vendredi 20 juillet 2018

Le cas de Benalla est devenu est une affaire d'état qui menace Macron




Ces dernières heures l'affaire Benalla est en train de s'emballer. Dans les médias, les révélations se succèdent à un rythme inouï, les chiens sont lâchés et c'est la curée.
Désormais, le cas du garde du corps un peu trop excité est devenu une véritable affaire d'état qui touche directement l'Elysée.

Cet épisode intervient juste après la victoire des bleus qui n'a pas du tout profité à Macron dont la popularité est en chute libre et qui en diverses apparitions publiques a manifesté une immaturité le rendant incompatible avec la fonction qu'il occupe.

En principe, une telle affaire ne devrait pas atteindre de telles proportions. Il semblerait que le microcosme parisien ait décidé de s'en prendre au "Kid"qu'il portait aux nues il y a encore quelques mois.

Reste à déterminer l'ampleur des révélations à venir. Il y a beaucoup de non-dits mais comme vous le constaterez pas vous mêmes, il semblerait que cette affaire tourne autour des liens troubles qui unissent le président et ceux qui sont chargés de sa sécurité...





AFFAIRE BENALLA - Alexandre Benalla est-il en train de faire flancher la présidence Macron ? De nouvelles révélations s'accumulent autour de ce conseiller en sécurité de l'Elysée devenu très encombrant. Les dernières infos.


L'affaire Benalla n'en finit plus de rebondir. Deux gardes à vue, dont celle d'Alexandre Benalla lui-même, une procédure de licenciement lancée contre lui, une enquête judiciaire en cours, la police des polices saisie, des policiers suspendus, des ministres sommés de se justifier, le directeur de cabinet de l'Elysée entendu par les enquêteurs... Depuis que la vidéo d'Alexandre Benalla, filmé en train de frapper un manifestant lors du 1er Mai, a été dévoilée (voir ici), ce conseiller en sécurité de l'Elysée semble faire flancher la présidence Macron. La faiblesse de la première sanction (15 jours de mise à pied avant la réintégration d'Alexandre Benalla) et les largesses de l'Elysée envers cet homme, qui pensait pouvoir agir en toute impunité, casque de CRS sur la tête, est en train de provoquer un scandale voire une affaire d'Etat.



De nombreuses révélations sont venues aggraver le cas d'Alexandre Benalla depuis le premier scoop du Monde, qui a publié sa vidéo mercredi soir. On apprend qu'Alexandre Benalla a plusieurs fois étonné par ses méthodes du temps où il était en charge de la sécurité du candidat Macron. Il avait notamment demandé que les gardes du corps du favori de la présidentielle soient armés de Flash-Ball. Une première pour la sécurité d'un candidat ou d'un parti. Pire : Alexandre Benalla aurait été impliqué dans plusieurs autres dérapages avant, pendant et après ce 1er Mai si commenté. Arnaud Montebourg a indiqué dans Le Monde qu'il avait licencié Alexandre Benalla dès 2012, après que ce dernier, qui était alors son chauffeur, a provoqué un accident de voiture et "tenté de prendre la fuite". Par ailleurs, lors de l'altercation place de la Contrescarpe à Paris le 1er mai dernier, une seconde manifestante a été violemment frappée par le conseiller de l'Elysée (voir la vidéo ici). Enfin, on apprend que lors du défilé de l'équipe de France football, de retour de Russie ce lundi 16 juillet, Alexandre Benalla aurait été impliqué dans deux incidents avec les gendarmes et les policiers en charge de la sécurité. Suivez ci-dessous les derniers développements de l'affaire Benalla en direct.

EN DIRECT

15:07 - L'Elysée n'a pas suivi la procédure dans l'affaire Benalla (2/2)

Toujours selon Le Point, l'exclusion temporaire à l'encontre d'Alexandre Benalla n'a pas été prononcée selon les règles de l'art par l'Elysée. Hier, le porte-parole de l'Elysée Bruno Roger-Petit indiquait qu'une "sanction disciplinaire" avait été prise par l'intéressé qui s'était vu notifier d'une "mise à pied pendant quinze jours avec suspension de salaire". Or, selon le décret du 17 janvier 1986, régissant le statut de chargé de mission contractuel, une telle sanction ne peut provoquer de suspension de salaire. ce type de sanction est en effet très encadré : l'agent qui la prononce a le choix entre "l'avertissement, le blâme, l'exclusion temporaire avec retenue de salaire, et le licenciement sans préavis ni indemnité de licenciement". Autre couac majeur : le chargé de mission doit bénéficier d'un délai pour préparer sa défense et une commission consultative paritaire (une sorte de conseil de discipline) doit être impérativement consultée, indique le Point. une procédure qui, une fois encore, ne semble pas avoir été suivie à la lettre.

