Dossiers/L-incroyable-histoire-de-James-Leininger-l-enfant-reincarne

Moi, perso, je ne crois pas en la réincarnation dite "évolutive" ou qui récompense ou puni dans la vie suivante... car celui qui puni sera puni et celui qui le puni sera lui puni dans la suivante etc. c'est le cercle sans fin... bon, on me dira on a toute l'éternité pour s'amuser à ça... donc pourquoi pas... ;-) rien n'est impossible dans l'infinité de l'univers mutli dimensionnel qui lui aussi est infini...

Il y a aussi une possibilité qui pourrait faire croire en la réincarnation, pour moi, nous sommes connecté à notre vie, pensée, souvenir etc. via le code de l'adn, les "infos" sont stockées, non pas dans le cerveau, mais dans un "disc dur externe" et seul nous y avons accès via notre code adn.... ce qui expliquerait que des personne aillant perdu la moitié de leur cerveau n'ont aucune lacune tant physique, mental, souvenir etc.

Il se peut que le code d'un individu est tellement proche ou correspond à l'adn d'une personne morte, que cette personne a accès aux "infos et vie" d'une autre, sans que se soit sa vie passée à lui...

Nous n'avons aucune certitude sur rien, juste des croyances avec des éléments qui nous feraient croire en ceci ou celà, mais rien n'est absolument certain...

Bonne cogitation... ;-)

hotchiwawa a dit…

Les histoires de Kardec sont évidentes.
Les esprits existent bien.

Il l'a même prouvé après sa mort en rendant visites à ses collègues du spiritisme.

Mais ne faites jamais de spiritisme si vous n'êtes pas prêt et bien entouré (ni de ouija ou lecture sur magnéto"

Hikadey a dit…

@empecheurdetournerenrond

Plutôt que de parler de Guenon, dont tu aurais du lire au moins le 1er quart de texte attentivement (sinon tu ne dirais pas que Dieu devrait mettre la réincarnation pour résoudre les problèmes de la vie) essaye plutôt de démonter mes arguments.

J'aimerais bien savoir d'où vous tenez tous votre "foi" en la réincarnation. Ya fort à parier que ça vienne surtout de blogs "spirituels" et ils ont beau dire que ça vient de l'egypte ou même l'atlantide nous savons que c'est faux :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Jugement_de_l%27%C3%A2me_%28%C3%89gypte_antique%29
D'ailleurs tout le monde fait des erreurs, selon le boudhisme originel, il n'est nullement question de réincarnation là aussi. Donc moi aussi.


Je voulais développer plus, mais ce serait inutile, je dirai tout simplement chacun sa voie et Dieu guide qui il veut. Il suffit de regarder les commentaires qu'ils viennen t de religieux ou de réincarnationnistes pour voir que personne ne remettra en question sa façon de penser. Ceci dit, les religieux (s'ils sont sincères) ont un avantage sur les autres :(p

Déïyes a dit…

Tout ira bien, tout sera rectifié si tu "penses à faire à autrui ce que tu aimerais qu'autrui pense à te faire dans les mêmes circonstances". Il s’agit là non pas de "faire" mais de penser". Pourquoi ? Parce que c'est la pensée qui est créatrice. La pensée est l’initiatrice de tout acte : elle précède l'acte. Tu penses d'abord et tu fais ensuite (ou tu ne fais pas).
Les paroles de Jésus ont été traduites en grecque. Le mot qui a tout galvaudé est le mot grecque "amoros" qui a été traduit ensuite en français par "amour" : FAUX ! Ce n'est pas la bonne traduction ! "amoros" ne peux pas être traduit par amour sinon que par des gens qui ne connaissent pas le grecque ancien !
a-moros "a" privatif, "moros" mort de l'âme. Celui qui pense du mal pour son prochain, qui lui fait du mal en acte est dans le "moros" : il noircit son âme ! Et nous rejoignons là ce qui a été dit plus haut. ". Jésus (Yeschoua) n'a donc pas demandé que l'on aime tout le monde c'est impossible ! Il a demandé qu'on pense ou du moins, qu'on ne pense pas du mal d'eux. Or, les gens ne font que cela ! Aimable par devant et médisants par derrière ! Tout l'inverse de la loi, du logos...
C'est pour cette raison, qu'ils ne peuvent revêtir "la robe blanche" qui leur permettrait de se diriger "vers le haut" plutôt que "vers le bas" au moment fatidique de passer le fleuve de Léthé, le fameux fleuve de l'oubli figuré sur le tableau ci-dessus. D'où les "enfers" et le "ciel", le haut et le bas,
Attention, nous sommes en fin de cycle, il est temps de revoir notre copie car il est bientôt l'heure de la remettre au "big boss". Lavons notre robe, il est temps ! A bon entendeur salut !

E .Sedenion a dit…

Pour ajouter un peu d'eau au moulin, et faire un lien entre ceux qui croient en la réincarnation et ceux qui n'y croient pas, je propose une voie médiane originale, qui est celle des gnostiques chrétiens...

En fait pour les gnostiques, la réincarnation existe, mais n'est pas "naturelle", elle est un processus mis en place par les archontes (les « méchants », les « faux dieux » pour résumer). Une âme est censé retourner en son lieu d'origine, d'où elle vient (pour résumé: le ciel), et tout le jeu des réincarnation ne seraient qu'un mécanisme mis en place par les archontes pour maintenir l'humanité (les âmes) captive du "plan terrestre".

Comment s'y prennent-ils ? Certains textes gnostiques expliquent que les archontes font en sorte que l'humain (l'âme humaine prisonnière du corps dans le plan terrestre) commette des « pêchés », connaisse des malheurs et "assèche son coeur", de sorte qu'une fois à trépas, les âmes puissent êtres jugés, culpabilisés et affligés (par les archontes eux-même), pour les convaincre de retourner sur terre.