14:56 - Pourquoi trois policiers ont aussi été suspendus dans l'affaire Benalla ?

Selon les informations d'Europe 1, trois policiers ont été suspendus jeudi 19 juillet dans l'affaire Benalla. Ces derniers auraient transmis à Alexandre Benalla des images de vidéo surveillance. Il s'agirait d'un commandant chargé des relations avec l'Elysée, d'un contrôleur général à la Préfecture de police et d'un commissaire. Ces images du plan de protection de la Ville de Paris, auxquelles Alexandre Benalla n'aurait pas dû avoir accès, montreraient les violences exercées par ce dernier sur un manifestant à Paris. Sans doute inquiet des répercussions de son raid, Alexandre Benalla aura demandé à des proches de pourvoir les visionner.

14:51 - L'Elysée n'a pas suivi la procédure dans l'affaire Benalla (1/2)

Outre la violence des faits qui lui sont reprochés et qui ont été filmés, c'est bien la réaction de l'Elysée choque dans l'affaire Benalla. Pourquoi ce simple chargé de mission était-il si chouchouté ? Comment a-t-il obtenu une si fulgurante promotion et eu accès à un logement, à des moyens réservés normalement à la police ou aux CSR ? Enfin pouruqoi la sanction de l'Elysée a-t-elle été si faible compte tenu de la gravité de ses actes ? La suspension de 15 jours, décidée par le directeur de cabinet d'Emmanuel Macron, semble peu proportionnée. Elle peut même s'avérer contraire au droit. Dans Le Point, il est question d'"un gros cafouillage juridique de la part de l'Élysée". L'hebdo révèle que le directeur de cabinet de Macron, Patrick Strzoda, a sanctionné Alexandre Benalla le 3 mai, soit deux jours après sa violente altercation, mais que les faits n'ont pas été signalés au parquet, "comme le prévoit pourtant le code de procédure pénale".

14:40 - Alexandre Benalla pouvait-il porter le brassard de policier ?

Alexandre Benalla pouvait-il porter le brassard de policier ? Dans la vidéo filmée le 1er mai dernier à Paris, ce dernier porte en effet un brassard orange de la police bien visible sur sa tenue civile et un casque de CRS. Or Alexandre Benalla n'est pas policier. Selon les dernières informations, le chargé de mission à l'Elysée avait été autorisé par la présidence à accompagner les forces de l'ordre pour une simple mission d'"observation". En de tels cas, comme lors d'événements divers, la mise à disposition d'un brassard est possible pour passer plus facilement les barrages de police. Mais ce n'est pas un droit, ce qui explique l'enquête a notamment ouverte pour "usurpation de fonctions" et "usurpation de signes réservés à l'autorité publique".

14:31 - Affaire Benalla : Gérard Collomb condamne "lourdement" les agissements des policiers impliqués

Le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb, a fait savoir dans un communiqué qu'il "condamne lourdement les agissements" susceptibles d'avoir été commis par trois fonctionnaires de la préfecture de police de Paris, en communiquant des images de vidéoprotection à Alexandre Benalla. Ces faits constituent, selon le ministre, "un grave manquement à la déontologie et portent atteinte à l'image d'exemplarité qui doit, en toutes circonstances, caractériser l'action de la police nationale". 

14:28 - Le traitement d'Alexandre Benalla par l'Elysée pose aussi question

Le traitement d'Alexandre Benalla par l'Elysée pose aussi question. Dominique Rizet, consultant police-justice pour BFMTV, a fait la liste des nombreux avantages dont a pu bénéficier le chargé de mission, une fois entré à l'Elysée. Il est question d'une voiture mise à sa disposition et équipée de "nouveaux dispositifs utilisés par la hiérarchie de la police" et dont même un directeur départemental de la police nationale ne pouvait pas bénéficier. Selon le chroniqueur de BFM, Alexandre Benalla disposait aussi d'un brassard et d'un badge, alors même qu'il n'était "pas un policier". A l'Elysée, il aura bénéficié d'une fulgurante ascension, passant à 26 ans, de la réserve opérationnel avec "un petit grade", au grade de lieutenant colonel, affecté au cabinet du directeur général de la gendarmerie. le Monde a par ailleurs révélé ce vendredi qu'Alexandre Benalla disposait depuis début juillet d'un logement dans une dépendance de l’Elysée, située quai Branly, dans le 7e arrondissement de Paris.

14:23 - Les idées surprenantes d'Alexandre Benalla

Alexandre Benalla avait surpris l'entourage d'Emmanuel Macron avant que ce dernier ne devienne président de la République. Le Monde rapporte notamment que le chargé de sécurité du candidat avait voulu armer les agents en charge de sa sécurité. Il était question d'un devis pour deux pistolets lanceurs de balles en caoutchouc, un Flash-Ball ou des boucliers antiémeutes... Mais ce n'est pas tout. En pleine campagne en avril 2017, il avait proposé un étonnant dispositif pour le grand meeting d'Emmanuel Macron à Paris. Pour Alexandre Benalla, en cas d'attaque contre le futur président, il fallait prévoir une trappe sciée dans le plancher de la scène. "En cas de tir, le pupitre devait basculer et M. Macron se retrouver dans la partie creuse de la scène où avaient été placés un kit de secours et un gilet pare-balles", racontera l'un des organisateurs du meeting à Midi Libre.

14:21 - Gérard Collomb informé de l'affaire Benalla le lendemain des faits

Pour rappel, selon les information de France Inter ce matin, le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb aurait été mis au courant des actes de violences d'Alexandre Benalla, le lendemain des faits, soit le 2 mai 2018. Ainsi, "les services du ministère font parvenir l'information à l'Elysée, où des sanctions sont prises le 3 mai par le directeur de cabinet d'Emmanuel Macron". Le nom d'Alexandre Benalla aurait ainsi été "évoqué en réunion" au cours de laquelle, on considère "que si dans les 15 jours qui viennent l'affaire ne sort pas, elle ne sortira jamais".

14:17 - Alexandre Benalla a-t-il été "protégé" ?

Sur les réseaux sociaux, on se demande également si Alexandre Benalla a été "protégé", et parfois même s'il n'en savait pas trop sur les coulisses de l'Elysée pour être purement et simplement viré. Des thèses boostées quant à elles par Ariane Chemin, la journaliste qui a révélé l'affaire dans le Monde. "Il a été protégé. Ne me demandez pas pourquoi, la suite de l'enquête le montrera, mais il a clairement été protégé", a-t-elle estimé jeudi soir sur Europe 1. De quoi, une fois encore, alimenter la théorie du complot.

14:03 - L'affaire Benalla alimente les théories du complot

Sans qu'aucune de ces informations soit corroborée par des faits tangibles à ce stade, l'affaire Benalla alimente les théories du complot sur le Web, mais aussi dans les rangs des politiques. Hier, Nicolas Dupont-Aignan a laissé entendre sur les ondes que l'Elysée faisait agir de la sorte une forme de police d'Etat ou de police secrète en envoyant ses chargés de missions sur le terrain. Dans la bouche de nombreux politiques et sur les réseaux sociaux, on s'interroge sur la sanction prononcée dans un premier temps contre Benalla. "Pourquoi Emmanuel Macron cherche-t-il par tout moyen à protéger Alexandre Benalla, son homme de main ?", a ajouté Nicolas Dupont-Aignan. Et de conclure : "J'attends la vérité : le plus grave est la dissimulation de l’Élysée".

14:02 - Alexandre Benalla se prend pour un flic, un similitude entre le 1er Mai et l'arrivée des Bleus en France

Que s'est-il passé dans le bus des Bleus lundi avec Alexandre Benalla ? Le conseiller de l'Elysée était présent en effet dans le bus qui a remonté les Champs-Elysées avec les champions du monde à leur retour de Russie. Mais il faisait partie du dispositif de sécurité dès l'atterrissage de l'équipe à Roissy. Sur place, selon M6, Alexandre Benalla aurait voulu prendre le contrôle du dispositif de sécurité sans avoir le statut de gendarme ou de policier. Une similitude troublante avec les événements du 1er Mai. "Vous me manquez de respect !", aurait-il lancé au commandant de gendarmerie, responsable de l'opération. Un incident qui a été remonté officiellement à la hiérarchie de la gendarmerie ainsi qu'à la Délégation préfectorale des aéroports. 