Ainsi le gnosticisme,  à l'image du bouddhisme ou de l’hindouisme, (et encore plus particulièrement, du livre des morts tibétains, le Bardo Thodol) tourne grandement autour de cette quête de la libération, à la différence près que les réincarnation ne sont pas perçus ni décrites comme des « cycles d'apprentissage » naturel et salvateur, mais comme un piège artificiel qu'il faudrait déjouer.

On peut se demander d'ailleurs, si l'auteur du film « Dark City » ne s'est pas inspiré des textes de Nag Hammadi.

tono tony a dit…

Le Coran et les autres livres révélés déclarent que les péchés seront pardonnés en cas de repentir sincère.

Le but de la réincarnation est d’avoir ses péchés « absous » afin d’obtenir une meilleure renaissance. N’est-il pas plus logique de croire en la capacité de Dieu à pardonner, quand et comme Il le veut, plutôt que de passer par ce processus apparemment interminable et gênant pour arriver enfin, essentiellement, au même résultat ?

Coran, Sourate 23:

"99. ... Puis, lorsque la mort vient à l'un deux, il dit : “Mon Seigneur ! Fais-moi revenir (sur terre),
100. afin que je fasse du bien dans ce que je délaissais”. Non, c'est simplement une parole qu'il dit. Derrière eux, cependant, il y a une barrière, jusqu'au jour où ils seront ressuscités”

Bref croire en la réincarnation c'est le refus de quitter ce bas monde destiné à disparaitre un jour ou l'autre...

tono tony a dit…

@ Hind 1.1618, salam aleykum,

Merci pour ton témoignage mais je reste sur ma faim...en effet voilà de nombreuses années que j'étudie les phénomènes EMI et je constate que les témoignages de musulmans sont rares aussi j'aimerais en savoir plus sur ton expérience; as tu vu ton ange gardien ? Le couloir avec la lumière au fond ? As tu vu des personnes disparues ? Quel message t'as ton délivrer ? As tu vu l'enfer et le paradis ?

Si tu ne veux pas répondre à mes questions je le comprendrai et je le respecte.

Je t'invite également à visionner le film de Sonia Barkallah " Faux départ" sur le sujet.

En ce qui concerne le Coran nous avons un indice ;

". Allah reçoit les âmes au moment de leur mort ainsi que celles qui ne meurent pas au cours de leur sommeil.
Il retient celles à qui Il a décrété la mort, tandis qu'Il renvoie les autres jusqu'à un terme fixé.
Il y a certainement là des preuves pour des gens qui réfléchissent".(39/42)

La paix sur toi.

tono tony a dit…

@ Empecheurdetounerenrond,

Comme d'hab...tu viens nous faire part de tes émotions c'est cool...ce qu'il l'est moins c'est de dénigrer la mémoire de René Guénon sans aucune contre argumentation ou réfutation , juste de la calomnie sous prétexte que tu n'es pas d'accord...

Oui la réincarnation c'est du flanc pour personne en manque de spiritualité et ce n'est pas avec la méthode Coué que t'arriveras à sauver ton âme,sache que Dieu Tout Puissant fais ce qu'Il veut pauvre fou.

amclevel a dit…

@l'apprentilumière
Je n'ai pas le moindre doute sur la réincarnation
Par contre cette découverte est un cheminement personnelle propre a chacun.

Il y a ceux qui ne croient pas a la réincarnation parce-que l'idée dérangent leur croyances, ou parce qu’ils n'ont pas de curiosité d'esprit, ou préfèrent la tranquillité (pas de questions, pas de réponses)
Il y a ceux qui croient a la réincarnation mais dans une spiritualité de salon. ils ne cherchent pas a s’améliorer, car ils se croient déjà arrivé
Il y a ceux qui croient a la réincarnation et cherchent a s’améliorer et ont des pratiques de méditation
Il y a ceux qui sont dans un stade avancés et travail pas sur le karma mais le Dharma

S'est a dire qu'ils prennent les devant sur le karma en développant des vertus, non pas par la contrainte mais par le sens du devoir.

Actuellement l'humanité fonctionne par le karma.
Elle ne réagit que par le retour de bâton
Mais la réaction sans la vertus -(ou compréhension) est souvent la haine et la vengeance, engendrant ainsi de nouveaux karmas dans un cycle sans fin !

hakim alexandre a dit…

René Guénon est par sa sagesse un Messie non déclaré, on remarquera dans ses ouvrage que malgré sa connaissance spirituelle supérieure, il n'aborde jamais le sujet de Jésus, car selon ses propres dires, cela le touche d'un peu trop près !

Superbe Guénon !
Ce n'est pas un hasard s'il est devenu musulman, la Bible elle-même invite à cette conversion (pour ceux que Dieu éclaire).

Yanos a dit…

J'ai une question pour les initiés,
Comment savoir ou nous en sommes avec notre Ame?
Dans notre vie actuelle,comment savoir si notre Ame s'est elever ou a regresser par rapport a la vie precedente?
merci,

amclevel a dit…

@Yanos
I l’évolution est propre a chacun et chacun évolue a son rythme
Et comme ta mémoire a été effacé ^^
Tu peux essayer de te situer par rapport aux humains d'un faible niveau d’évolution (les hordes de barbares lol) avec les initiés (bouddhas, jésus, vrai alchimiste etc)

Il y a plein d’astuce pour te situer par rapport a toi même ( ce que tu es et ton comportement dans le quotidien)
s'est d’ailleurs la première étape pour faire décoller son évolution, il faut une base de connaissance de Soi

Astuce tu es ce que tu étais a ta dernière vie en + ou - evolué

Khaled a dit…

@amclavel
Je suis très agréablement surpris par votre intervention faite à @l'apprentilumière .

Vous avez entièrement raison, la réincarnation existe mais pas dans le sens boudhiste actuel, car un être humain ne se réincarne qu'en humain.

Pour un vrai chercheur,la réincarnation devient assez rapidement une évidence, car sans elle il ne peut y avoir de justice dans la vie.

Ce qui par contre m'étonne est que tout en ayant compris l'indispensable nécessité de toujours vivre dans la justice vous vous comporter en colporteur de manipulation zionazie/us/otan. Je ne comprends pas !

Khaled a dit…

@yanos

Il suffit de voir objectivement notre état intérieur quand on était jeune homme/femme puis notre état actuel. Ensuite, comparer honnêtement et sans complaisance.

hujo a dit…

Il y avait peut etres des arbres avant...mais je peux vous assurer que de nos jours on est cerne par des glands

Empecheurdetounerenrond a dit…

Toto
Tu veux des arguments ? Cela ne te serviras à rien de chez rien .. Tu sais pourquoi ? Parce que tu as choisis une voix spirituel limitatif ( à mon sens ) cloisonné , emmurer à vie ( du moins dans celle là ) et qui te vas comme un gant .. Puisque c'est ta programmation , ou plutôt la programmation de ton âme .

"ce n'est pas avec la méthode Coué que t'arriveras à sauver ton âme"

Sauver mon âme ??? Mon Âme serais donc en danger :-/ De quoi , de qui .. De la désintégration , du feux de l'enfer ?? .. Je te rassure de suite cela ne m’impressionne pas ou plutôt PLUS DU TOUT ... Car je pense avoir fait ce qui me semble bon et bien de faire .. J'ai aussi fais des choses moins bonne , j'ai même fais ( le mal ) autour de moi mais l'essentiel c'est la prise de conscience et la volonté , voir la sincérité de ne plus le reproduire ..

Non pas parce que j'ai peur de dieu , du karma , de mourir ... Mais parce que je sais ce qu'est la souffrance ( psychologique , physique que je ne souhaite à personne , mais malheureusement , bienheureusement .. Quelques fois c'est nécessaire ) et la méthode Coué de la pensé positive m'a permis de tenir jusque là ..

Quand d'autre prend des cachetons de big pharma , l'amour que j'ai pour moi et la suggestion me fais fais reprendre confiance

"sache que Dieu Tout Puissant fais ce qu'Il veut pauvre fou. "

Franchement c'est un compliment venant de toi .. Les fous étaient et sont toujours considérer comme des précurseurs
J'ai une question pour toi qui semble parfaitement connaitre les lois de Dieu
Un fou peut il accéder au paradis ? Si c'est le cas je risque de passer devant toi ;)

Tony tu as le don de me faire marrer comme un fou loolllll!!!!!! .. Je sais pas pourquoi je t'<3 bien .. :) Peut être est ce dû à une de mes incarnations musulman (e)

Empecheurdetounerenrond a dit…

@Hikadey
"J'aimerais bien savoir d'où vous tenez tous votre "foi" en la réincarnation."
Et toi d’où tire tu la tienne ..

tono tony a dit…

@ Tourneurenrond, je t'aime bien aussi et c'est pour ça que je me permet de te parler de la sorte ;) , tout comme toi je dèborde. d'amour et de compassion mais ce n'est pas le sujet...juste une question d'ou tires tu ta croyance en la rèincarnation ?

Hikadey a dit…

@empecheurdetournerenrond

"Et toi d’où tire tu la tienne .."
Je dois me répéter ? Après deux messages ? C'est à croire que tu ne lis que ce qui t'arranges. Relis-les attentivement et tu comprendras pourquoi je sais que la réincarnation c'est du flanc comme dit Tony.

l'apprentilumière a dit…

Je crois en la réincarnation évolutive,pour moi on ne peut pas se réincarner en singe par exemple.
J'y crois disons par "expérimentation"...j en connai un rayon sur les "désincarnés"...
Je crois aussi au Karma.
Si la réincarnation n'existait pas,que faites vous du cas du bébé qui meurt,donc qui n'a pas expérimenté la vie?Il va ou après sa mort?

@empécheur de tourner en rond
Ou as tu vu Toto?Je vois tono tony mais pas Toto.
Toto c'est moi.
Si ce commentaire ne passe pas,je choisirai un autre pseudo que "l'apprenti lumière",comme tant d'autres le font sans le dire.

chossy6 a dit…

La réincarnation, c'est fait pour les rêveurs.
Pour comprendre, demandez leurs en quoi ou en qui ils souhaitent être réincarnés. Les réponses vous éclaireront.
Je n'ai jamais entendu quelqu'un souhaiter être réincarné en escargot, mouche, crapaud, sardine, ou vers de terre.

En tout cas cette croyance rassure ...

Par contre l'implantation de souvenirs ou de langages mérite d'être étudier . C'est peut être faisable.

tono tony a dit…

@ l'apprentielumière, c'est bien moi qu'il nomme toto mais c'est de bonne guerre et le derwich tourneur m'est sympathique. Pour rèpondre à ta question le bèbè qui meurt va au Paradis directement et sans jugement et ceci est valable pour tous les enfants jusqu'à ce qu'ils peuvent user pleinement de leur arbitre. Ce sont les chèrubins.

Ambigatos a dit…

Bonsoir,
La réincarnation va à l'encontre de la surpopulation, car,soit tous sont réincarnés et invariabilité du nombre, soit tous sont créés et surpopulation évidente.
Etonant non?

Hind 1.1618 a dit…

@ Tono Tony
On sera ressuscité dans nos propre corps via un os indestructible, après avoir "patienté" un temps au barzak ( monde intermédiaire). Ceci afin d'être jugé le jour de la résurrection. C'est pourquoi nous avons le libre arbitre dans nos choix et que nous sommes en parti responsables. Nous pouvons ruiner notre âme en étant insatisfait de se que nous avons, en étant égoïste, envieux etc.. et nous pouvons l' élever par la prière, méditation, en allant vers le bien. Un des plus haut degré de sagesse consiste à remercier Dieu pour les épreuves subies ( sans être maso :) ) car on s'élève ici bas ( sagesse, maturité, apprentissage de la patience etc..) et on s'élève dans l'eau delà ( il y a plusieurs niveaux de paradis selon les mérites). Comme il est dit dans l'islam Dieu nous éduque. C'est tout un jihad nafs mon frère.
Mais bon je pense que si la science avait la capacité d'étudier de manière plus approfondie l'adn, les gênes etc.. on en apprendrait d'avantage concernant l'âme..
wa Allahu ihlem. Et Dieu seul le sait
Paix sur toi