13:56 - Les principaux développements dans l'affaire Benalla à la mi-journée

La vidéo des violences lors du 1er Mai a été dévoilée par le Monde mercredi soir et la polémique n'a cessé d'enfler hier. Ce vendredi, de nombreux développements ont au lieu dans l'affaire Alexandre Benalla et même quelques décisions clés. Ce matin, Alexandre Benalla a été placé en garde à vue à Paris, avec un ancien membre du staff de l'Elysée, Vincent Crase, gendarme réserviste, soupçonné lui-aussi d'avoir frappé des manifestants le 1er mai dernier. La présidence de la République a par ailleurs engagé une procédure de licenciement à l'encontre d'Alexandre Benalla, alors que jusqu'ici elle a toujours estimé que les sanctions prises étaient suffisantes. Trois policiers ont aussi été suspendus, dont deux haut gradés : un contrôleur général de la préfecture de police de Paris, numéro 3 de la Direction de l’ordre public et de la circulation (DOPC), ainsi qu'un commissaire et un commandant affectés au même service, indique le Parisien. Ce dernier était justement en charge de faire la liaison entre la Préfecture et l’Elysée.

13:49 - Le directeur de cabinet d'Emmanuel Macron entendu dans l'affaire Benalla

Selon France Info, Patrick Strzoda, directeur de cabinet d'Emmanuel Macron, a été entendu hier soir par les enquêteurs dans le cadre de l'affaire Benalla. France Info précise qu'il s'agissait d'une "audition libre". C'est Patrick Strzoda qui a autorisé Alexandre Benalla à participer en tant qu'observateur au dispositif policier encadrant les manifestations du 1er Mai à Paris. C'est aussi le directeur de cabinet qui avait sanctionné Alexandre Benalla en lui infligeant une mise à pied de 15 jours. Lors de son audition, il aurait dit avoir prévenu Emmanuel Macron lui-même de l'incident.

13:11 - Affaire Benalla : une "affaire d'Etat" pour Jean-Christophe Lagarde

Le président de l'UDI, Jean-Christophe Lagarde, a dénoncé ce jeudi sur France Info "une affaire politique très grave, qui deviendra une affaire d'État si le président de la République n'en tire pas toutes les conclusions : celles qui concernent M. Benalla, comme celles qui concernent l'équilibre des pouvoirs dans notre pays". 

13:06 - Alexandre Benalla impliqué dans une altercation lors du retour de l'équipe de France

D'après les informations de M6, Alexandre Benalla serait impliqué dans une altercation à l'aéroport de Roissy lors du retour de l'équipe de France après leur victoire en Coupe du monde, lundi 16 juillet 2018. Le collaborateur de l'Elysée, placé ce vendredi en garde à vue, se serait montré "très agité" et aurait par ailleurs "tenter de prendre la main sur le dispositif de sécurité normalement assuré par les gendarmes". Une altercation aurait ainsi eu lieu entre Alexandre Benalla et le commandant de gendarmerie présent sur place. L'incident aurait été signalé à la Délégation préfectorale des aéroports. Un incident a également eu lieu le même jour entre Alexandre Benalla et un commissaire de police à l'intérieur de l'hôtel Crillon, où devait se rendre l'équipe de France.

12:53 - Alexandre Benalla logé dans une dépendance de l'Elysée

Alexandre Benalla, adjoint au chef de cabinet d'Emmanuel Macron, serait, selon Le Monde, logé depuis le début du mois de juillet, le 9 pour être précis, dans une "dépendance de l'Elysée" située quai Branly dans le VIIe arrondissement de Paris, et ce alors qu'il avait été mis à pied quelques semaines auparavant. Le jeune homme habitait à Issy-les-Moulineaux, dans les Haut-de-Seine avant de déclaré ce domicile. Le quotidien Le Monde informe par ailleurs, que 63 logements de fonction dépendants de la présidence sont situés au niveau du Quai Branly. Enfin, toujours d'après les informations dévoilées par Le Monde, Alexandre Benalla disposait de nombreux avantages, parmi lesquels, une voiture avec chauffeur.