Rescator a dit…

Bonjour,

Il faut savoir que la bible a tout d’abord été « corrigée » de manière à ce que nous ne retrouvions pas nos origines (voir les différents articles sur les Annunakis, et la Génèse). Plusieurs auteurs en parlent, entre autres Pierre Jovanovic, je le cite : « Il est donc de notoriété publique que le Livre de la Genèse, a été fabriqué par des scribes à la demandes des autorités babyloniennes, il n’y a de cela que quelques millénaires, afin de masquer l’inavouable vérité sur nos vraies origines. » voir le détail sur : « www.jovanovic.com/mensonge»
Depuis presque trois mille ans, des millions d'hommes et de femmes ont été nourris, guidés et conditionnés, à partir d’évènements historiques, par un texte qui a été entièrement maquillé, truqué et transformé par des scribes hébreux, en plusieurs étapes, dont la dernière retouche entre 1250 et 800 av. JC. Il n'y a donc jamais eu de péché de la femme.

Notre histoire a donc été falsifiée et cela arrange toutes les castes dirigeantes, depuis la nuit des temps.
Avec un peu de logique et de bon sens on arrive quand même à séparer le vrai du faux.
Aussi pour la réincarnation.
La Bible nous propose 10 commandements et l’Eglise nous dit :
Si vous avez pêché, il suffit de vous confesser et faire pénitence pour vous absoudre, un peu facile tout de même. Cet anachronisme, cet illogisme m’avait déjà frappé alors que j’avais à peine 10 ans ! Un peu de bon sens voyons !
De plus, tout cela sera résolu à la fin des temps (surtout pas trop tôt) par une espèce de résurrection universelle. Donc avant cela on peut tuer, voler, violer, massacrer, etc. une petite confession, une pénitence et hop le tour est joué, on recommence. Facile, trop facile.
Evidemment, si les règles du Karma s’appliquent, c’est autre chose. Si chaque faute implique réparation, dans cette vie ou une autre, force est de constater qu’on est piégé, on ne peut pas échapper à la punition. D’ailleurs, n’est ce pas ce qu’on essaie d’appliquer dans notre société. Si un enfant commet une faute, on le puni, de même pour un malfrat. L’Homme reproduit les lois divines (même si elles sont mal appliquées).
Donc, sans réincarnation, on a des lois et pas de punition. Absurde ! C’est un non sens total.
D’ailleurs, la Bible parle de la réincarnation et les Pères de l’Eglise qui sont à l’origine des Dogmes de l’Eglise Chrétienne en parlent dans leurs écrits. Origène (185 – 253 ap. JC) considéré comme le père de l’exégèse biblique en parle dans « Le Traité des principes »
Selon Origène (wikipedia), Dieu est transcendant et infini. Il engendre éternellement le Fils, son image. À travers le Logos (Verbe), il crée une multitude d’esprits purs qui, à l’exception de Jésus, s’éloignent de Lui et deviennent alors des âmes. Il leur donne des corps concrets en rapport avec la gravité de leurs fautes : corps d’anges, d’hommes ou de démons.
Ces âmes, grâce à leur libre décision, peuvent se rapprocher de Dieu ou s’en éloigner. Le salut équivaut au retour à la perfection originelle, à ce moment-là les âmes auront des « corps de résurrection ». Le véritable idéal est cette connaissance complète, que les philosophes n’ont qu’entrevue, mais que le chrétien peut acquérir complètement s’il se détache de la matière.
Le corps physique est donc une punition, mais en même temps le moyen par lequel Dieu se révèle et soutient l’âme dans son élévation. Dieu ne veut pas contraindre l’âme, et recourt donc à l’éducation par le Logos, dont les agents ont été les philosophes, Moïse et les prophètes pour le peuple juif, et bien évidemment Jésus en qui s’incarna le Fils de Dieu.
Si la croyance en la réincarnation était si bien implantée chez les Pères de l'Église, pourquoi n'a-t-elle pas subsisté jusqu'à nos jours dans les Églises chrétiennes ?

Parce que cette croyance fut brusquement interdite, non pas parce qu'elle fut soudainement considérée comme fausse, mais pour des raisons politiques. Ceci en 553 lors du 2e concile de Constantinople.

Rescator a dit…

Suite :

Et voilà ! Plus de réincarnation, plus de problèmes. Le monde à t’il été mieux depuis 553 ? Je ne crois pas. Donc à qui profite le crime ?

@Sylvie Mothe je te cite :
« Cette doctrine porte en soi la marque du Maître Contrefacteur, Satan, car, une fois de plus, elle prône le salut de l'homme par lui-même, niant par là l'œuvre salvatrice de Jésus sur la croix. Elle va même parfois jusqu'à citer Jésus, en donnant à ses paroles un sens totalement étranger au message évangélique :

"Jésus lui répondit : En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu." (Jn 3.3) »

En voilà une belle contrefaçon ! On dirait bien que le Maître Contrefacteur est passé par là !
On fait dire ce qu’on veut entendre des écritures, bel exemple de manipulation. Replaçons les choses dans leur contexte et reprenons le chapitre 3 de l’évangile selon Jean, donc :
Jean 3.1 : Mais il y eut un homme d'entre les pharisiens, nommé Nicodème, un chef des Juifs,
3.2 : qui vint, lui, auprès de Jésus, de nuit, et lui dit : Rabbi, nous savons que tu es un docteur venu de Dieu ; car personne ne peut faire ces miracles que tu fais, si Dieu n'est avec lui.
3.3 : Jésus lui répondit : En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu.
3.4 : Nicodème lui dit : Comment un homme peut-il naître quand il est vieux ? Peut-il rentrer dans le sein de sa mère et naître ?
3.5 : Jésus répondit : En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît d'eau et d'Esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu.
3.6 : Ce qui est né de la chair est chair, et ce qui est né de l'Esprit est Esprit.
3.7 : Ne t'étonne pas que je t'aie dit : Il faut que vous naissiez de nouveau. (une autre version dit : Il vous faut être nés de nouveau)
3.8 : Le vent souffle où il veut, et tu en entends le bruit ; mais tu ne sais d'où il vient, ni où il va. Il en est ainsi de tout homme qui est né de l'Esprit.