12:46 - Alexandre Benalla, la fulgurante ascension d'un "impulsif" (3/3)

En 2016, Alexandre Benalla fonde, avec Vincent Crase (l'autre collaborateur de l'Elysée impliqué dans les violences), la Fédération française de la sécurité privée. En décembre de la même année, Alexandre Benalla intègre l'équipe chargée de la sécurité d'Emmanuel Macron, alors candidat aux élections. En mars 2017, Alexandre Benalla se montre violent avec un journaliste lors d'un meeting du candidat Macron à Caen. Un militant communiste accuse également le chargé de sécurité de "l'avoir frappé" lors d'un autre meeting selon France info. Toujours en 2017, Alexandre Benalla est filmé en train de "violenter un journaliste de Public Sénat lors d'un meeting" en lui "arrachant son accréditation". L'accession à l'Elysée d'Emmanuel Macron permet à Alexandre Benalla d'être nommé "chargé de mission". En déplacement publics, en weekend ou en vacances, le jeune homme suit le chef de l'Etat partout. 

12:36 - Alexandre Benalla, la fulgurante ascension d'un "impulsif" (2/3)

Très vite, le travail "discret" et "efficace" d'Alexandre Benalla convainc Eric Plumer, ancien responsable du service d'ordre national du Parti socialiste, de l'embaucher pour assurer la sécurité de la campagne de François Hollande, lors des primaires socialistes. En 2012, le cabinet d'Arnaud Montebourg fait appel à ses services, le jeune homme n'a alors que 21 ans. Alexandre Benalla devient ensuite le chauffeur d'Arnaud Montebourg, et intègre le service de protection des hautes personnalités. Le collaborateur de Macron aurait, entre 2012 et 2015, intégré "le groupe Velours, une société de sécurité et de management des risques fondée par d'anciens policiers". France info indique par ailleurs, qu'il poursuit des études de droit et obtient un master 2, alors qu'il est réserviste à la gendarmerie. 

12:25 - Alexandre Benalla, la fulgurante ascension d'un "impulsif" (1/3)

C'est en 2010 qu'Alexandre Benalla se fait remarquer par Eric Plumer, l'ancien responsable du service de l'ordre national du Parti socialiste. La carrure imposante du jeune homme alors âgé de 19 ans impressionne. Décrit à ses débuts comme quelqu'un de "discret" et "volontaire", Alexandre Benalla apparaît comme "un type sympa". Très vite, il se déplace "directement à Solférino avec quelques photos, il avait déjà assuré la sécurité d'acteurs", rapporte Eric Plumer à France info. C'est avec Martine Aubry, alors première secrétaire du PS, qu'Alexandre Benalla fait ses premiers pas en assurant sa sécurité. 

12:16 - Affaire Benalla : qui est Vincent Crase, l'autre collaborateur de l'Elysée placé en garde à vue ?

Dans la vidéo où l'on voit Alexandre Benalla frapper un manifestant au sol, un autre collaborateur apparaît également : il s'agit de Vincent Crase. Ancien réserviste de gendarmerie, déjà écarté par la présidence de la République pour des faits similaires, Vincent Crase s'est reconverti dans la sécurité privée, en fondant avec Benalla la "Fédération française de la sécurité privée" en avril 2016, avant de rapidement se séparer, rapporte le journal Le Monde. Présent sur le lieu sur la place de la Contrescarpe le 1er mai, Vincent Crase avait, selon l'Elysée, "demandé l'autorisation d'observer les opérations de maintien de l'ordre pour le 1er mai", comme l'aurait fait Alexandre Benalla.

12:09 - Affaire Benalla : le deuxième collaborateur de l'Elysée Vincent Crase également placé en garde à vue

Alors qu'il avait été mis à pied, le deuxième collaborateur de l'Elysée, Vincent Crase a lui aussi été placé en garde à vue en fin de matinée ce vendredi 20 juillet, annonce le parquet de Paris, pour des chefs de "violences en réunion par personne chargée d'une mission de service public et usurpations de fonction" dans le cadre de l'affaire Benalla.

12:04 - Arnaud Montebourg avait licencié Alexandre Benalla en 2012

L'ancien ministre de François Hollande, Arnaud Montebourg, aurait renvoyé Alexandre Benalla alors qu'il l'avait embauché comme chauffeur en 2012. Arnaud Montebourg se serait séparé du jeune homme pour une faute professionnelle "Je m'en suis séparé au bout d'une semaine après une faute professionnelle d'une première gravité : il avait provoqué un accident de voiture en ma présence et voulait prendre la fuite". Le magazine Closer rapporte quant à lui que ce licenciement aurait été décidé après qu'Alexandre Benalla ait raconté "à son chef de cabinet le jour où il a dû suivre Arnaud Montebourg sur le boulevard périphérique pour assurer sa sécurité alors qu'il circulait à vélo".