Etudions tout d’abord d’un peu plus près le 3.3. De prime abord, on pense que si un homme naît encore une fois il ne peut voir le royaume de Dieu. Appliquons une nouvelle fois les règles de bons sens et de logique. En fait, cela n’a pas vraiment de sens. Pourquoi Jésus dirait
cela ?
Pour essayer de comprendre, regardons ce que dit Nicodème : 3.4 Comment un homme peut-il naître quand il est vieux ? Peut-il rentrer dans le sein de sa mère et naître ?
Donc si Nicodème dit cela c’est qu’il n’a pas compris de qu’on essaye de nous faire croire. En fait il a compris que si un homme ne renaît pas (ne naît à nouveau), il ne peut voir le royaume de Dieu. Ceci est bien confirmé par Jésus lui-même au 3.7 : Il faut que vous naissiez de nouveau.
Là tout s’éclaire et cela à maintenant un sens et une logique. L’homme doit renaître pour que son âme poursuivre son apprentissage et retrouve la perfection originelle pour se rapprocher de Dieu et boucler la boucle.
Si l’Eglise avait poursuivit un enseignement en incluant la réincarnation depuis 553, peut-être que le monde serait différent aujourd’hui. Mais c’était beaucoup plus intéressant pour le Pouvoir (que se soit celui de l’Eglise ou politique) et bien sûr pour le Malin que cela soit effacé de la doctrine prônée. Le but final de Satan est quand même de récupérer le maximum d’âmes égarées, cela servait donc parfaitement cet objectif.
Pour certain c’est déjà trop tard, ils sont déjà du côté obscur de la Force, pour les autres il leur reste très peu de temps.

Hind 1.1618 a dit…

@ Ambigatos
bien vu ^^ argument simple et pertinent :)

Dora a dit…

Oula la la la !!!
Que de confusion dans toutes ces réactions et dans cet article !
C'est bien triste à voir.
Il y a ici une très grande confusion entre la reccurence et la réincarnation, et sur le principe même du retour et de la réincarnation.
Il est fort décevant et triste de voir le peux de mémoire, de connaissances, de compréhensions et en clair, de conscience qu'il reste sur cette terre d'aujourd'hui.
La roue du samsara n'est pas un mythe.
la seule chose qui est digne d'être retenu comme un mythe, une hérésie, un mensonge inqualifiable c'est l'ignorance humaine et son etroiteté d'esprit.
Nous pouvons bien voir le froid dans le coeur et la force de l'Homme de notre temps dans ce Kali-Yuga.

Dora a dit…

ROR pourquoi n'a tu donc fait encore aucun commentaire ?

Michel Chaboz a dit…

Très intéressant article tiré sans doute de "l'erreur spirite". depuis plus de 40 ans que je cherche dans ce domaine, je n'ai pas réussi à me faire une opinion claire du sujet.
René Guénon s'est livré à une énorme étude livresque des Traditions, mais était-il réellement un initié à des réalités transcendantes irréfutables ?
A l'heure actuelle, pour nous faire une idée de la notion de réincarnation, deux grandes voies s'ouvrent à nous, à travers deux auteurs peut-être les plus sérieux (bien que d'autres moins connus ne soient pas à négliger).
D'abord les livres du Père Brune qui relate les communications de désincarnés à leurs proches. Il s'agit là de "personnes" siègeant dans le monde astral proche de l'état terrestre. En général, ces "personnes" ne semblent pas au courant de possibles réincarnations, ou peut-être dans des cas exceptionnels comme le commente le Père Brune.
Ensuite, les livres de Daniel Meurois. Cette personne déclare pouvoir se projeter dans un monde astral supérieur au précédent, et y rencontrer des "êtres" l'instruisant des modalités de réincarnation, soit en stagnation, soit en évolution. Mais cette notion d'évolution est plutôt occidentale, car les orientaux considèrent la réincarnation comme une calamité.
En ce qui me concerne, l'idée de réincarnation ne me réjouit pas du tout, tout en relativisant sur ce qui est susceptible de se réincarner. L'état de conscience du"moi" a subi de nombreux changements depuis la naissance, et il est possible qu'il se désagrège après la mort en ce que René Guénon appelle des "résidus psychiques". Seul subsisterait pour de nouvelles aventures le "je", notion permanente durant toute la vie.

Rorschach a dit…

@ Dora

Cet article me donne l'impression d'avoir balancé de la viande saignante à un banc de piranhas et tu voudrait que je mette ma main la dedans ?

VéritésTueuses a dit…

@tonotony
Salamou 3aleyk trop de mes posts pour toi ne sont pas passé... j'espere que celui là passera...(je vais essayer de pas trop parler dine)

https://www.youtube.com/watch?v=sNSNe2OjLmk

temoignage interessant (DIEU est le plus savant) meme si à certain moment je ne suis pas d'accord mais il y a beaucoup de chose qui m'ont interpellé et je pense qu'elle vont t'interpellé aussi a part si tu l'a deja visionné ;-)

HS
https://www.youtube.com/watch?v=vvXENc4OQM8

hujo a dit…

Mes chers freres et soeurs :) Que de certitudes dans chaque camp ( ca fait peur ) On ne peut pas prouver ou non ces histoires de reincarnations. Donc perte de temps. @ Ambigatos: on peut reincarner et continuer a creer ...

Empecheurdetounerenrond a dit…

@Toto (tony) et Hikadey
juste une question d'ou tires tu ta croyance en la rèincarnation ?

A mes expériences personnelle ..Mais pour cela il faut que je vous raconte un brin de ma vie . Qui depuis l'age de 7 ans , ma première question était : C'est quoi la vie ???
Pourquoi un gamin de 7 ans se pose ce genre de question .. Tous simplement parce que je me disait qu'il y avait des choses qui tournaient pas rond dans ma vie :-o

Phénomènes bizarre à la maison , déplacement d'objet , plus tard projections astral , paralysie du sommeil ...
Depuis ce questionnement je n'ai plus cesser de me poser des questions exist-en-tiel .
Bien sure , je n’avais pas les réponses de suite
A cette age là j'avais rien demandé à qui que se soit , je ne vois pas ce que j'avais fait de mal pour vivre dans la terreur de ces évènements incompréhensible pour un gamin de 7 ans . Ma mère ( Père dcd quand j'avais 9 mois ) mes ferres , sœur terrifier et moi pétrifier dans l'attitude de ceux qui sont plus grand que moi .. Personne n'avaient de réponse .. Tout le monde avait peur , peur, peur..

J'ai essayer de trouver des réponses à l'église dans la prière pour vous dire honnêtement c'était un semblant d'accalmie car les réponses me faisais plus peur avec leur histoire de bien , du mal de l'enfer , de satan , du diable du démon et dieu dans tous cela laissais les choses s'empirer ..

J'avais l’impression d’être dans une arène en proie en pâture avec les peurs .. Je faisais tout pour essayer de les combattre en vain j'en avais créer des T.O.C .. Il y a même eu une grande période de délire mystique
Je me suis mis à chercher ailleurs dans tout ce qui est ésotérisme , un parcours de + de 10ans à la rose-croix amorc m'avait permis de comprendre certaine chose et d'avoir moins peur , car c'est de l’ignorance et de l’ignorance seul que les hommes doivent être délivré .
Je me suis affiner avec le temps hors de la R+C et trouver un enseignement qui me convient .. Je peu dire que le gamin de 7 ans a eu des réponses et aujourd'hui quand il m'arrive des choses troublantes je ne suis nullement effrayer j'en souris même :)
Alors je peu dire que ma conviction en la réincarnation est inébranlable et il ne faut pas confondre réincarnation évolutive et Métempsychose ou l'âme humaine se réincarne dans un bonobo :)
Pour en finir , aujourd'hui certains de mes enfant voient des choses je leurs apportes des réponses et la solution . La première fois ils sont un peu déstabiliser mais les rassurés , les comprendre les permettent de ne pas stagner comme je l'avais fais

Et vous je suppose que vos conviction vos études en votre croyance + vos expérimentations vous font dire que la réincarnation n'existe pas hein???
Si c'est le cas vous n’êtes pas plus crédible que moi .. Donc nous revenons au point de départ :-o

Empecheurdetounerenrond a dit…

Ror ta réponse me surprend à peine .. Tu t'y attendais à quoi ? De toutes les façons dès que cela touche a nos croyances cela a toujours été ainsi .. Tu n'est pas sensé ignorer cette état de fais puisque c'est pas la première fois que le sujet est débattu sur ton blog .
Alors pourquoi en remettre une nouvelle couche à chaque foi ?
Qui aime bien, châtie bien

Empecheurdetounerenrond a dit…

La réincarnation c'est la loi de cause a effet ce n'est pas une punition , mais une compensation une rétribution ou celui qui a fais du (mal) doit comprendre ce qu'il a fais en étant a la place de l'autre a son tour par le truchement de la réincarnation jusqu’à la prise de conscience ..

Le pardon sincère est la clef qui nous libères et aide l'autre a se libéré de cette dualité ou si je te tue , tu me tue et si tu me tue je te tue ... La loi du talion .. Le pardon brise cette chaine sans fin et permet de passer a autre choses.

Peter Gore a dit…

C'est très simple. l'âme continue à plonger dans la fange terrestre tandis que la personnalité se dissous. La soi disant réincarnation, c'est un peu comme une voiture en ruine (l'âme déchue) qui se trouve un nouveau proprio à chaque fois, le premier qui retape complètement la machine (la Pierre philosophale) à gagner le droit de rouler ad vitam pour et dans la gloire du Seigneur! Mais chaque personnalité n' a le droit qu'à une seule chance! Cela concilie les deux points de vue.

Et je voudrais pas vous décourager mais comme disais Jésus "nul n'est bon pas un seul", alors méfions nous des pseudo spiritualistes qui se pense en connexion avec le Christ, si ils l'étaient ils ne le diraient pas....

amclevel a dit…

Je réponds a plusieurs

Je suis certains du processus de la réincarnation (je peux même le décrire grace a des expériences nombreuse ) et s'est une réalité de mon point de vu delà des croyances. Cependant a chacun son cheminement sur ce sujet.


Un piège terrible dans lequel ne pas tomber, s'est ne pas confondre les croyances ,les enseignements, ou courant de pensées qui sont issues de l'enseignement du Bouddha, avec l'enseignement du Bouddha lui même qui n'a parfois STRICTEMENT rien a voir

Cette arnaque se fait dans toutes les religions et ainsi des courants de pensées, croyances, ou enseignements les plus farfelus se créent et se revendiquent du Bouddhisme a TORD
Je le sais pour avoir été en Inde avec par exemple des apothéoses dans le temple des rats ou l'on vénère ses ancêtres réincarnés dans des rats !!!

Ce sont des enseignements déviants.
Dans la Bhagavad-Gîtâ (telle qu'elle est) ou l'enseignement ORIGINAL du bouddha un Humain ne se réincarne qu'en humain, voir la photo de l'article qui montre le processus.