11:58 - Affaire Benalla : la présidence de la République "salie"

Le président de l'Union des démocrates et indépendants et député de la Seine-Saint-Denis, Jean-Christophe Lagarde, a condamné avec fermeté les agissements d'Alexandre Benalla. "Si nous étions un vrai Parlement, il y aurait déclenchement immédiat d'une enquête parlementaire et audition des ministres", affirmait-t-il auprès du Monde. Et d'ajouter : "M. Benalla n'a rien à faire à l'Elysée. Il faut qu'il s'en aille. Que fait-il là ? Pourquoi reste-t-il ? Il salit la présidence de la République".

11:51 - Affaire Benalla : Gérard Collomb sera entendu par la commission des lois du Sénat

Le président de la commission Philippe Bas estime que "les faits révélés sont d'une gravité extrême" et annonce dans un communiqué que "la commission des lois du Sénat, procédera à l'audition de M.Gérard Collomb, ministre d'Etat, ministre de l'Intérieur, dans les premiers jours de la semaine prochaine, afin d'entendre ses explications sur les conditions de la participation de M. Alexandre Benalla, alors chef adjoint du cabinet du Président de la République, aux opérations de maintien de l'ordre lors des manifestations du 1er mai à Paris [...]". 

11:44 - Alexandre Benalla a-t-il été "protégé" ?

Les réactions s'enchaînent suite à la publication des vidéos où l'on voit Alexandre Benalla, l'ancien chargé de la sécurité d'Emmanuel Macron, en train de frapper un manifestant. Sur franceinfo, la député Clémentine Autain a confié son "sentiment" selon lequel Alexandre Benalla a été "protégé". "Gérard Collomb et Emmanuel Macron se sont tus, ils ont couvert, d'une certaine manière, leur collaborateur, alors qu'ils auraient dû saisir le procureur de la République", assurait-t-elle ce jeudi au micro de la radio d'information.

11:33 - Affaire Benalla : Benoît Hamon demande la démission de Gérard Collomb

Le conseil régional d'Ile-de-France et ancien candidat socialiste à la présidentielle, Benoît Hamon, demande, sur son compte Twitter, la démission du ministre de l'Intérieur Gérard Collomb "En dissimulant délibérément des informations à la représentation nationale et à la justice, Gérard Collomb s'est montré indigne de sa fonction et a porté atteinte aux fondements de notre démocratie. J'appelle à sa démission".

11:25 - Les oppositions dénonce "les mensonges" de Gérard Collomb concernant l'affaire Benalla

Après avoir découvert que le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb avait été informé des faits mettant en cause le collaborateur de l'Elysée, Alexandre Benalla, des députés des oppositions accusent ce vendredi Gérard Collomb de "mensonges" sur cette affaire. Les élus ont à nouveau demandé au Premier ministre de s'exprimer devant l'Assemblée. Le président du groupe LR à l'Assemblée nationale, Christian Jacob, a déclaré "C'est le coeur de l'Etat qui est atteint. Nos travaux doivent cesser immédiatement, le Premier ministre doit venir s'expliquer". 

11:16 - Affaire Benalla : un gendarme suspendu

Alors qu'Alexandre Benalla a été placé en garde à vue après la publication de deux vidéos le montrant s'en prendre violemment à deux manifestants, et que trois policiers ont été suspendus pour avoir transmis les images de vidéos surveillance à Alexandre Benalla, le gendarme réserviste et employé LREM, Vincent Crase, a écopé d'une "mise à pied de quinze jours avec suspension de salaire" pour avoir "outrepassé son autorisation".

11:06 - Alexandre Benalla n'en est pas à son premier acte de violence

Alors que l'affaire a éclaté ce mercredi 18 juillet, un journaliste de Public Sénat a confié avoir déjà été "victime" des méthodes musclées d'Alexandre Benalla. Lors d'un meeting d'Emmanuel Macron, encore candidat, en mars 2017 à Caen, ce journaliste s'était approché "à distance raisonnable du cortège", indique la chaîne. Ce qui n'a pas empêché Alexandre Benalla, en charge de la sécurité du candidat, de ceinturer et de pousser le journaliste, avant de lui arracher son accréditation.