Cela pourrait être difficilement autrement car le corps physique est adapté a la structure d'un humain, et notamment grâce a son cerveau qui sert d'interface avec son corps mental.
Dans le corps d'un animal un esprit humain n'aurait pas les aires cérébrales pour s'exprimer. ça correspondrait a une involution, un changement de règne et non conforme a l’enseignement du boudha

Ambigatos a dit…

Re Bonjour,
J'aimerais juste apporter encore une petite pensée.
Je dirais plus terre à terre pour ceux qui "croient en Dieu" ou un Dieu
Faut déja se mettre d'accord s'il y en a un.
Mais suposons qu'il y en aie un. Sa connaissance nous a été "révélée par les Saintes Ecritures, pour faire court la Bible. On y croit ou pas c'est pas trop le sujet.
Mais si ce Dieu de la Bible est vrais, juste et amour. On se fait pas mal de cheveux blancs pour savoir ce qui va se passer. Ce qui va advenir est limpinde. (toujours pour ceux qui croient en ce Dieu là) Maintenant réincarnation, je vois pas trop pourquoi? On a le droit de penser que l'homme au travers de ses multiples réincarnations devient "meilleur" Mais pour le moment, excusez ma franchise, je n'ai pas trouvé beaucoup de réincarnés dignes de cette ammélioration. Sans vouloir bien sur froisser personne. On partage et c'est peut être ça qui peut nous aider à être meilleurs en acceptant la différence. De toute façon Dieu est juste "il ne tiendra pas l'innocent pour coupable" . L'homme c'est quoi. Une fleur, la fleur sèche et la fleur tombe. Cordialement

Ambigatos a dit…

PS. Dieu est tout sauf compliqué
Autrement ça serait de l'injustice.

Ryuuzaki.L a dit…

Article passionnant qui suscite beaucoup de questionnement (d’ailleurs c’est la dernière fois que je lis du René Guénon avant d’aller dormir ^^). C’est exactement ce genre d’article que je recherchais.
On pourrait débattre sur la question pendant longtemps mais, au final, je ne suis pas sûre qu’on réussisse à trouver une réponse. Après tout c’est uniquement lorsqu’on nous serons morts, qu’on sera (enfin… peut-être ?).

amclevel a dit…

@Ambigatos
"On a le droit de penser que l'homme au travers de ses multiples réincarnations devient "meilleur" "
Pourquoi ?
S'est pas automatique !! depuis quand ? lol
Que fais tu du libre arbitre ?
Les gens ne cherchent pas forcement a s'améliorer ! (sauf par nécessité)
Ils cherchent plutôt a se venger d’après l'actualité non ?

Le karma peut être un cycle sans fin tant que l’Âme ne comprend pas qu'elle récolte ce qu'elle sème

Tu sautes de 2, 3 mètres, tout le monde comprend que tu risques de te blesser ou mourir
Mais rien ne te fait voir la loi du karma car elle peut se récupérer dans des temps infini
Donc rien n’empêche un barbare de rester barbare ou même régresser, la preuve est dans l'actualité
L'humain n'est pas une plante, rien n'est automatique pour, lui sans sa volonté !

Dora a dit…

@ ROR

Mdr !!! ^_^

Elo a dit…

La question est peut être de savoir ce que nous incarnons à la base? Est ce qu' on fait partie d'un "tout", de différentes entités (esprits de la nature, mondes parallèles/dimensions différentes), des petites âmes individuelles au paradis ou en enfer?

Sur terre on à la même forme vu qu on choisit de s incarner dans un corps.. mais on vient à priori de quelque part, on pourrait être différents sur d'autres plans ou au contraire ressembler à d'autres.Ce qui pourrait expliquer la "surpopulation" hé hé y a peut être des petits nouveaux et d'autres qui préfèrent pas revenir : ça va les gars je vais rester en petite boule de lumière et je vais me faire un tour de l univers, arf ou alors je me réincarne dans ce monde de merde hmm... :)

tono tony a dit…

@ Hind, aleykoum salam,

Barak Allahu fik pour ta réponse :) et encore merci pour ton témoignage. Tu as anticipé mes questions sur le voyage astral ou les taux vibratoires en guise de réfutation du phénomène...

Je te laisse mon adresse car en effet j'aimerai avoir plus de détails ; tigersoul28@gmail.com.

Encore merci de partager ton expérience et permet moi de te dire que tes écris sont une véritable bouffée d'air dans ce monde de ténébres, Allahi hafdek ma chère soeur wa salam aleykoum.

tono tony a dit…

@ VéritésTueuses , salam la famille :)

Merci pour ton lien, en effet je connais ce témoignage qui ne laisse pas indifférent, merci pour le rappel.

Aussi je tenais à te féliciter sur la raclée que tu as mis à ce sataniste qui a pour pseudo "666" et qui squatte chez Fawkes :) , lol...tu l'as massacré !!! Je n'ai pas voulu intervenir car je ne poste qu'ici, ce bouffon raconte que si il s'est fait bannir des chroniques de Rorschach c'est à cause de moi...alors que jamais je n'ai demandé la censure ou le bannissement de qui que ce soit...Rorschach en témoigne...alors qu'à l'inverse je ne compte plus tous ceux qui ont voulu me faire taire...Bref tout ça pour te dire de ne plus perdre ton temps avec ce blasphémateur dégénéré. Encore bravo , Allahi hafdek cher soeur en Dieu.

Hind 1.1618 a dit…

@ tono tony
Salem ahleyka mon cher frère. Amine wa fik barakaLah.
j'ai bien noté ton adresse :)
Juste un truc akhri et je pense que tu m'en voudra pas pour cette petite nassiha car c'est dans notre devoir d'ordonner le convenable et d'interdire le blâmable. Voilà, fais juste attention akhri à ta manière de dire les choses parfois quand tu es en désaccord avec quelqu'un. Repousse le mal par ce qui est meilleur.. Je sais que tu as bon cœur. Comme je me répète souvent : " la hawla wala quata ila bi Lah ".. rien n'empêche de faire une doha pour que Dieu guide la personne.
prends soins de toi mon cher frère et que Dieu te protèges.