11:02 - Affaire Benalla : ouverture d'une enquête

Le parquet de Paris a annoncé, jeudi 19 juillet, l'ouverture d'une enquête préliminaire pour "violences en réunion par personne chargée d'une mission de service public", "usurpation de fonctions", "port illégal d'insignes réservés à l'autorité publique", "complicité de détournement d'images issues d'un système de vidéoprotection". Alexandre Benalla a par ailleurs été placé en garde à vue ce vendredi.


https://www.linternaute.com/actualite/politique/1476097-alexandre-benalla-que-voit-on-sur-la-deuxieme-video-qui-accable-le-collaborateur-de-macron/

20 commentaires:

Phil Burger a dit…

ben alla est une pourriture ainsi que tant s'autres sous le regime de micron.

Preuve que le systeme va s'effondrer, le rouge de la patrouille de france est un code de l'armée qui symbolise la red line qui a été franchi par micron.
L'armée commence a bouger pour renverser ce pantin. putch oui mais subtile

SKaya a dit…

Connaît-on les origines familiale et social de ce monsieur? Cela pourrait expliquer son manque de respect pour autrui.

Ligeia A a dit…

Merci pour le suivi :-)

Obscure affaire dans laquelle il est difficile de savoir qui manipule qui, dans quel but et pour quel "remplacement"... C'est l'agenda occulte qui met ses pièces en place et tout ce beau petit monde se tire dans les pattes.

Il faudrait que je retrouve cette histoire, mais il y avait déjà eu une sombre affaire entre un garde du corps de Macron et le "logeur de Daesh" il y a peu...

Ligeia A a dit…

Ah bien ! Oui l'affaire a bien eu lieu mais en plus il semble désormais que Benalla y serait mêlé :

"Benalla serait à l’origine du recrutement de Makao, ancien garde du corps du candidat Emmanuel Macron lors de la campagne présidentielle, et filmé récemment en train de copiner avec… Jawad Bendaoud, hébergeur des terroristes du 13 Novembre."

https://www.valeursactuelles.com/politique/benalla-aurait-recrute-un-ex-garde-du-corps-de-macron-proche-de-jawad-bendaoud-97474

mike Willa a dit…

En plus du pain et des jeux le peuple demande des exécutions publique !

Elfie Rêveuse a dit…

Merci Rorschach

il s'en passe des choses en haut lieu....et ça c'est juste les miettes ...pour mieux occulter tout le reste....

Amour et Lumière

Phil Burger a dit…

Bonus

Alexandre Benalla, le collaborateur d’Emmanuel Macron qui a été filmé frappant deux personnes lors des manifestations du 1er mai, s’est vu refuser le port d’armes en 2013 par le ministère de l’Intérieur, révèle M6 ce vendredi.

La demande de port d’armes avait été formulée par l’avocat Karim Achoui, qui avait reçu des menaces de mort après avoir fondé en 2013 la ligue de défense judiciaire des musulmans. Mais cette demande a été refusée, d’après le site d’information. Alexandre Benalla, alors garde du corps de l’avocat, reviendra à la charge plusieurs fois, en vain, selon un ancien de Beauvau, cité par M6.

Ce permis de port d’armes n’aurait été obtenu que plus tard, « grâce à une intervention de l’Élysée ».

Jeanluc a dit…

On ne comprend, comme d'hab', qu'en prenant du recul : pas chercher à comprendre l'affaire, mais comprendre à quoi elle sert. Pour cela, toujours mettre en perspective. C'est arrivé il y a 3 mois, pourquoi ça sort maintenant ? Pourquoi les médias, qui appartiennent tous à ceux qui nous ont imposé Macron, saturent-ils les médias avec ça ? Réponse : pour éviter qu'on regarde ailleurs... quoi ? Une p'tite révision de la Constitution, en ce moment même, et qui va faire de la France une dictature. Benalla, c'est juste de la vaseline !

Béatrice Blanche a dit…

Maxron un gamin et l'autre n'est je pense que son petit ami...n'oublions pas qu'il est homo ce petit roi

La cigale a dit…

On doit comprendre qu'il y a un plan global pour instaurer un N.O.M, mais il y a plusieurs bandes rivales qui ne reculent devant rien pour tacler l'adversaire. La loge d'Attali a placé son poulain micron au pouvoir grâce à une pseudo élection. Mais ça n'a pas l'air de plaire à tous. Tous les moyens leur seront bons pour virer leur "ennemi". Au bout du compte c'est de l'enfumage et c'est toujour le petit peuple que nous sommes qui l'aura dans le matériel à s'asseoir. Benalla ou Ben-Allah ?