VéritésTueuses a dit…

@tonotony Salamou 3aleyka akhi filléh

SoubhanALLAH quand je débatté avec le "bouffon"(et j'ai été superpoli!!!!) je pensé a toi!!!!! c'est pour ça que j'ai pas laché l'affaire avec lui (j'ai meme pris quelques citations de ta part ;-) ) en pensant que d'autres liront les posts (j'ai fait de la pub a guy lol) meme si a la fin je me suis laché!!!!! (j'aurais tant aimé l'avoir en face de moi!!!!!)
Lmouhim tu est LARGEMENT plus courageux que moi ALLAH'oumabarek
j'ai commencé a chercher des infos dans les blogs de ce genre que depuis le "charlisme français" (j'ai pas la télé et j'habite a paris meme lol) et j'ai decouvert tonotony le guerrier au grand coeur macha'ALLAH faut que tu m'envoie le lien de ton debat avec le bouffon(au cas ou ça recommencerais) je ne suis pas aussi cultivé que toi (ALLAH'omabarek) tout ça pour te dire que tu as forgé mon respect la famille ALLAH'yhafdek

je suis ton frere en DIEU (mon pseudo 3aiyane!!! pensé a Hind ;-) ...salam)

tono tony a dit…

@ Hind, ma chère soeur je prend acte de ta nassiha et tes propos sont sages. Après je ne peux rien te promettre face aux blasphèmateurs et ennemis de Dieu...mais j'y travaille :-) , la paix sur toi.

VéritésTueuses a dit…

@tonotony

la difference entre ta soeur et ton frere en religion.... la soeur(hind) te conseil que DIEU la preserve..... et le frere(moi) te demande conseil...... c'est sur tu est l'ainé et l'expert de la famille que DIEU te preserve

Hind 1.1618 a dit…

mdrr vérités tueuses. pensée pour toi également ^^ Allah ihafdek
tono tony, BarrakaLahufik :) je te souhaite le meilleur akhri
Que la paix soit sur vous

tono tony a dit…

@ Vèritès Tueuses, wa aleykoum salam, toutes mes excuses frèro pour cette confusion...Tout comme toi j'habite Paname et je n'ai plus de tv depuis 8 ans...;-) donc on a l'immense privilège de raisonner par nous même...c'est un vrai luxe...pour preuve tu as dèmontè les pseudos arguments de ce tarè et y'a rien à rajouter, tu l'as confondu dans sa bêtise. Après khouya en ce qui me concerne j'ai encore plein de choses à règler en moi même et envers Dieu et tout ceci en rèalitè n'est que futilitè au regard du contexte et de la situation car sur l'horloge il est moins cinq...L'essentiel a ètè dit par notre soeur Hind ; jihad anafs ! Voilà notre combat, la lutte contre l'ègo qui en rèalitè est notre pire ennemi...pour le reste nous ne sommes que des avertsseurs ensuite Allah SWT guide qui Il veut. La paix sur toi mon frère.

Dinou Tout a dit…

Partie 2 de ma réponse (pas plus de 4096 caractères lol) ...

... peut-être est-ce ainsi que nous pourrons changer le monde ... quoi qu'il en soit, ça me confirme que le chemin, c'est la bonté ... le bien-être de l'âme passe par là ... regardons autour de nous ... aidons le petit oiseau tombé de son nid à survivre, recueillons le chat blessé pour le soigner ... aidons une personne à traverser ou un autre à trouver son chemin ... sans rien attendre en retour que de se sentir bien d'être bon et surtout sans juger ... comme vous le dites : faites aux autres ce que vous aimeriez ... !

Pour moi, nous naissons vierge de tous souvenirs de nos vies passées ... ce qui nous permet ce libre arbitre qui nous ait offert (sinon comment avoir une chance de sortir de la spirale infernale et de trouver le bon chemin ???) ... je pense que ceux qui ont été sur la bonne voix par le passé et qui le continue dans cette vie présente peuvent accéder à la continuité de leur chemin spirituel ... l'instinct par exemple ...
Quand j'écoute le mien, je me rends compte que je n'ai rien à envier à personne ... je me sens juste bien en faisant ce qui me semble juste sans juger ou me poser de question ... des fois un simple sourire peut changer la vie des gens ... n'est-ce pas là un indice du chemin spirituel que nous devons suivre ...
Laissons les gens qui veulent le pouvoir le prendre (ils perdent leur temps) ... ils recommenceront leur vie sans rien pouvoir développer car ils ne seront pas sur LE chemin ... par contre, à cause d'eux, n'ayons pas peur d'être ce que nous sommes réellement (on a essayé de m'inculquer la soif d'argent, la nécessité du pouvoir ...) mais je sais que ce n'est pas le bonheur si nous n'avons pas le coeur juste ... (c'est là que je remercie mes grand-parents qui m'ont appris la spiritualité et le pardon) ... des gens qui peuvent aider les autres ... faites le test du sourire ... c'est gratuit ... mais ça peut tellement faire la différence !

Christophe a dit…

Bonjour, Une petite distinction : l'instinct est le produit du corps, des sensations, sentiments, l'intuition est le produit de l'esprit.
sinon je partage completement votre point de vue Dinou Tout.

عبدالسلام a dit…

Bonsoir. Sur le sujet :
http://www.terre-islam.com/t994-la-foi-en-allah-et-en-l-au-dela#7999

Avant notre création nous n'avons ni existence, ni esprit, et seul Allah savait que nous allions exister. Il n'y a pas de transmigration des âmes. Rien de ce qui est créé n'est immortel. Ni le soi, ni le moi, ni l'égo, ni l'esprit (car certains aiment bien jouer avec les mots, quand bien même un seul mot suffit pour désigner une seule réalité).

Aristide a dit…

Bonjour, qu'entendez vous par notre création ? Incarnation = Lorsque l'esprit revetit de ses différentes enveloppes fait son entrée dans le monde matériel. Création = lorsque le germe d'esprit fait son entrée dans l'existence. Rien de ce qui est créé n'est immortel? L'Esprit Humain a l'état pleinement conscient est immortel lorsqu'il a achevé son cycle et retourne d'où il vient.

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