Ligeia A a dit…

"Le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, sera auditionné lundi à 10H00 dans le cadre de l'affaire Benalla par la commission des Lois de l'Assemblée nationale dotée des pouvoirs d'enquête, a annoncé samedi sa présidente Yaël Braun-Pivet (LREM)."

https://www.i24news.tv/fr/actu/international/europe/179908-180721-affaire-benalla-collomb-auditionne-lundi-3-policiers-en-garde-a-vue

Raphael Lisenborg a dit…

Merci Ror, doit-on se méfiait de ces nouvelles ? Valeures actuelles, Lepoint sont-ils fiables ? ou utilisés ? Benalla n'est-il que l'objet manipulé même pas conscient ou conditionné ? Hasard, coïncidence ou voulu ? Beaucoup de questions et la peur d'être dirigé (et non choisi) sur leur voie de la vérité, une forme d'"Inception". Quelles sources sont vraies ?
C'est louche et sûrement à prendre avec des pincettes pour en voir le véritable fond .. C'est surtout ce que les gens vont en faire de cette histoire qui est le plus à craindre, c'est de la masse qu'on devrait se méfier (je parle de cette masse capable de retourner des voitures le soir de la final et, comme un singe, de sauter dessus …).

Je sais que tu en as déjà parlé, et en vidéo aussi, mais c'est quoi tes astuces ou ton bon sens par rapport à ce qui se passe en ce moment et aussi les meilleures choses à faire à entreprendre pour vivre au mieux cette passation ? Tes projets par rapport à tous ça ? Faut-il que j'aille dès à présent dans le sud de l'Algérie par exemple. J'aimerais beaucoup t'entendre sur le sujet lors d'une vidéo peut-être et connaître ton enseignement, forme d'héritage. Sinon blague à part, je t'imaginais sur Thinkerview - youtube pour parler de tes recherches.

Arthur a dit…

Macron doit tout au média rien ne sort dans les médias sans l’ava Du ministre de l’intérieur. Pourquoi alors ceux Déchaînement . Même dans le défilé du 14 j . Assiste ton à une attaque pilotée de l’extérieur contre un macron qui devient gênant ou alors de la part même des élites qui l’on placé peu être va t’il trop loin et la maçonnerie veut ça tête. Ou alors une tentative de satan de lancer le chaos mondial qui tarderait à venir

Rorschach a dit…

@ Raphael Lisenborg

Macron a dépassé les bornes et ils se servent de cette affaire qui n'est au fond qu'un fait divers pour le discréditer.

Concernant la manipulation mentale à partir de films tels que "Inception".J'ai réalisé plusieurs videos que je publierais sur le blog cet été.

Unknown a dit…

Très bonne analyse. Macron cherche une guerre civile. Il va peut être la trouver.

zul69 a dit…

Alexandre...? Vous dites alexandre...????

Henry Edwards a dit…

Affaire Benalla : le mensonge du ministre de l’Intérieur
http://www.panamza.com/230718-benalla-mensonge-collomb/

PISTONNÉ PAR L'ISRAÉLOMANE VALLS, BENALLA PRATIQUE LE SPORT FAVORI DES EXTRÉMISTES JUIFS
https://www.facebook.com/panhamza/photos/a.259863080821062.1073741827.258337060973664/1086938894780139/?type=1&theater

Henry Edwards a dit…

POLICE/ISLAM/SIONISME : BENALLA FRÉQUENTAIT LES CLANS CHALGHOUMI ET ACHOUI
https://www.facebook.com/panhamza/photos/a.259863080821062.1073741827.258337060973664/1086055501535145/?type=1&theater

Henry Edwards a dit…

Patrick Strzod accusé d'avoir couvert Benalla, avait témoigné contre Sandra Bertin dans le procès que lui faisait Cazeneuve concernant l'attentat du 14 Juillet à Nice.
https://www.facebook.com/photo.php?fbid=1353884881412475&set=a.524680440999594.1073741827.100003729293383&type=3

Unknown a dit…

Bonjour et merci à Rorschach et votre équipe de nous informer!
Par ces temps obscur je pense que l’affaire benalla n'est qu'un écran de fumé pour cacher cette loi immonde sur l'éducation national, mais aussi à évité que l'armé suivie du peuple prenne le pouvoir en France et ce qui s'en suivra arrestations de cette élite multiples condamnations et enfin cela générerais une séisme sur toute l’Europe et mettrais à mal leurs projet final.Malgré la haine que le monde nous voue si le peuple de France se libère, elle entraînera systématiquement le reste de l’Europe. Cela reste mon avis

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